19/03/2014

WE Rencontres Vigneronnes de Printemps: Clos Massotte

Pour ce retour, quelques mots sur notre week-end rencontres vigneronnes de Printemps. J’étais vraiment heureux de pouvoir vous présenter 4 vignerons, dont deux découvertes récentes, représentant bien les différentes approches bios aptes à capter soleil et terroir en bouteilles. 

Commençons par le Clos Massotte. Sur le terroir des Aspres, les vignes sont familiales depuis 200 ans; mais ce n’est qu’en 2004 que PN (c’est plus facile que Pierre-Nicolas Massotte ;-), crée ce domaine de 7 ha. Composé majoritairement de syrah, de grenache et de carignan, certaines de ces vignes sont centenaires, ce qui lui permet de créer des vins de grande personnalité dès ses débuts.

Une recherche de vérité et de simplicité dans la production, pas besoin de fard pour exprimer terroir et sensibilité. Agriculture bio, what else?, pas d’intrants et le sulfite est souvent rangé dans l’armoire. Pas moins de 9 cuvées en dégustation, du blanc, de l’orange, du rouge et du vin doux naturel ! C’est parti pour ce semi marathon. 

Un Corail d’Automne 2006 pour débuter et ma première réaction est de penser au blanc du Casot des Mailloles, une référence! Un boisé en retenue, du gras mais sans sucres résiduels, des fruits jaunes d’autres secs. Présenté lors d’un atelier, rarement je ai vu autant de consensus lors de dégustation à l’aveugle! Et vous êtes plusieurs à avoir estimé ce blanc comme d’autres du domaine à près de 20 euros plutôt que 12, alors? Alors, chhhuuuut! ;-)IMG_1586.jpg

Une Ondine 2012 orangée ensuite, orangée car macérée avec les peaux du raisin. Macérée, mais seulement pendant 2 jours ; cela suffit pour apporter un petit grain tannique, sans uniformiser trop le vin. Un petit côté juteux en pus de la longueur, et c’est un des meilleurs vins blanc dégusté récemment et peut-être le meilleur orange !

Les rouges maintenant, ils ne sont pas sans rappeler ceux d’Henri Milan, venant de ma part, c’est bien un complment ; par leurs notes de tabac, leur côté mentholé, et la conjugaison des équations maturité, soleil et fraîcheur.  

Ce sont les dernières caisses de ce Yelleen 2007, tabac blond, épice, menthol, un toets d’élevage bien intégré, des tannins poudreux agréables une belle longueur fruitée et épicée. Très beau vin pour l’instant, et pour quelques années encore ; ce terroir montre son potentiel !

Perle et pépin 2012, beau petit succès pour cette cuvée hors norme ; très aromatique, très épicée avec des notes de guimauve, vous êtes plusieurs à l’avoir adorée! J’avoue que je la préfère sur une belle paella de poulet ou un petit gibier pour dompter sa générosité actuelle qu'en dégustation pure. Mais c'est bien, cette diversité; et puis on peut aussi la laisser en cave, potentiel certain! 

Gaïa 2009, un vin schizophrénique ? Le nez rappelle immédiatement un Maury, des notes de cerise macérée, de chocolat, de pruneau ; mon cerveau reptilien s’attend à un vin sucré et pas du tout ! Et comme, comme moi, il aime être surpris, il apprécie. C’est dense mais sec, mûr mais frais, puissant mais pas écoeurant, long mais digeste, un vin schizo, je vous dit ! Accord? Direction paëlla, pâtés, carbonades, gibier, ...!

IMG_8463.JPGEt puis il y a la Vie 2012, nature de préférence, vous l’aurez compris et c’est le cas. Avec pas mal de cinsault; à la De Funes ou de mémoire je dirais 40% ;-). C'est élégant mais avec du corps, aromatique sur quelques fruits rouges ou noirs, quelques épices, de la fraîcheur mentholée encore, et des tannins juste perceptibles. On peut le boire seul ou sur des viandes blanches rôties, au four ou au BBQ, des saucisses aussi. Peut-être mon préféré actuellement. 

Les prix? Angéliques pour une telle qualité (entre 10 et 13 € pour les rouges), j'espère qu'il ne nous lit pas ;-)

Et puis PN nous fait aussi des vins doux naturels naturels! Non, je ne radote pas, ce sera l'objet du papier suivant ;-). Encore merci de me retrouver à nouveau ici!

 

14:40 Écrit par Laurent | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/03/2014

I 'm Back In Blog

Dingue, mon dernier papier sur ce blog date de 2010 ; alors je ne me mets aucune pression, mais j’ai juste envie de raconter la suite de l’odyssée, de tourner ici avec vous quelques pages de cette « vie nature ». Envie de mettre en avant vins dégustés et vignerons rencontrés ; les évènements auxquels vous participez également, bref, I’am Back In Blog !

 

Pour commencer un retour détaillé sur nos dernières rencontres vigneronnes de Printemps 2014, les vignerons et leurs cuvées...  Restez! ;-)

14:42 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/07/2010

Vendredis du Vin N°28; Oenotourisme 2: Visite au Domaine Milan

Dans le cadre des "Vendredis du vin", orchestré par mon ami Patrick Bottcher, un monomaniaque de l'Alsace et du vin en général, sur le thème de l'oenotourisme, voici ma deuxième petite contribution aux "Vendredis du vin" ...

 

Cela faisait un bail que je voulais passer chez Henri Milan dont je distribue les vins depuis quelques années, lui qui avait déjà fait le saut jusque Pécrot par quatre fois. Coïncidence, le petit village de Sanhilac n'est qu'à quelques encablures de St Rémy de Provence, une petite heure tout au plus. La décision est donc prise, de même que le contact avec Henri; cerise sur le gâteau, nous serons logés, on va pouvoir déguster tranquille;-). Le mas est logé dans un écrin de verdure un peu en dehors de St Rémy, direction Cavaillon. Et comme le temps est de la partie, une superbe vue sur les Alpilles nous est offerte.

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Le "Clos Milan" (ci-dessous), et son terroir si particulier (graves et sables quaternaires), entourent le Mas, et je me réjouis de la petite verticale qui est prévue pour l'occasion.

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Rencontre avec Sébastien, maître de chai et bras droit d'Henri. On se connaissait un peu via internet, le contact glisse aussi bien qu'un vin sans soufre ajouté, cool! Comme je suis en vacances, pas de notes, juste quelques traits de mémoire. Nous dégustons tout d'abord, en bouteilles, le grand blanc 2007, que je connais bien, c'est un de mes préférés. Très aromatique, fruité mentholé avec cette acidité qui permet d'alléger la matière, c'est franchement un des meilleurs "Grand Blanc" produits par Henri mais ça vous le saviez déjà! Le 2008 est dans la même veine aromatiquement, moins de vivacité, mais il est tenu par sa minéralité, ce sera une très belle bouteille. Le sans soufre 2009, fait de chardonnay et de muscat se goûte bien mieux qu'à la boutique (enfin j'étais surtout enrhumé cette fois là), arômes de fruits jaunes, banane plantain, bouche hyperdésaltérante et belle longueur. C'est franchement trouble, mais c'est pas loin de me troubler non plus! Vient ensuite "La Carrée", ce 100% Roussanne issu d'un terroir de marnes bleues, est vrailent extra, nez complètement ouvert, notes d'abricot, de'anis, notes pétrolées aussi, la bouche est super équilibrée et longue, le bois qui lm'avait un peu gêné il y a quelques mlois ne laisse plusde traces, très beau vin! On passe à la cave, pour déguster quelques fûts de  blanc 2009, qui participeront à l'assemblage du grand blanc. Tous n'ont pas fini leurs sucres, mais l'impression est excellente, ce sera concentré, pas très acide, mais à nouveau, cette minéralité en finale équilibrera les vins. Le grenache blanc m'a particulèrement épaté.

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Nous changeons de chai, pour aller déguster les rouges, le "Clos Milan 2008 "n'est pas encore assemblé, mais c'est une vraie bombe tant par sa syrah que par son grenache. Ce dernier sera en plus faible proportion qu'à l'acoutummée en raison d'une attaque de mildiou. La syrah fait indéniablement pensé aux plus belles Côte Rotie, tet j'en ai des frissons; tandis que le Grenache, plus femé au nez fait dans le petit Jésus en culotte de velours. Génial, mais il y en aura peu! Le 2007 est dans la même veine, mais avec un accent aromatique plus bourguignon, beaucoup de finesse également, le changement de style est d'ailleurs confirmé par la mise en bouteilles bourguignonnes! Le 2006 est dans un style plus classique, proche des "Domaine 2005 et 2006" (mais en plus fin), graphite au nez, fruits noirs, épices, prune, tabac (un nez de Milan quoi!), tannins encore un peu fermes, il faudra l'attendre un peu.

En bouteille, nous regoûtons le "Clos 2005", le nez s'est bien ouvert, et prend également des notes de cerise noire, les tannins s'apprivoisent un peu mieux, mais il faut également attendre ce vin qui entrera dans une phase plus aimable dans quelques mois. Le "Clos 2004" qui était plus sur la finesse mais dont le nez était encore fermé lors de la dégustation à la boutique au printemps, se porte à merveille, nez de framboise, de cerise, petite note animale, c'est tout bon et on peut commencer à le boire. Le "Clos Milan 2003" est toujours aussi, bon, massif mais avec cette gourmandise en milieu de bouche, bombe aussi! Tiens nous avons aussi goûté sur cuve, le "Domaine 2003", que Henri laisse s'assagir les derniers hectos. Le disque de la robe est tuilée, mais le fond est dense! Le nez est sensuel, tertiaire, sur les feuilles mortes, la prune, le fruit macéré. La bouche est dense, à l'attaque suave, mais ponctuée par des tannins qui hérissent le poil! Une main de fer dans un gant de velours, à attendre encore.

