27/02/2007

BUVEUR de CONTRE-ETIQUETTE

C’est une réflexion que j’ai eue suite à la lecture du super bouquin de Jérôme van der Putt « le vin bio mode d’emploi » Un livre que tout le monde devrait avoir lu, pas seulement ceux sensibles à la culture bio ou aux vins naturels, mais tous les passionnés de vin. Ecriture et structure claire, précise, sans littérature inutile (les mauvaises langues diront que je sais de quoi je parle ;-) et sans polémique. Il reprend aussi quelques beaux CR de vins naturels illustrant très leurs caractéristiques ; une belle source d’infos.

Il y prêche (le mot un peu fort) pour que le vigneron indique, sur la contre-étiquette, plus d’informations sur ses méthodes, à la vigne comme à la cave.

Vin-bio

Le Vin Bio Mode d'emploi reposant sur des bouteilles de Schueller (bio non certifié); Jérôme appréciera, je crois, mon clin d'oeil!

Il y a aussi depuis peu, la législation qui impose le sigle de la femme enceinte, mais aussi le fameux « contains sulfites » ; que le vin soit vinifié sans ou qu’il en soit chargé à balles de guerres.

Je sais que les adeptes de « la vérité est dans le verre » me diront que … cela n’a pas d’importance à leurs yeux puisque … la vérité est dans le verre. Mais enfin, ils aiment quand même bien connaître, j’imagine, le millésime, l’encépagement … Enfin peu importe, leur opinion est tout à fait respectable, mais on connaît donc déjà leur avis, pas la peine d’en rajouter ;-). Et puis flûte, je le reconnais sans fard, je suis un buveur de contre-étiquette ; comme je le disais par ailleurs, j’aime voir sous le capot, j’aime m’enthousiasmer en connaissances de cause.

Beaucoup de bouteilles en possèdent déjà, mais souvent, elles sont très vagues, et souvent bêtement publicitaires. Donc pour ceux qui restent sur leur faim quand aux précisions d’une étiquette, plus d’infos est nécessaire.

Quelques mots sur le domaine, sur la viticulture, la vinification et le vin lui-même. Mais trop d’informations ce n’est plus de l’information ; alors à votre avis ; s’il en faut, ce seraient lesquelles ?

Pour moi : en ce qui concerne la viticulture, il y a les certifications, ecocert, demeter, terra vitis pour la lutte raisonnée ; ça vaut ce que ça vaut, mais ceux qui n'en veulent pas, devraient peut-être s’abstenir de faire référence à l’environnement. Par contre, la démarche peut être précisée, sans pour autant, comme il est très bien mentionné dans le bouquin de Jérôme van der Putt, nous mettre des coccinelles partout !

L’encépagement, ça c’est simple et utile, ça m’aurait déjà épargné des heures de recherche sur google !

La teneur en alcool est obligatoire (mais pas toujours correcte), celle en sucre est parfois très utile, même si les puristes me diront que ce qui compte c’est la sensation sucrée et non la valeur mesurée. C’est vrai, mais bon cela limite quand même le risque d’erreur ; et puis on peut préciser, s’il est gustativement sec ou autre…

L’absence de chaptalisation (j’imagine mal, le vigneron mentionner qu’il chaptalise;-) bien que certains ne s’en cache pas) . Les affirmations mensongères pourraient être décelées (la RMN dans le cas de la chaptalisation), rappelons nous la polémique sur cette même toile à propose de Climens.

L’absence de tout intrant, enzymes, gommes, autres poudres de perlimpimpim…S'il est non filtré, non collé…

Sa vision du sulfitage (pas d'ajout, vinification sans, uniquement à la mise, dosage, ..), car pour les vins sans soufre ; on entend tout et son contraire.

Les conditions de stockage (moins de 15°C pour les vins naturels). C’est vrai que pour certains vins bio, et principalement ceux dits naturels ; un mode d’emploi serait parfois bien nécessaire.

Car mettre des infos sur la contre-etiquette, c'est aussi s'engager un peu, un peu plus que le discours classique; car si les paroles s'envolent, les écrits restent.