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Viennent ensuite les rosés et une grande discussion autour de leur qualité, de leur place à table, de leur prix. Henri est persuadé qu'il est possible de faire de grands rosés et il en a d'ailleurs déjà fait. Le problème, peu de clients sont prêts à mettre, disons 15 euros, pour les boire. Le rosé a cette image d'apéro, de vin bas de gamme, de vin facile; on les attend à 7-8 euros pas plus. Ceux que je vends sont entre 10 et 11, cela semble être une limite psychologique, malgré leur qualité! Mais place à la dégustation. On connaît bien le "Ma Terre 2008" qui continue à évoluer. Celui dégusté sur place à amangé ses sucres, s'est affiné, en développant quelques arômes très frais de vraie kriek. Cela reste un rosé de table pour paëlla, ou rougets à la catalane. Il était épuisé à la boutique, j'en ai repris 60! Le " Ma Terre 2009", mis en bouteilles sans sulfites a surpris Sebastien et Henri, développant des la mise en bouteilles une réduction assez forte. Je m'attends à devoir me pincer le nez, mais pas du tout. C'est une réduction fine, presque florale, et les arômes fruités et complexes ne sont pas sans rappeler certains Ploussard de Pierre Overnoy. La bouche est à l'avenant, d'une finesse et fraîcheur superlative, fruitée à souhait, saline en finale, c'est beau (la robe opalescente framboise est de toute beauté aussi), c'est bon, j'y mettrais bien 15 euros tiens! Ben non, à la boutique (j'en ai rentré 60 aussi) il sera à 11,90 ;-)!

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La soirée se termine gentiment autour d'un "Ma Terre Blanc 2004", qui s'est aussi affiné en quelques années, très beau, complexe au nez (épices, gingembre, agrumes macérés, ..), les tannins sont intégrés (le vin avait connu un  ou deux jours de macération avec les peaux, un peu dans le style des vins oranges). Le "Clos Milan 2000" n'est pas à mettre entre toutes les papilles, sa réduction pouvant déstabiliser les palais sensibles. Et pourtant, la matière est d'une grande finesse, la bouche d'une grande longueur, le fruité très pur; il ne fait en tout cas pas son âge!

Un superbe visite, trop courte bien sûr, nour repartons le lendemain pour la Belgique et Pécrot, des étoiles dans les yeux, prêts à faire vous découvrir nos nuvelles trouvailles, mais avec l'envie forte de revenir en France au plus vite!

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02:23 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/07/2010

Vendredis du Vin N°28; Oenotourisme I, le Tracteur de Sanilhac

Dans le cadre des "Vendredis du vin", orchestré par mon ami Patrick Bottcher, un monomaniaque de l'Alsace et du vin en général, sur le thème de l'oenotourisme, voici deux petites contributions toutes récentes, je rentre tout juste de vacances !

Et oui, quelques jours de vacances, enfin, avec les enfants, chez des amis, à Sanilhac, à deux grands pas du Gardon. L'oubli des soucis, du boulot, d'internet, de FB, mais pas du vin! Et dans un tel trou perdu, comment s'approvisionner en vinature? Indispensable de se constituer une petite réserve, je le sais, d'ailleurs je ne pars jamais sans une copieuse sélection. Et pourtant!

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Et pourtant, mes amis m'ont emmené, à deux (petits) pas de leur logis, dans un petit resto, qui s'est avéré être une mine d'or et de pourpre pour l'amateur de vins naturels. Cet endroit a un nom, qu'on se le dise, c'est le "Tracteur", et pour deux anciens agros comme mon pote et moi, cela ne pouvait déjà laisser indifférent. Mais de là à retrouver à la carte, des vins qui, pour la plupart, se trouve sur la mienne, il y a un espoir que je n'aurais pu émettre.

 

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Revers de la médaille, pas de places libres, qu'à cela ne tienne, on utilise les bonnes vieilles méthodes et le désistement attendu s'annonce ;-).

Mais revenons au vin! Vous connaissez le Boisson Rouge? Oui, ce Petnat rouge d'Emile Heredia que je vendais la semaine passée et qui est déjà tout épuisé, et bien c'était leur apéro du jour, dingue hein? "Nez de griotte, note de fraise (ou framboise;-), bouche avec un peu de sucres résiduels, mais c'est vraiment très frais, de la vraie grenadine pour adultes, un régal sous le soileil!".

Comme je vends les 3/4 de leur carte (qui comporte quand même une cinquantaine de références), j'ai envie de découvertes et je vois les vins d'Eric Pfifferling, que je n'avais pas goûté récemment. Ni une ni deux (mais bien trois au final ;-), je demande des précisions sur la cuvée "Sels d'Argent". La compétence de la "sommelière" est sans faille, non seulement elle connait ses vins mais elle les aime ça se voit, et les 4 personnes rencontrées aux manettes de ce Tracteur sont du même tonneau. C'est un grenache avec des notes d'anis, de fenouil, mais où la salinité se conjugue à une acidité pour lui apporter fraîcheur, oui cette fraîcheur qui manque souvent dans les vins du Sud. L'accord avec la raie au fenouil et betteraves rouges est étonnant.

Avec la canette aux figues, je choisis un Corbières Rozetta de Maxime Magnon, dont j'avais apprécié les vins lors de notre dernière rencontre. C'est fruité frais, un peu garrigue, assez profond, juste un chouia de tannins pour apprivoiser la canette pas farouche. C'est typiquement un vin de table, ou plutôt un vin pour la table, un vin de partage, pas très complexe, pas prot prout pour un sou, mais un vin boisson, ou non, un vin aliment!

Nous n'avons pu résister à la tentation de déguster ensuite le nouveau millésime disponible de la cuvée Kharakter de Christian Chaussard, qui aurait du être présent à mon dernier WE vigneron. Un exemple d'école de vin minéral, à la fois ciselé et gourmand, salin, et très long. Du pamplemousse, de la rhubarbe, du fruit jaune frais, au nez, grand vin et pourtant tellement accessible, j'adooooore!

Un café l'addition (26 € le menu (entrée - plat - fromage/dessert) et + 10 € pour le vin par rapport au tarif particulier, on croit rêver), et retour à pied, je ne peux que vous conseiller l'adresse, comme on la conseille à des proches;-). D'autant, qu'ils vendent aux particuliers, à un tarif très proche du mien, donc assez intéressant ;-)

Ah oui, en regardant l'addition ce soir, j'ai vu que les 3 "Boisson rouge" étaient offerts, même pas eu l'occasion de les remercier...

Chers amis oenotouristes ou simples gastrosensuels, si vous passez dans le coin, n'hésitez pas, c'est près de Uzes, pas si loin d'Avignon ou de Nîmes.... et vous pouvez même les rejoindre sur face book! A bon entendeur ;-)!

Et encore merci à Genviève et Bruno pour leur acceuil et cette belle découverte inespérée!

 

 

 

 

21:16 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

WE VIGNERON, Les Photos

IMG_0555.JPGLes voilà enfin les photos, j'ai un peu délaissé ce blog, trop débordé, mais je vais y revenir (d'ailleurs je suis là ;-). Mais on a pas chômé, 2 we vignerons quand même, un salon (biovitis), un repas au TAN avec Henri Milan, et puis nos dégustations hebdomadaires à la boutique? Le premier WE vigneron de Mars était ambiance printannières (elles sentent bon ces jonquilles hein Fanfan!). Le second était plus (f)estival, avec déco plage parasol transat et coquillages, et apothéose avec le concert des Mâles Propres en soirée. Quelques photos de celui du Printemps, il y avait Fanfan Ganevat (JURA), Beatrice Binner (ALSACE), Ludo Bonnelle du domaine du Pech (SUD-OUEST), Isabelle Villemade (LOIRE) et Sébastien David (LOIRE), et enfin JC Lapalu, et ses superbes BEAUJOLAIS. Je vous laisse le soin de reconnaître les vignerons ;-).

 

 

 

 

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11:18 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2010

19-20 MARS, WEEK-END VIGNERONS

Les vendredi 19 (de 17h à 21h) et samedi 20 Mars (de 11h à 20h), se tiendra à la salle des fêtes du lieu-dit "Guet à Pintes", au 2 rue Constant Wauters, à Pécrot (Grez-Doiceau), nos prochaines portes ouvertes en présence de vignerons! Le casting est à nouveau top du biotope, avec pour chaque région présentée, un de ses meilleurs représentants bio et nature !

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Il y aura bien sûr l’ami fidèle Fanfan Ganevat du Jura, qui nous présentera, en blanc quelques cuvées 2007 comme la belle Oregane, un assemblage ouillé de savagnin et de chardonnay; et aussi une nouvelle venue, ses « Grusses En Billat ». En rouge, ce sera la dernière occasion de goûter son pinot noir 2008, tout en finesse et longueur, et sans soufre ajouté. Il nous présentera aussi quelques oxydatifs comme le super rpt Q/P « cuvée de garde », assemblage également de chardonnay et de savagnin ; ou encore sa cuvée prestige. Enfin, on devrait avoir droit à l’un ou l’autre liquoreux. En primeur pour vous, il ne pourra certainement résister à montrer les belles promesses de ses blancs 2008;-)

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Si Fanfan est un habitué (il n’a raté aucun week-end vigneron en 5 ans), il y aura quatre nouveaux venus à Pécrot, mais beaucoup d’entre vous ont eu l’occasion d’apprécier leurs vins, ils sont à la carte depuis un certain temps.

En Loire, il y aura Sébastien David, dit l’hurluberlu ! Pourquoi Hurluberlu? Ben c’est le nom d’une de ses cuvées, et puis c’est un peu son surnom dans le coin, lui qui est un des seuls de l’appellation à travailler ses vignes comme un forcené et à limiter les entrants en cave à quelques milligrammes de SO2. Deux cuvées en dégustation, l’hurluberlu, évidemment, mais aussi le superbe « Ni Dieu Ni Maître, 2007 » (parce qu'on est pas des moutons ;-); cuvée évidemment repérée dans un des derniers n° de la RVF consacré à la Loire. Du cabernet franc sous deux aspects bien complémentaires.

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Il sera rejoint le samedi par l’Isabelle Villemade, du domaine du Moulin, en appellation Cheverny et Cour-Cheverny. Elle nous présentera ses gamay et pinot noir, frais comme des gardons, mais aussi ses blancs dont le somptueux « Acacias », à base de romorantin.

En Beaujolais, c'est Jean-Claude Lapalu qui répondra présent. Vous vous êtes régalés de son Beaujolais Nouveau en 2008 et en 2009. Vous allez maintenant découvrir ses nombreuses déclinaisons de gamay en appellation Brouilly. Des vins toujours très mûrs, il en fait même une vendange tardive, le Rang des Merles, et aux tannins soyeux. Un petnat, le bien nommé aléatoire, sera également au programme! Il a fait la une du magazine belge « Vino » dans son dernier numéro consacré au Beaujolais. 

 

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En Alsace, les mousquetaires du vin nature ne sont pas trois, mais quatre (Schueller, Frick, Meyer et Binner), vous avez pu découvrir leurs vins régulièrement à la boutique ces dernières années ; et cette fois je suis très heureux d’accueillir Beatrice Binner (la sœur de Christian et la « marraine » de la fameuse cuvée Béatrice ! ). Le timing est excellent, puisque avec l’arrivée du printemps, ce sera l’occasion d’encaver la plus que sympathique cuvée des « saveurs Printanières », mais aussi de se régaler de son muscat qui frizouille et de ses grands crus du Kaefferkopf.

Vu les circonstances difficiles, je me suis décidé assez tard pour l’organisation de cet événement. J’ai donc contacté un peu plus de vignerons qu’à l’habitude. Ils ont presque tous répondu présent ! J’aurai donc le plaisir d’accueillir pour la deuxième fois à Pécrot, Ludovic Bonnelle du domaine du Pech, dans le Sud-Ouest. En plus d’être un gars adorable, Ludovic fait des vins de toute beauté et d’un naturel confondant. Son Pech abusé 2005 fut un de mes top 5 de 2009, et un coup de cœur récent de JF sur Biodyssey. Le domaine est situé à Buzet, appellation, où 95 % des raisins vont en coopérative, dire que Ludovic est un peu esseulé dans son travail n’est pas mentir. Il nous en présentera deux versions du 2005, une très légèrement sulfitée, et une autre à l’élevage un peu plus long, totalement sans sulfite. Et puis il y aura ses belles cuvées de garde « badinerie », en rouge comme en blanc et toujours sans sulfite ajouté. Gros Miam en perspective.

 

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Six vignerons bio et nature, haut de gamme, mais avec des prix pour toutes les bourses, de 7 à 77 euros ;-) !


Et puis ne louper pas nos poivres divers et nos tisanes de fin d'hiver, nos thés indiens, chinois ou japonais, et parfois sauvages. Et puis les épices, du sumac à la fève Tonka, en passant par les feuilles de poivrier de Tasmanie, et sans oublier les classiques curry indiens colombo, garam massala, et puis aussi les épices plus courantes mai de qualité bio supérieure, comme la cannelle, le clou de girofle, le carvi, ... Un festival de saveurs en perspective, une véritable odyssée aromatique, ben tiens!!

Voilà qu'on se le dise, venez nombreux, on compte sur vous pour faire de cette fête une réussite!

 

 

 

 

 

21:21 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : david, ganevat, binner, lapalu, pech, villemade |  Facebook |

27/02/2010

BEAUFORT, LA TOTALE!

On annonce plusieurs Beaufort, pour dimanche, moi, c'était jeudi passé!

J'ai eu droit à la totale, avec Amaury Beaufort, l'un des 8 enfants Beaufort; dégustation du coffre à bouteilles, visite de la cave, dégustation sur fût (y compris le vin de messe ;-), et puis dégorgement à la volée. Quelques photos de l'affaire avant la suite du CR de cette belle dégustation!

 

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L'église d'Ambonnay

 

 

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Le coffre à bouteilles!

 

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Dégorgement, on mire pour vérifier que le dépôt se situe bien au fond du goulot.

 

 

 

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On décapsule, la pression et la bulle d'air vont éjecter le dépôt, tout manuel, pas de congélation du dépôt, faut un peu de technique pour y arriver sans trop de pertes, mais toutes les bouteilles sont dégorgées "à la volée" chez les Beaufort!

 

 

 

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Et voilà, dépôt éjecté!

 

 

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On remet à niveau avec cette petite machine.

 

 

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Dégustation sur fût

 

 

 

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Le pupitre, là aussi, tout est manuel, chaque bouteille est tournée régulièrement pour faire descendre le dépôt vers le goulot.

La suite bientôt...

 

09:14 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : beaufort |  Facebook |

18/02/2010

RAID EN CHAMPAGNE!

Vous êtes plutôt nombreux à avoir apprécié les Champagne de Francis Boulard en décembre dernier, les Rachais 2004 n'ont fait qu'une apparition fugace, et j'ai dû vous rationner; j'ai moi craqué pour les cuvées nature, mais aussi et surtout pour sa "solera" Petraea, à se damner.

Mais j'ai profité de l'absence de mes pitchounets pour aller visiter les deux vignerons historiques de l'odyssée, le domaine André Beaufort grâce qui je suis revenu au champagne en y trouvant à sa première dégustation, pour une fois avec un Champagne, une parenté avec du vin, et même du raisin ;-). Grâce à Pierre Larmandier, et sa cuvée "Terre de Vertus", j'ai compris que le dosage (l'ajout de sucre quoi) était le plus souvent inutile et que en plus d'être un vin de raisin, le Champagne pouvait aussi exprimer le sol, la terre!

Las, un peu distrait sur l'autoroute, je loupe 2 sorties et me retrouve avec près de 100 bornes en plus dans les lattes. J'arrive à midi pile, les Larmandier doivent filer sur Paris, mais Sophie propose pourtant de me faire déguster. Je choisis évidemment de me plonger dans cette Terre de Vertus; celle dégustée en décembre dernier avait 2 ans de bouteille et m'a laissé un souvenir inoubliable d'arômes pralinés, d'onctuosité et de minéralité. Celle-ci me semble meilleure au même âge, à nouveau très minérale, mais avec une belle puissance, et pourtant toujours non dosée. Gros potentiel, j'en ai ramené quelques caisses ;-). L'étiquette a changé, pour plus de lisibilité, ce ne fut pas un choix facile, j'avais beaucoup de sympathie pour la précédente (des que j'ai le temps, je mets une photo des 2). 

Le Grand cru Cramant 2006 est plus dense, dosé à 2 grammes seulement, il offre une mâche crayeuse d'école, à garder aussi, de grâce!  On papote, on papote, mais il est temps de charger les caisses et de filer vers Ambonnay.

Au domaine je croise Madame Beaufort et Jacques, son jeune pensionné de mari; et puis je fais connaissance avec Amaury, l'un des 8 Beaufort ;-). 5 des 8 ont fondé une société qui regroupe maintenant les vignobles de Jacques, ce qui permettra de garder la même unité que précédemment, sous le nom du grand-père, André Beaufort. Amusant, le vignoble le plus "récoltant" de champagne, passe maintenant en négoce (les 5 enfants revendent donc leurs raisins à cette (leur) société). Je vais devoir adapter mes cours sur la qualité des vins de négoce en Champagne, enfin une exception qui confirme la règle ;-). 

La dégustation débute par le Champagne brut sans année, c'est bien dans le style Beaufort, vineux, mais avec une belle vivacité, les arômes de fruits blancs se mêlent à la "Beaufort touch", la mâche est là, c'est très bon, mais on peut le garder sans sourciller, j'en ai pris un bon paquet ;-).

Le brut Polisy réserve est en fait composé à majorité de 2006. Comme une autre cuvée que nous avions adorée il y a quelques années, la prise de bulles a été faible, pas de chipotage, c'est délicieux comme ça, surtout pour moi qui carafe souvent mes Champagne. Plus de complexité, quelques arômes d'agrumes typiques, belle longueur. J'aime beaucoup!

Le Brut Polisy 2002, je l'avais déjà à la carte, on le regoûte quand même. Plus dense, et beaucoup plus ouvert, avec de très nets arômes de miel, on rentre dans les champagnes de méditation, on ne va plus les quitter, mais il est tard, la suite demain, peut-être ....

 

 

 

 

 

10/02/2010

AU REVOIR ANNE (XI)

Avant tout, je voudrais vous remercier pour vos nombreuses marques de sympathie à l’occasion du décès de Anne, ma femme. Nombreuses, d'amis, de connaissances connues, moins connues et mêmes inconnues. Cela m'a touché, ému, encouragé à continuer.

Je reprends maintenant petit à petit les activités de l’odyssée; je me suis dit qu'il faudra bien un jour recommencer à vendre du vin. Oh je l'avoue, l'envie est plus d'en boire, il est si bon et réchauffe tellement le coeur, mais les factures et les investissements consentis n'attendent pas. Le système qu' Anne tentait d'exorciser me rattrape, lui, à grand pas.

Je l'avoue encore, j'aurais préféré emmener ma petite tribu là où le soleil serait peut-être moins pénible que le reste (et encore au vu des catastrophes récentes...). Mais bon, on ne me demande pas non plus de travailler dans la soute à charbon, juste de vendre les très bons vins de mes très bons potes, de rédiger quelques chroniques sur de la musique de sauvage que j'adore, et de faire travailler un peu mes neurones dans le domaine brassicole que j'affectionne. Alors? Et bien voilà, ce week-end, c'est la réouverture de la boutique, nature sans chichis, peu importe l'emballage, juste nous et du vin nature! 

 

 

Avant de faire semblant de reprendre le cours des choses, je voudrais partager avec vous cette anecdote. 