Bref, si les bons vignerons "nature" pouvaient déjà, être certifiés bio, ils pourraient ensuite indiquer, sur la contre-étiquette, que leurs vins sont vraiment produits, à la cave, sans autre additifs autre que le sulphite. Cela augmenterait sensiblement la transparence et j'en serais très satisfait...

19:28 Écrit par Laurent dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/02/2007

19 JANVIER 2007: Une Cascade de Désagréments

Pour avoir droit à une AOC, les vins doivent répondre à un cahier de charges. Celui-ci comprend des contraintes se voulant de typicité, comme les délimitations géographiques qui contrôlent donc l’origine. Ou comme l’encépagement. On ne peut pas assembler les vins comme on veut, certains cépages ne peuvent entrer dans l’appellation. Un exemple réputé, la cuvée Z de Zind-Humbrecht à base de chardonnay est déclassée en vin de table, le célèbre Trévallon en Baux de Provence est déclassé en vin de pays en raison de la présence de plus de 20% de Cabernet Sauvignon. Il y a aussi des paramètres qui se veulent plus qualitatifs, comme les données analytiques, le rendement et la densité de plantation. Certaines appellations veulent aller plus loin, comme les Baux de Provence qui pourrait inscrire la culture biologique dans la charte AOC.

Mais ce n’est pas tout ! Si la pertinence des paramètres précédents peut être discutée ; ils sont relativement objectifs. Bien sûr, on peut les contourner. Qui va pouvoir vérifier les assemblages dans la bouteille ? Plus grave, des rendements trop élevés reçoivent souvent des dérogations et puis il suffit pour les respecter de faire la déclaration de récolte en fonction, et d’écouler les raisins superflus autrement, voire de les laisser sur pied. Dans ce cas, le raisin qui va dans la bouteille est pourtant bien issu d’un rendement trop élevé !

Mais ce n’est donc pas tout ; il y a aussi la dégustation d’agrément. Et là, je pousse mon coup de gueule. J’ai rendu visite la semaine passée à la plupart de mes vignerons alsaciens préférés, il se fait que trois d’entre eux ont connu ce problème pour leur dernier millésime.

Je commence par Vincent Stoeffler, à Barr. Pour la première fois de sa carrière (environ 20 ans) un de ses vins est déclassé, pire, c’est son grand cru Kirchberg, qui fait sa juste fierté, qui reçoit les foudres des comités d’agrément. Je l’ai dégusté ! C'est un vin un peu austère, comme l’est souvent le Kirchberg de Barr dans sa jeunesse. Mais pas plus que le 2004, il est par contre très sec, avec une belle matière, comme j'aime, un peu fermé, mais un très bon de potentiel.

?Et bien, le verdict, déclassé... manque de matière ...Inoui !

Ensuite, je vais chez Jean-Pierre Frick; chez lui c'est génial!?En général, les vignerons m'évitent les commentaires un peu trop vendeurs sur leurs vins ; mais lui, c'est carrément à l'aveugle (enfin il demande si je préfère et je suis joueur;-)Nous dégustons, ce qui est peut-être mon 50eme vin de la journée. Je suis fatigué, mais pour moi, l’origine du vin qu'il me présente est évidente, donc j'ose; je lui dit, « on change de cépage, c'est du muscat! ». Il me répond, « je suis heureux ». Il m’explique alors qu’il s'agit de son grand cru Steinert 2004, refusé pour … manque de typicité...J’ai reconnu le cépage ; je n’en tire aucune gloriole. Car si ce n'est pas un muscat variétal, ce n'est pas autre chose qu’un muscat.

Et puis, c'est un grand cru, le Steinert !!! Et le seul producteur de Steinert, c'est Frick! Il n'y en a pas d'autres! Donc le seul qui pourrait juger de la typicité de ce grand cru, c'est sans doute Jean-Pierre lui-même. Mais non, déclassé! Re-Inoui !