Certains connaissent mon lien proche avec Gérard de Nerval, mais peu importe. Vendredi passé, je me suis plongé dans son intégrale. A la manière d'Anne, je me suis mis en méditation, et j'ai ouvert "au hasard" ce bouquin. "Au hasard", j'ai commencé par la page de gauche dont je vous épargne le texte, si proche de mon vécu de ces dernières semaines.

Je vous livre simplement le très beau "Si mon oeil étincelle encore, c'est qu'une larme va couler..."

J'eut la bonne idée de poursuivre sur la page de droite où je découvrit avec bonheur le poème "Gaïté", véritable ode au vin naturel...

Je vous le retranscris, Gérard ne m'en voudra pas ...

“Ta liqueur rose, ô joli vin !

Semble faite du sang divin

De quelque nymphe bocagère ;

Tu perles au bord désiré

D'un verre à côtes, coloré

Par les teintes de la fougère.

 

Tu me guéris pendant l'été

De la soif qu'un vin plus vanté

M'avait laissé depuis la veille ;

Ton goût suret, mais doux aussi,

Happant mon palais épaissi,

Me rafraîchit quand je m'éveille.”

 

 

Mon interprétation est simple, et même si j'aurais voulu attendre que mon chagrin s'estompe, Anne m'encourage; là, à le faire cohabiter, avec mes passions de vie, aussi futiles soient-elles ...

Encore merci pour votre soutien, indispensable, pour poursuivre cette odyssée de vin, de vie, de vinature ...

 

21:51 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : anne, nerval |  Facebook |

25/01/2010

AU REVOIR ANNE (X)

Il manque encore quelques textes, dont celui de la petite Amandine, rédigé avec ses mots pour Eve. Je viens par contre de recevoir celui de Marc, mon beau frère adoré ...

 

Chère petite soeur,

Pour honorer ta mémoire, j'ai fouillé dans notre histoire

Quelques photos jaunies m'ont rappelé que tu avais été ma première amie

400 coups nous avons commis, turbulents et dégourdis

Te souviens-tu des traces de crocodile ? Heureusement maman nous sauva du péril

Il y eu aussi ce rocher d'où tu étais tombé, là notre héro ce fut papa, avant une bonne fessée

Adolescents nous nous sommes peu parlé, mais les 24 heures nous ont réconciliés

Depuis les liens se sont resserrés, renforcés par nos jamboree

Tu as rencontré Laurent, tu en as fait ton prince charmant

Ensuite sont venus trois enfants, je vieillirai en les chérissant

Je t'ai connue aimant la fête et le bon vin, puis tu préféras d'autres chemins

Comme nous sommes dans une église, osons donc une comparaison

La méditation était ta prière, le shamanisme ta religion

Le fil de tes pensées, je trouvais difficile à dénouer

Tu as choisi ta voie, nous avons repecté ton choix

Finalement, il n'a manqué qu'un saint pour s'occuper du tien

Je te retiendrai belle et souriante, charmeuse et chaleureuse

Cette existence s'est achevée, que tes prochaines soient toutes heureuses

Tu étais ma petite soeur, Anne, tu vivras dans mon coeur.

 

20:39 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

22/01/2010

AU REVOIR ANNE (IX)

C'était notre chanson, celle de notre rencontre, le premier avril 1995. Tu avais déposé tes bagages, me disais tu ...

Les paroles nous collaient à la peau, on en pleurait de joie à chaque fois qu'on y dansait.

Ces paroles n'ont rien perdu de leur signification, au contraire, et même si c'est difficile, Anne, je te remercie de tout ...

C'est sur cette musique que nous avons quitté l'église, ensemble, trop rapidement ...

anne_prison

 

 

 

23:01 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

AU REVOIR ANNE (VIII)

Et puis, il y a eu l'épisode face book, mes deux petits grands, y sont inscrits, bien sûr il ot 18 ans. Pas très favorable u départ, les infos qui y circulent sont parfois bien hâtives, mais c'est aussi là que Jérôme y a reçu un soutien que je ne pouvais lui apporter. Mieux, c'est de là qu'est venue rapidemetn cette proposition du Patro de chanter à la cérémonie. Un peu dubitatif au début, finalement, j'ai dit oui, qu'ils me contactent. Je les remercie encore de tout coeur pour leur présence.

Nous avons choisi ensemble les chansons qu'ils ont interprétées pendant l'offrande.  Parmi elles, je voulais Jean ferré ou était-ce Léo Ferrat...

 

 

 

 

 

22:51 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

AU REVOIR ANNE (VII)

Il me manque des textes, dont celui rayonnant de la petite Amandine pour Eve. 

Les enfants ont été incroyables et le sont encore!  C'est Jérôme qui nous a fait découvrir, il y a quelques mois, ce chanteur, qui heureusement n'était ni rap n R 'n B? mais tellement vrai. A nouveau, que les enfants choisissent une chanson avec ce thème, laisse pantois ...

 

Pour l'autre, celle de Francis Cabrel, on l'a tellement chantée, hein Eve,  en voiture sur les routes des vacances, que c'était evident pour tout le monde.

 

22:27 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

AU REVOIR ANNE (VI)

Le mot de Dominique, la voisine ...

CHERE VOISINE,

... difficile d'accepter, de réaliser que le lien terrestre n'est plus ...

Il faut à présent apprivoiser ton absence avec toutes les petites graines d'amour que tu as généreusement semées dans nos vies ... Ce lien, c'est aussi et surtout ta présence débordante, rayonnante d'AUTHENTICITE, authenticité dans tes joies, tes colères, tes tristesses, tes choix de vie ...

Il est urgent de vicre l'essentiel, c'est ce que ton départ me dit haut et fort!

VOISINE CHERIE, la vie continue ici ...

Cette belle complicité entre voisins chérit de respect, de sincérité, d'humour et d'entraide spontanée... Auras tu besoin d'une perceuse là où tu es?

VOISINE CHERIE, la vie ici continue ... Sois en paix, poursuis ton chemin de Lumière et dès que ce sera le moment pour toi, envoie nous des petits signes de ta présence bienveillante ...

Nous sommes et restons VOISINS

GROS BISOUS DE TOUT PECROT

anne_claude

 

13:16 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

AU REVOIR ANNE (V)

 

 

anne_v

 

Le mot de Véronique...

 

"Je voudrais vous lire un petit mot de la part de ses amis Véronique, Philippe et de sa filleule Julia"

Anne,

tu resteras dans nos coeurs pour toujours.

Comment ne pas se souvenir à jamais d'une telle joie de vivre, débordant sans limite sur tes amis, tes proches.

Depuis toujours, tu avais l'art et la manière de réconforter dans les coups durs mais aussi d'illuminer les bons moments par ta gaieté, ton humour et ton sourire éclatant.

Nous avons tous pu compter sur toi, toujours présente, à l'écoute, fidèle et déterminée.

Compte sur nous maintenant pour te raconter à ta filleule Julia. Elle saura la maman, la marraine et l'amie précieuse que tu fus.

Aujourd'hui, nous voudrions citer ton ami Claude en disant simplement qu'à la manière de certains grands artistes, souvent disparu trop tôt eux aussi, tu nous laisses en héritage une oeuvre de vie hors du commun. Une vie de virtuose en amour et en amité.

Ces vies là sont éternelles. "

 

 

13:06 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/01/2010

AU REVOIR ANNE (IV)

 

anne_antoinette

 

De Antoinette à Anne:

 

Salut Anne, salut ma Grande. 

* * * 

Septembre 1981.  J’ai 15 ans.  Je suis en haut du grand escalier de la cour principale d’une école que je ne connais pas.  J’entame ma 5e année d’humanité.

Je suis seule.

Il y a des centaines d’élèves.

Je te vois. Tu es là.

Tu portes une petite jupe en jeans blanche, un cardigan de ta couleur préférée, cette couleur que tu appelles « framboise écrasée », la même couleur que celle  des murs de ton petit salon, où Laurent t’a installée, à ton retour de l’hôpital.

Nous sommes dans la même classe.

C’est le début de notre amitié.

* * *

Nous sommes restées liées depuis ce jour et jusqu’à celui où la maladie t’a emportée.

Cette maladie, je l’ai vécue dans la colère, colère que j’ai tue par respect pour toi et ta détermination.  Par crainte de te perdre aussi.

* * *

Ma colère a disparu le jour où tes souffrances ont cessé.

Je peux enfin choyer ma tristesse et ouvrir le livre des souvenirs où tu as pris ta place.

Bien sûr, il s’y trouve tous les grands évènements : mariage, maternité, naissance, fêtes d’anniversaire, ...

Mais surtout, mon livre contient 28 années de moments précieux et d’anecdotes, ces petites choses qui forgent l’amitié profonde.

Anne, je suis riche de tout ce que nous avons partagé, de tout ce que tu m’as donné.

Dimanche dernier, je t’ai rencontré une dernière fois à l’hôpital. J’ai écouté tes angoisses. J’ai tenté de les atténuer. Nous nous sommes dit que nous nous aimions.  C’était important.

* * * 

Aujourd’hui est un jour d’apaisement. 

Aujourd’hui, je peux me permettre de rêver :

"Anne, tu es pieds nus, dans ta longue jupe turquoise, celle dans laquelle je t’ai trouvée si jolie au mois de septembre.  Tu cours vers la lumière, les cheveux décoiffés… J’entends tes éclats de rire..."

Anne, retourne-toi, arrête-toi deux minutes seulement.

Reviens près de nous encore un bref instant.

Anne, prends ma main une toute dernière fois.

Je dois encore te dire quelque chose, un dernier petit mot, un seul petit mot : MERCI

 

 

anne_antoinette

photo du 9/9/2009

23:23 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

AU REVOIR ANNE (III)

Voici les textes lus par quelques très bonnes copines d'Anne

celui-ci par Dominique T.


PRIERE INDIENNE 

"A ceux que j'aime ... et ceux qui m'aiment"


Quand je ne serai plus là, relâchez-moi, laissez-moi partir ,
j'ai tellement de choses à faire et à voir, 
ne pleurez pas en pensant à moi, 
soyez reconnaissants pour les belles années, 
je vous ai donné mon amitié, vous pouvez seulement deviner, 
le bonheur que vous m'avez apporté, 
je vous remercie de l'amour que chacun m'avez démontré, 
maintenant, il est temps de voyager seul.


Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine, 
la confiance vous apportera réconfort et consolation, 
nous serons séparés pour quelques temps, 
laissez les souvenirs apaisez votre douleur, 
je ne suis pas loin, et la vie continue.... 


Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai,
même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là, 
et si vous écoutez votre coeur, vous éprouverez clairement 
la douceur de l'amour que j'apporterai, 
et quand il sera temps pour vous de partir, 
je serai là pour vous accueillir, 
absent de mon corps, présent avec Dieu. 


N'allez pas sur ma tombe pour pleurer ,
je ne suis pas là, je ne dors pas, 
je suis les mille vents qui soufflent ,
je suis le scintillement des cristaux de neige, 
je suis la lumiére qui traverse les champs de blé, 
je suis la douce pluie d'automne, 
je suis l'éveil des oiseau
x dans le calme du matin, 
je suis l'étoile qui brille dans la nuit, 
n'allez pas sur ma tombe pour pleurer, 
je ne suis pas là, 
je ne suis pas mort ."

anne_indienne

 

 

14:46 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

20/01/2010

AU REVOIR ANNE (II)

Lors de la cérémonie d'au revoir à Anne, j'ai lu le texte ci-dessous. Je cherchais un texte sur le "chemin" de vie qui était un des thèmes centraux se sa vie (c'était aussi son mot de passe sur l'ordi;-). Alors j'ai fait comme elle me disait, "tu prends un bouquin et tu l'ouvres au hasard, ça te parleras, car il n'y a pas de hasard". J'ai sans doute choisi les mauvais bouquins car les deux trois textes trouvés ne me parlaient pas vraiment. En vacances, on avait un petit livre sur les pensées quotidiennes, dont Anne nous lisait parfois le texte du jour au petit déjeuner ou avant une de ses méditations. Je suis tombé dessus la veille, un peu par hasard (sans doute) et je l'ai feuilleté, je me suis arrêté, moi aussi au 24 décembre et voici le texte qui s'y trouve...

"La véritable évolution est une ascension continue. Mais au cours de cette ascension chacun passera fatalement par des hauts et des bas, des montées et des descentes ; il faut le savoir afin de ne pas perdre courage et de persévérer. Un jour, il y aura plus de montées que de descentes, et Dieu, comme un père aimant, pardonne à ses enfants qui reconnaissent leurs erreurs et sont décidés à les corriger.

Il est impossible de s’élever sans aucune défaillance. L’essentiel est d’avoir pris le chemin des hauteurs, celui de l’amour et de la sagesse qui conduit à la vérité. Que sur ce chemin il vous arrive de reculer, ce n’est pas si grave. L’essentiel, c’est que vous mainteniez la même orientation, que vous conserviez présent en vous le même but, le même idéal, que vous ayez toujours le regard fixé sur le sommet à atteindre."

 

Merci Anne!

anne_medit


17:50 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anne |  Facebook |

15/01/2010

AU REVOIR ANNE (I)

J'y avais pensé mais c'est douloureux, et puis exposer, même très partiellement ses sentiments, quelle pudeur! Mais si l'Eglise de Pécrot n'avait jamais vu une telle assistance, vous êtes quelques uns, n'ayant pu assister à cet au-revoir, à m'avoir demandé les textes ou un souvenir de la cérémonie d'Anne. J'ai aussi pensé à mes enfants qui auront peut-être envie ou besoin de repères d'ici quelques mois ou années. Bref, quand Philippe me l'a demandé tout à l'heure, cela m'a semblé évident, et je mes suis dit que ce serait bien de laisser une petite trace de ce moment.

Voici donc,  partiellement, et au fur et à mesure de mon énergie; les textes et musiques qui nous ont si chaleureusement entouré ce satané 28 décembre 2009. Je ne les ai hélas pas tous, si vous me lisez, envoyez les moi.

En 2007, après avoir donné vie et élevé nos trois trésors de tout son corps et âme, Anne eut cette idée de génie, pour élargir notre espace restreint, envahit par mon activité, de créer le sien en décidant de construire une yourte. Quelques semaines au pays basque et des amitiés indélébiles, plus tard, cet espace à l'atmosphère et l'énergie unique (encore merci à fanfan et tonton Ganevat de l'avoir réchauffée pour cette occasion) était monté. Ceux qui y ont rencontré Anne dans son travail en cet endroit, ou lors de ses méditations me le confirmeront, il y a là, quelque chose!

Moi qui suis fan de musique rock depuis la fin des années 60, j'avais été charmé par la musique écoutée là bas (du soft version cannabis au métal version ma version;-), dont ce morceau des Moody Blues, moins connu que le "Night In White Satin", il est vrai, mais qui correspondait tellement bien à l'ambiance qu'y s'en dégageait. 

Jusqu'à son dernier jour, Anne a été en formation, en apprentissage, en recherche, en chemin. Quelques jours avant son hospitalisation, elle participait encore avec toute sa vie à une formation sur le son, dont ce fameux OM, qu'elle eut encore le temps d'initier à mes enfants.

Pour l'entrée dans l'église, le choix était évident, je l'ai fait!

 

 

 

 

 

 

 

 

22:43 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/12/2009

Pour Anne

 

Anne, tu es partie cette nuit,

Là où le chemin te menait,

Vers les steppes de lumière.

Merci pour tout ce que tu nous a appris,

Même si tant il restait,

A se donner et à faire. 

 

anne

 

anne2

15:34 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

01/12/2009

11-12/12:NOEL VIGNERON NATURE à la boutique

Dans une dizaine de jours, les vendredi 11 et samedi 12 décembre, j'aurai le grand plaisir d'accueillir quelques vignerons, qui produisent avec passion, des vins comme on les aime, bio et nature! Ce sera l'occasion d'inaugurer la salle des fêtes du Guet à Pintes, je vous y attend! On ne sera pas vraiment prêt, mais si vous aimez le (très) bon vin et l'ambiance à la bonne franquette, alors vous êtes les bienvenus!

Si vous ne pouvez venir, profitez de la disponibilité des vins sur notre nouvelle boutique en ligne; BIODYSSEY, tenue par mon ami Jean-François Bero. On a les mêmes goûts en musique (on s'en fout), et en vin (ça tombe bien), pour le reste on est tellement différent qu'on en est complémentaire ! Elle est encore à l'état embryonnaire point de vue description, mais elle fonctionne, profitez en si vous ne pouvez vous déplacer!

affichenoel2009

 

Il y aura bien sûr Jean-François GANEVAT que l'on ne présente plus, quoique j'ai bien envie de consacrer un reportage détaillé au personnage et à son domaine, il y a encore tant de choses à apprendre. On verra en 2010. Fanfan nous présentera ses blancs 2007 qui seront enfin à la vente, mais ne tardez pas, j'ai eu mon allocation un peu réduite en raison d'un vol de palettes (période de migration des palettes sans doute ;-). En principe on dégustera aussi les rouges 2008, fraîchement mis en bouteilles, dans le style des fabuleux 2007 et puis un ou deux liquoreux, sans doute son si rare Vin de Paille ou alors le Sul Q pour Suyquième!

ganvi

 

Il y aura aussi Renaud BOYER, Renaud a repris les vignes de Thierry Guyot en 2004; et poursuit dans la même philosophie, bio et biodynamie à la vigne, pas d'intrants à la cave, excepté une chaptalisation rare et minime, et du sulfite au raz des pâquerettes, voire pas d'ajout sur les rouges. Nous dégusterons ses rouges 2008 sans sulfites ajoutés, le Bourgogne bien sûr, et le très beau St Romain. Amateurs d'extraction, passez votre chemin, ici on joue sur la finesse (qui ne veut pas dire maigreur;-). Nous n'oublierons pas le très chouette passetoutgrain, et puis pour la première fois, son Beaune. En blanc, ce sera le St Romain 2007 ainsi que le Bourgogne générique 2006. 

Et puis nous en profiterons pour inviter deux nouveaux vignerons à la carte, et pas des moindres, à nouveau deux des meilleurs représentants de leur région. Tout d'abord, Jean-Philippe PADIE, de Calce dans le Roussillon. Dans un style qui introduit de la fraîcheur et de la salinité, sans renier la présence du soleil. Un peu la synthèse de la générosité d'un Gardiès et la pureté d'un Gauby; la gourmandise en plus. Après quelques classes au Mas Amiel, à Maury, Jean-Phi a d'ailleurs travaillé chez Gérard GAUBY jusqu'en 2003, avant de reprendre quelques terroirs divers et complémentaires, pour arriver maintenant à près de 15 ha. A lire avec délectation, le reportage du bloggueur Philippe Rapiteau qui nous conte rencontre et dégustation avec beaucoup de talent. A lire aussi cette interview de Jean-Philippe; il cite dans ses derniers coup de coeur Fanfan GANEVAT et Francis BOULARD. Il a pas goûté BOYER ou quoi!;-).

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Car il y aura aussi un Champenois, Francis BOULARD. J'avais déjà LARMANDIER BERNIER et ses superbes chardonnay pour la côte des blancs, Jacques BEAUFORT et son pinot noir pour Ambonnay. Je cherchais donc un vigneron de la vallée de la Marne, qui joue un peu avec le pinot meunier. J'ai eu l'occasion de goûter à nos week-end vigneron une de ses cuvées, Petraea, grâce à la générosité de certains d'entre vous, c'était trop bon! Une sorte de solera de champagne, ou le vieux vin élève le nouveau, c'était vraiment top. Il propose aussi deux versions de la plupart de ses cuvées, une peu dosée, à 6 grammes, et une nature, sans dosage. Notre préférence a souvent été à cette dernière, mais j'ai pris un peu des deux ;-). Ah oui, on est pas dans la gamme carrouf ou lidl, mais les prix restent sages et c'est fait avec du raisin et de la sueur!

Il y aura aussi de la bière, celles de la brasserie Dupont, de la Moinette biologique, de la Bons Voeux, ... que de bonnes choses!

 

ganevat_09

 

Vous l'aurez constaté, je manque un peu de photos des autres vignerons  ...;-)

 

Grand merci Olif, grâce à toi, voici une photo de Francis Boulard, le nez dans un verre de Macle

 

francis_boulard

29/11/2009

11-12 DECEMBRE; WE VIGNERON

Le Guet à Pintes baptisé par deux belles dégustations, il est temps maintenant de le rafraîchir! Dans 10 jours, c'est notre week-end vigneron, marché de Noël, inauguration, il faudra être fin prêt, je vous le dis d'avance, je ne le serai pas ;-). Pas une couche de papier à retirer, mais 4 ou 5, et les dernières tiennent bien! On y va donc lentement, mais sûrement!

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Pas grave, le week-end se déroulera dans la salle des fêtes, donc on bosse à fond, mais sans stress!  Le plus gros du boulot sera d'installer une pompe à Moinette bio!;-)

Bon prochain post un peu plus sérieux, je vais vous présenter les vignerons que vous allez rencontrer dans 10 jours. Pour rappel, c'est à la boutique de l'odyssée, ex-Guet à Pintes, à Pécrot, Grez-Doiceau ( Rue Constant Wauters, 2); renseignements au 0478 82 16 36 et par mail laurent@truegreatwines.com

A très bientôt

 

27/11/2009

GUET A PINTES

P....n, 3 ans! Trois ans bien sonnés que nous avons transformé notre salon en boutique. Ne me demandez pas si le sacrifice demandé à ma petite famille était une bonne idée, en tout cas, sur le coup, je n'en ai pas eu d'autres. Mais cet état se devait d'être temporaire. Alors, quand dans le courant du mois d'août, j'ai vu que le café du village était mis en vente, je me suis dit qu'il est des opportunités que l'on ne peut manquer. C'était de la folie, mais ne pas saisir cette occasion l'aurait été tout autant. Alors, alors j'ai fait appel à l'équipe! Les amis! Ceux qui sont là dans les bons moments, et que l'on retrouve aussi dans les plus délicats. Tout ceux qui l'ont pu m'ont aidé, les autres m'ont encouragé dans ce projet un peu fou, racheter le Guet A Pintes. Merci à tous!guetapintes5

 

Je dois avouer que quand j'y ai pénétré ce jeudi 19 novembre, vers midi, j'ai poussé un grand soupir de soulagement, et j'ai su que la décision était la bonne. Pas la plus facile, ce genre de projet est toujours périlleux, alors en temps de crise... Mais après avoir échafaudé de multiples plans pour faire évader ma boutique de mon salon, je passais enfin du projet à l'acte, de l'abstrait au concret! 

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Ni une ni deux, il fallait investir les lieux; à 17 heures, ce troisième jeudi du mois de Novembre, je sortirais mes Beaujolais nouveaux! Quoi de plus festif pour baptiser ce futur antre du vin naturel que ce vin tant décrié qui peut pourtant se faire plus nature que nature!

Malgré les odeurs de veille bière et de tabac froid, imprimés dans chaque bout de tissu, 40 ans de débit laisse des traces, ce fut un succès. Bien aidé par les vignerons talentueux et dame nature en 2009, je suis encore désolé pour ceux qui ont fait le déplacement après 17 heures le samedi, je n'avais plus une quille à vendre, et même pas gardé de PMG, je le jure!

Nous avons encore remis cela ce jeudi, avec le premier atelier de dégustation, consacré au Bordeaux, l'endroit s'y prête magnifiquement. Enfin, nous allons après quelques jours de travaux sommaires, y reprendre place pour notre marché de Noël en présence de vignerons, les vendredi 11 et samedi 12 décembre. Pour cette occasion, c'est la salle des fêtes qui sera déflorée, à défaut d'avoir eu le temps de la décorer;-).

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Quelques vignerons et pas des moindres seront présents, Fanfan GANEVAT du Jura, bien sûr, fidèle parmi, les fidèles  malgré les demandes pressantes au quatre coin du monde; Renaud BOYER, qui a repris les vignes de Thierry Guyot en 2004, un des plus anciens domaines de Bourgogne en biodynamie, et puis deux nouveaux, mais pas vraiment des petits. Jean-Philippe PADIE, du Roussillon; goûté au salon des vins naturels de Olne en Avril dernier, ce fut mon grand coup de foudre, et une compréhension mutuelle immédiate, moment important. Et puis, il me manquait un vigneron de la callée de la Marne en Champagne, j'ai donc contacté Francis Boulard, collègue bloggeur, dont je connaissais un peu les vins par des amis, il a immédiatement répondu présent!

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Je vous parle de ces 4 loustics en détail bientôt, mais retenez déjà les dates le vendredi 11 décembre de 17 à 21h, et le samedi 12 décembre de 10h30 à 20h00. Ce sera donc bien au GUET A PINTES, en attendant de le rebaptiser BOUTIQUE DE L'ODYSSEE, au 2 rue Constant Wauters à Pécrot, Grez Doiceau (renseignements, laurent@truegreatwines.com ou 0478 82 16 36).

Venez, vous ne serez pas déçus, parlez en autour de vous, nous en avons plus que jamais besoin ;-)!

 

 

 

 

23:30 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boutique, odyssee |  Facebook |

22/11/2009

TENNIS EBLBOJOW NOUVEAU!

Ouf, vidé, les bouteilles, bien sûr, le stock, aussi, et moi, complètement!. Tout vendu, tout bu, trois jours à faire déguster, inlassablement; j'en ai presque un nouveau tennis elbojow au coude comme dirait l'autre! Et oui, le beaujo nouveau de l'odyssée a déjà vécu, c'était pas faute d'en avoir remonté des caisses, mais il était vraiment trop bon. Ce qui est bien, c'est que les courageux qui ont bravé leurs préjugés, ont maintenant du bon vin encave et savent maintenant qu'il va falloir encaver d'urgence les belles cuvées 2009 des Ducroux, Descombes, Lapalu et Guignier, Jambon, et des quelques autres qui travaillent aussi bien.

beaujo_will

Car derrière le succès de ce "vrai" beaujolais nouveau à l'ancienne, à contre courant de la morosité ambiante, il y a du vin! Un client me disais qu'il ne goûtait pas vraiment la différence avec d'autres cuvées. Ben oui, un bon beaujolpif, c'est d'abord du vin, c'est pas des levures sélectionnées qui font de l'alcool et des arômes une fois banane, une fois framboise sur un substrat sucré.

Et derrière ce bon vin; pas de secret, il faut du raisin, du raisin sain, goûteux, avec une belle concentration. Et pour obtenir ce beau raisin, il faut du travail, beaucoup de travail. Des heures à arpenter ses vignes avec son sécateur, son cheval, son petit tracteur, ses caissettes, ... par tous les temps et peu importe le jour de la semaine. Et je ne peux que saluer encore les Ducroux et Guignier, malmenés par les conditions atmosphériques et qui, dans un millésime aussi épatant, n'ont pu produire que des rendements lilliputiens. Car dans ce métier d'agriculteur, ou comme le chante Ferrat on doit faire avec "une bonne année et l'autre non", il faut des reins fameusement solides pour mener à bien une entreprise qui se doit d'être aussi un peu économique.

beaujo_jerome

Mais derrière ce travail, il y a de la passion, énormément de passion, sans laquelle, et bien, on ferait soit du bojo banane, soit un autre métier. Et il me suffit de se remémorer les yeux pétillants de Michel et de Christian, mais aussi de Jean-Claude, Damien ou le Noune, quand ils m'ont fait goûter ce 2009, pour confirmer, si besoin était, que de la passion, ils en ont à revendre!

Alors, quand je lis sur un site qui porte ce nom de passion, que certains dégustateurs érudits, snobent cet événement, j'ai envie, j'ai envie ... de leur faire déguster un Nouveau Descombes 2009! Et comme je n'en ai plus, j'en chipe vite une dans une dernière commande. Alors, mes amis Luc, Patrick, regardez la photo ci-dessous, and "read my lips", le beaujolais nouveau est arrivé, et ma dernière bouteille vous attend à la boutique de l'odyssée!

bojo_eve

PS J'ai réactualisé les photos de mes enfants ;-)))

 

 

 

18/11/2009

BOJO NOVO & CO


Le Beaujolais nouveau est de retour, le troisième jeudi de Novembre, comme chaque année ! Et pour la première fois nous ouvrons la boutique ce jeudi là également. On dégustera donc ces nouveaux sur trois jours ! Je voudrais entendre des exclamations de joie, des « hourrah » et des « youppie », mais apparemment rien. Et oui, le Beaujolais a une réputation exécrable et le coût de grâce a été donné par le reportage d’envoyé spécial sur le vin naturel. Il faut dire qu’il l’a bien cherché, en transformant une idée de génie et un terroir fabuleux en un produit artificiel où le raisin ne trouve plus sa place.
 

beaujo2


Car faire du jus de raisin tout juste fermenté, sans élevage, sans artifice, pour être aussitôt soutiré et aussitôt bu, quoi de plus naturel, je le répète, c’était une riche idée. Ensuite, certains ont cru que son succès venait de ce petit goût de banane et de cuberdon propre à la macération carbonique et ont cherché à l’exacerber, dénaturant ce vin jusqu’au point de rupture où le raisin n’était presque plus nécessaire, la souche de levure sélectionnée 71 B suffisant largement.

beaujo3


On connaît la suite, après un succès mondial, le consommateur s’est rendu compte de l’arnaque et ce fut le retour de manivelle. Les œnologues, jamais en manque d’idée proposent maintenant des vins aux arômes de cassis et aux robes foncées, non pas le fruit du raisin (j’aime bien cette image ;-), mais à nouveau par le biais de technique de vinification le dénaturant. C’est pas beaucoup plus reluisant comme approche du vin, et pas bien meilleur en tout cas !

 

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Pas de salut sans ces pratiques ? Et non, il y a une bande d’irréductibles qui grossit un peu chaque année, et qui nous propose de vrai Beaujolais nouveau, fait de raisin mûr, juste macéré et fermenté. Arôme de cerise sur le gâteau de marc, pour la France, la Belgique et les pays avoisinants, il n’y a même pas d’ajout de sulfite dans les cuvées que nous proposons. Evidemment, il faut les chercher et ne pas traîner, car ceux là sont vite dévalisés par les amateurs un peu curieux.
 
Et puis cette année, c’est 2009, avec un été qui a permis de produire des jus fantastiques, d’une gourmandise incroyable et d’un fruité éclatant. Si vous devez regoûter un jour un Beaujolais nouveau, c’est le moment, c’est l’instant rêvé ! Tout n’a pourtant pas été rose chez tout le monde. Ainsi le sort s’acharne sur Michel Guignier, à Vauxrenard, qui à dû essuyer 5 attaques de grêle, réduisant son rendement à moins de 12 hl/ha. Pas de nouveau donc pour Michel, mais j’ai pris son Mélodie d’automne, tout en finesse aromatique, ceux qui ont connu le 2007 doivent se précipiter ; c’est une pure merveille ! Le prix a un peu augmenté, car l’équilibre de l’exploitation est en jeu, mais ça vaut la peine de soutenir ce vigneron passionné !
 
Pas la joie dans les rendements non plus chez Christian Ducroux (photo d'un cep plus bas), à cause d’une attaque de mildiou qui a dévoré une bonne partie de ses raisins. Christian ne parle pas de malchance ou d’inefficacité de ses traitements bio ; non, il aurait simplement dû traiter ses vignes en ce satané dimanche de juin. Il a préféré attendre et passer un peu de temps de repos avec ses enfants. Le lundi, c’était trop tard, la pluie était de retour (il a plu la quantité de 2 mois en 15 jours). Quand on déguste paisiblement ces nectars, il est parfois bon de se rendre compte des conditions dans lesquelles il a été produit. Très peu de vin donc, mais les prix bougent peu, et la qualité est incroyable, un beaujolais nouveau qui serait presque de garde, à déguster maintenant sur un filet de marcassin cuit à basse température comme le fait si bien Pol Grégoire ( <http://www.polgregoire.org/LAlimentation_Vive/Accueil.html>). Gardez en pour les beaux jours de printemps, ce sera le régal assuré, et c’est vrai pour toutes les cuvées de Beaujo nouveau que je vous propose cette année.
 

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Jean-Claude Lapalu et Georges Descombes ont été plus verni. Pas de mildiou, pas de grêle, un état sanitaire parfait, « on a pas dû jeter un grain » m’a confié Jean-Claude. J’en ai profité pour goûter quelques autres cuvées chez le noune, c’est du pur bonheur, notamment un Beaujolais Villages qui sera soutiré au printemps dont je réserverais bien les quelques hectolitres disponibles ! Attention tous les nouveaux proposés ici sont des « Villages » issus de terroirs du Nord de Belleville, les terroirs des crus du beaujolais (Morgon, Moulin à Vent, Brouilly, Régnié, …), nettement plus qualitatifs que ceux issus des terres productives des plaines du Sud.
 
Au programme donc (les nouveaux seront aussi disponibles (et dégustables ;-) chez BIOSPHERE le vendredi et samedi en dehors des heures d’ouverture de la boutique)

Beaujolais Villages Nouveau 2009, Gamay, sans sulfite ajouté, JC. Lapalu (Bio conversion) 
Robe pourpre foncé, nez éclatant, avec une petite note de banane et beaucoup de cerise et son noyau. En bouche c’est gourmand et croquant, dense mais non dénué d’élégance, rafraîchissant et nourrissant.
 
Beaujolais Villages Nouveau 2009, Gamay, sans sulfite ajouté, Ch. Ducroux (Bio et biodynamie certifiée)
Robe également très pourpre, nez épicé (girofle), fruité (myrtille), floral, un peu poivré, note légèrement animale. Bouche avec de la mâche, quelques tannins, assez puissante mais dotée d’une bonne acidité ; c’est presque un petit vin de garde. (photo ci-dessous, presque tout est travaillé au cheval, même les pulvérisations)

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Beaujolais Villages Nouveau 2009, Gamay, sans sulfite ajouté, G. Descombes (Non certifié) 
Robe encore plus colorée il me semble. Nez de cerise, de noyau, de myrtille, qui vous fait saliver tout de suite ; vraiment rien à voir avec le primeur classique ! En bouche c’est pulpeux à souhait, d’une maturité exemplaire, équilibré. Encore meilleur que son 2007, on en boirait des louches ! Noune travaille bien sûr en bio, mais il n’a pas la certification, car il a une petite parcelle très en pente sur laquelle il passe un défoliant une fois par an. Mais elle ne rentre pas dans son nouveau.
 
Mélodie d’Automne, Vdt, 2009, Gamay, sans sulfite ajouté, M. Guignier (bio certifié) )
Superbe nez complexe, entre fruit et fleur, notes de banane, de cerise et de fleur, ça pinote presque. La bouche est élégante, non dénuée de longueur, on peut le garder sans problème, même s’il est déjà tellement ravissant !
 
Chiroubles Vieilles Vignes 2008, Gamay vinifié sans sulfite, D. Coquelet 
Dans la famille Descombes, il y a Damien (photo ci-dessous), un jeune gars éminemment sympathique dont nous avions déjà dégusté une cuvée il y a quelques temps. Le voici de retour avec une cuvée plus sérieuse, son Chiroubles Vieilles Vignes, qui prouve qu’il a assimilé les talents familiaux très rapidement. Le style est similaire, fait de densité et de gourmandise. C’est le meilleur 2008 dégusté à ce jour, c’est tout dire. Et l’année prochaine il y aura un Morgon Côte de Py, goûté sur fût, que du bonheur ! Damien débute et travaille déjà en bio, la certification devrait suivre.

 

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ET puis grosse surprise pour ceux qui viennent le samedi, il n’y aura peut-être plus de Beaujo nouveau;-) mais il y aura notre petit ours brun, Mathieu BARRET du domaine du COULET à Cornas, une visite surprise à ne pas rater !!! Il nous fera déguster ses 2007 ! <http://domaineducoulet.site.voila.fr/page1.html>
 
Et puis semaine évènement, décidément, ça y est, je n’ai pas encore les clés, les travaux n’ont pas encore commencé, mais je ne résiste pas à la tentation d’ouvrir dès ce jeudi, notre nouvelle boutique, l’ancien café « Guet à Pintes ». Sauf souci (ce sera indiqué sur la porte), vous pourrez découvrir ce lieu « brut » avant que nous ne le rafraîchissions (il en a bien besoin ;-). C’est dans la même rue, au bas et au coin de celle-ci, au numero 2. Donc vous retenez, ce week-end, c’est soit au 2, soit au 22 !

28/10/2009

VINS BLANCS de CHAMPIGNONS

Dégustation à thème le week-end passé à la boutique de l'odyssée. Comme d’habitude, direz vous! Oui, mais cette fois pas de région, pas de cépage, pas de vigneron, juste une recherche d'harmonie avec la saison, et l'occasion aussi de se prendre un bon bol d'oxygène. Et puis une harmonie culinaire aussi, via bien sûr, les champignons! Pas de longues balades, donc, mais belle récolte!

J’ai pris quelques unes de mes recettes préférées et tenté d’y coller un accord parfait, en tout cas l’accord que je ferais sans hésiter. Ensuite, à vous d’essayer. Pas le temps de rédiger ces recettes souvent réalisées à l'inspiration; alors, je vous propose de consulter celles que j'ai tirées du net. A vous de les adapter selon votre goût, envie et expérience.

Les Blancs

Avec tourtestourtes ou quiches, comme certains d’entre vous les ont dégustées à nos journées balades champignons et escargots, j’adore déguster un pinot gris bien sec, mais musclé, qui champignonne ou mousseronne gentiment au nez, et ce fut le pinot gris 2002 de Bruno Schueller; c'était les dernières caisses, et il était parfait. 

Avec un risotto, (dans lequel vous n'hésiterez pas à tester quelques épices ;-), j'aime bien aller à la rencontre d'un chenin, voire si l'envie d'aventure me prend, à la recherche d'un blanc sans soufre à belle tendance oxydative (par exemple ceux de Pierre Frick).

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De même, si vous cuisinez les pieds bleus, champignons goûteux mais très puissants, il faut un vin qui assure derrière. Là aussi, un chenin bien mûr ou un léger oxydatif fera merveille.

Comme exemple, nous avons dégusté l’Anjou blanc 2007 de René Mosse, aux arômes de crumble au coing, à la bouche grasse mais équilibrée, suffisamment puissant, mais également frais pour pouvoir accueillir ces plats.

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Et puis, même si ce n’est pas la saison, un thème champignon sans morilles et donc sans vins du Jura, ce serait une insulte aux bonnes convenances. On ne va donc pas louper l’occasion de se régaler avec un poulet de Bresse au morilles et vin jaune. Pour l’occasion, j'ai sorti mon millésime préféré de fanfan en vin oxydatif, le 2002, à nous le Savagnin Prestige 2002 de Jean-François Ganevat, et ses arômes de morilles et de lichen séchés, de raisin et d’abricot sec, de curry de Sambhar, et sa bouche onctueuse. Un vin riche, superbe, plus adéquat pour un repas qu’un vin jaune, quoiqu’il soit aussi idéal pour une bonne méditation ;-).


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Les Rouges

 

Le grand classique, c’est l’omelette au cèpes (ou bolets) <http://www.aftouch-cuisine.com/recette/omelette-aux-cepes-39.htm>, moi j’adore l’accompagner d’un Beaujolais de haute tenue, comme par exemple, le Régnié VV 2006 de Georges “noune” Descombes (15,00 € prix du week end). D’une belle densité, d’une grande digestibilité, testez l’accord avec le chapeau du cèpe, et racontez moi ;-)!!

 

Si vous avez la chance de récolter des trompettes de la mort <http://vinature.skynetblogs.be/post/4178100/31-octobre-2006-fete-et-trompettes-des-morts> (j’en ai déjà eu ma platée cette année, merci;-); je vous conseille de les cuisiner avec un beau magret et quelques légumes racines (betterave rouge, mais surtout céleri rave), il ne vous reste alors qu’à répéter l’accord parfait obtenu il y a quelque temps avec un Minervois Régal du loup 2006 du Vignoble du loup blanc (10,28 €, prix du week-end), un accord idéal et d’un rpt Q/P exceptionnel!

 

Avec du gibier, <http://www.epicurien.be/blog/recettes/plats-gibiers/lievres/rable-de-lievre-farci-herbes-champignons.asp>, vous pouvez monter en puissance dans les vins du Languedoc, et je vous propose un Danse des Ceps 2004 de mon ami Christophe Beau (Domaine Beau-Thorey) à seulement 13,11 € la bouteilles (prix du week end).

Enfin, nous ne saurions nous quitter sans la recette traditionnelle de mes week-end champignons entre amis, le ragoût d’agneau aux légumes et champignons de saison, à la recette indiquée <http://www.goosto.fr/recette-de-cuisine/ragout-agneau-10000610.htm>, il vous suffit d'ajouter les champignons que vous aurez trouvé; bolets, amanites rougissantes, clitocybes améthystes, russules, pieds bleus (mais pas trop, ils sont un peu écoeurants)...; et gardez vos girolles et autres trompettes pour d’autres occasions ;-). On conseille un vin du Sud Ouest, c’est une bonne idée, moi j’irai vers la cuvée La Fage 2006  du meilleur domaine de Cahors (Cosse Maisonneuve) (13,11€ prix du weekend). Un vin d’une certaine finesse, qui ne renie ni son cépage (le malbec) ni sa vinification naturelle :-)))

 

 

 

Bon, je n’aurai évidemment pas l’occasion de préparer toutes ces recettes, mais j’espère bien avoir le temps de faire une belle tourte, en tout cas, j’ai déjà les champignons (photo ;-)

 

 

Pour info, encore deux petites recettes,

<http://www.linternaute.com/femmes/cuisine/recette/313763/1095268726/croustillant-de-foie-gras-aux-champignons-des-bois.shtml>, avec laquelle je conseille le grand Cru Schlossberg 2004 de Schaetzel, impeccable, il arrive à maturité, encore quelques caisses ;-))

 

 

<http://www.1029cfom.ca/blogue/bonne-chair-bon-vin/2009/07/17-juillet---magrets-rotis-fricassee-de-champignons-des-bois.php>, là aussi un Languedoc pas trop costaud et pas spécialement cher, comme le Fleur de Cynanque, ou la cuvée ETC du Clos roca,  à vous de jouer.


21:06 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/10/2009

PARFUM DE VENDANGES 2009

Un beau petit reportage sur les vendanges 2009 chez les Schueller, ne loupez pas non plus la recette qui suit, de quoi faire saliver et donner l'envie d'ouvrir un vieux pinot gris de cette belle maison!

Et je ne résiste pas à vous mettre en lien le reportage d'envoyé spécial sur le vin est-il encore un produit naturel. Bien sûr il y a une part énervante de sensationnalisme (ben oui soyons pas naïf, c'est de la télé!), mais les boutons vont sans doute surtout germer chez ceux qui ne veulent se remettre en question... Et ils vont tirer à boulets rouges sur le messager (l'envoyé spécial) plutôt que de réfléchir... Car le fond est là, et la différence entre le vin industriel (majoritaire) et le vrai vin de terroir, de préférence bio et nature, s'accentue encore... et les vessies ressemblent de plus en plus à des lanternes ...

17:41 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vendanges, vin nature, schueller |  Facebook |

26/09/2009

La CHASSE au BIOCON (VIN NATUREL IV)

Ne pouvant suivre l'incontinence littéraire et toutes les talibettaneries qui nous inondent, je ne pourrai répondre point par point à toutes les imprécisions qui y fourmillent, j'ai une famille à nourrir ;-).

Allez, une dernière pour la route, celui qui dit que le vin bio n'existe pas, nous donne quand même dans le supplément week-end du vif de la semaine passée sa liste de "dix vins bio", ben oui, Michel, raisins issus de l'agriculture biologique c'est trop long pour tout le monde ;-).

Autre exemple, plus grave peut-être, reprendre dans cette liste de vins bio un domaine en conversion (Pontet Canet), sans mentionner cette précision, et surtout, le Château Smith Haut Lafite qui n'a lui, aucun embryon de certification. Aux Etats-Unis, il y a des procès en cours envers ceux qui ont fait passer des vins pour bio, alors qu'il n'y avait pas de certification (ok, il y a des procès pour tout là bas ;-). Cela doit en tout cas faire plaisir à ceux qui prennent la peine de se faire contrôler. Laissons d'ailleurs la parole à une de ces vigneronnes "nature". 

C'est la période des champignons et "ah que j'adore" la chasse aux champignons. Un rappel, cependant, ne cueillez pas tout, "la grenouille ne boit pas toute l'eau de sa mare", proverbe africain, bref laissez m'en ;-). Pour vous, cependant, je suis plutôt parti à la chasse au Biocon. Oui, quand Michel Bettane parle de ces affreux jajas qui inondent le marché du vin (petit calcul, le vin bio fait peut-être 2% de la production, le vin naturel encore beaucoup moins, soit une goutte pour inonder un marché, quelle puissance le vin naturel quand même;-); de qui parle-t-il à votre avis? Et aurait-il le courage de les nommer, de leur dire en face, à ces vignerons qui passent le plus clair de leur temps à travailler dur dans leurs vignes, qu'ils sont des ennemis de la civilisation du vin? Alors à votre avis, qui sont ces biocons? Je veux des noms! ;-)))

Une piste, les guides! on va comparer les guides, partant du fait que si un domaine nature est présent dans un guide c'est qu'il envoit des échantillons (ben oui, les guides ne reprennent généralement que ceux qui leur envoient des bouteilles, pas la peine d'y chercher Schueller ou Casot des Mailloles). Et que s'il n'est pas dans le Bettane, c'est plus que probablement un biocon. Allez la chasse est ouverte!

18/09/2009

VIN NATURE NATUREL (III)

Au delà de toute polémique (je suis un doux rêveur;-), on continue la petite analyse des propos de Michel Bettane.

Avec les propos qui suivent, on touche le noeud du problème. Bettane qui se vante par ailleurs d'être un des premiers défenseurs du bio (voir les commentaires), en nie finalement toute qualité et joue au manichéisme simpliste. Détaillons.

 

Les vins bio sont tout de même différents ?

MB: Ceux qui tiennent à cette dénomination s'acharnent à accuser les autres types de vins de trahir leur terroir et même d'être dangereux pour la santé. Mais ils n'apportent aucun argument solide pour le prouver, sinon ceux issus de leurs fantasmes ou de leur mauvaise foi. La dégustation comparative démontre, en revanche, que des vins reconnus par tous comme exprimant remarquablement leur origine sont régulièrement produits à partir de raisins non bio. Par ailleurs, toutes les analyses chimiques réalisées par les experts ne montrent pas de différence fondamentale dans les résidus de pesticides ou de métaux lourds. Des taux encore trop importants, il est vrai, même s'ils sont largement inférieurs aux seuils jugés dangereux par les organismes de santé publique.

 

Et pourtant, faut-il rappeler que les études du PAN qui ont bien montré la différence entre les résidus de pesticides trouvés dans les vins bio par rapport aux conventionnels. Et même entre le raisin bio et non bio, ce qui a d'ailleurs valu un procès aux auteurs de cette étude, dingue!. Alors bien sûr, certains diront que ces taux sont faibles. Mais par rapport à quoi, sans doute versus les normes sur le raisin, qui sont elles, bien trop élevées; car si on compare à l'eau, des facteurs de 5000 ont été enregistrés. Et puis, que veut dire faible; ppt, ppb, ppm? Non, le problème de ces pesticides et ce n'est pas moi qui le dit, c'est qu'ils sont cumulables dans leurs effets et qu'ils s'accumulent dans nos tissus. L'augmentation des cancers peut, hélas, difficilement être expliquée par d'autres composantes que celle de l'utilisation des pesticides et de la pollution. Alors, si on peut les éviter dans un produit de luxe comme le vin, et cela est démontré chaque année par des vignerons passionnés de chaque région, pourquoi se braquer. peut-être simplement pour ne pas bouleverser l'ordre bien établi qui fait bien vivre. A nouveau. Bettane se réfugie donc et se fige derrière des législations qu'ils croit immuables mais qui vont changer. Et même si les vignerons qui ne sont pas en bio ne sont pas des criminels, ceux qui savent et qui continuent à promouvoir leurs poisons, sont nettement moins blancs... Concernant le terroir et la qualité des vins non bio, il y a du fantasme là derrière, il est hélas possible de faire des vins qui ont une (pas LA ;-) expression du terroir même si on est pas en bio. Et oui, entre le tout chimique et le tout bio, il y a toute une marge. Et même entre bio et bio, les approches diffèrent tellement. caricature quand tu nous tiens!

 

Avant de continuer l'analyse de l'intervention de Michel Bettane dans l'express (et dans le vif), ou le dossier un peu plus consistant d' In Vino Veritas, je tenais à vous faire part de la sortie du dossier vin nature du supplément du Vif L'express de ce week-end ;-); des fois que vous vouliez voir ma trombine ;-).

 

 

23:39 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vin bio, vin naturel, bettane |  Facebook |