Je ne sais pas si vous suivez car il est tard (en tout cas pour moi), mais c'est apparemment n'importe quoi ces dégustations d'agrément. Et je ne parle pas de supers vins atypiqes pour cause de sans soufre ou des notes d’oxydation ménagée de certains vins dont le fruit et le terroir explose en bouche qui sont refusés par des dégustateurs aux références œnologiques très obtuses. Ca c’est souvent le cas des vins de Bruno Schueller, dont le fameux (et délicieux) grand cru Pfersirgberg ne reçoit pas souvent l’agrément (vous le connaissez sous le nom de « le verre est dans le fruit »). Non, je parle de vins aromatiquement corrects, comme ce jour là encore, le super riesling « cuvée particulière » de Bruno Schueller. Il est aussi passé à la trappe, verdict : manque de matière. Dingue, les vins de Bruno sont justement réputés pour leur matière et leur maturité. Mais attention ; aussi pour leur absence de sucres résiduels. Et voilà peut-être une piste pour expliquer cette cascade de … désagréments…

A moins de ne jamais boire de vins d’Alsace , ou de vivre sur une île déserte uniquement approvisionné par les vins de Gérard et Bruno Schueller, vous l’avez constaté, les vins d’Alsace sont de plus en plus sucrés, et le riesling n’échappe pas à la règle ! On retrouve donc probablement, dans une même série d’agrément une grande majorité de vins aux sucres résiduels et puis perdus au milieu, un ou deux valeureux vins secs. Et c’est peut-être là que le bât blesse. On sait que le sucre apporte de la rondeur, rend le vin plus consensuel, mais apparemment, un peu de sucre résiduel ferait aussi office, pour beaucoup de dégustateurs officiant là bas; de preuve de matière, de richesse, de maturité, que sais-je encore. C’est évidemment très réducteur et souvent très faux. Mais cela montre que les vins secsrefusés, ne manquerait donc, non pas de matière ou de richesse, mais bien de sucre résiduel… un comble !

Alors, entre la jalousie des uns, l’incompétence des autres ; les rôles ambigus des œnologues et vignerons qui sont juges et parties ; et surtout au vu du nombre de vins refusés à l’agrément et dont je me suis délecté (il y en a à notre carte ;-), je me demande simplement, si l’appellation ne devrait pas se limiter, à ce qu’elle garantit uniquement dans les faits, l’ORIGINE.

Ensuite, le « marché » fera le reste…Dernier mot, j'ai cru lire que cela ne posait pas de problème au vigneron, une belle étiquette, un nom original et on peut le vendre plus cher. Il y a des exemples connus, la Valinière de Barral a, justement, fait parler de lui, la quintessence de mes roujetons de Dagueneau se vendait plus cher que le vin an appellation. D’autres, choisissent sciemment de quitter l’appellation, pour éviter ces désagréments et pour surtout, fuir au maximum la bureaucratie.

Mais ce ne sont que des exceptions. Pour le reste, ce n’est pas vraiment vrai;-). Beaucoup de vignerons sont attachés à LEUR appellation et vivent très mal ce déchirement. Et puis je peux vous l’assurer, beaucoup d’acheteurs, sont encore rassurés par une appellation classique et hésite, hélas, à investir 20 euros dans un … vin de table.

Alors, tiens pour le plaisir, une liste des vins de table à la carte :

Casot des Mailloles : en appellation Collioure jusque fin des années 90, suite à un refus d’agrément et par horreur de la bureaucratie, les castex proposent maintenant toutes leurs cuvées en vin de table … et de plage

Rene Mosse: Son rosé, son rosé d'Anjou, par solidarité avec Mark Angeli, récidiviste du désagrément, il est sorti de l'appellation; il nous propose son Achillée mon Rosé! , une corbeille de fruits bien mûrs!

Terre Inconnue : Robert Creus n’a jamais revendiqué d’appellation, aussi en raison des pertes de temps causées par les paperasses. Toutes ses cuvées sont en vin de table, la Sylvie un bijou pur syrah est donc le vin de table le plus cher de ma carte (mais il les vaut largement)

Leon Barral : Ici, c’est différent. Les autres cuvées de Barral sont en appellation Faugères ; et c’est en raison d’une teneur trop élevée en acidité volatile que sa superbe cuvée Valinière 2001 a été refusée à l’agrément. Elle était superbe, cela a fait un peu de pub méritée pour le domaine, mais ce n’est pas le but de Didier Barral . le 2002 est en Faugères et il est un peu moins grand … A noter, une nouvelle stupidité, le millésime ne peut être mentionné sur l’étiquette. Mais cela nous vaut de beaux contournements de loi, comme le « classique » N° de lot, ou plus élégant, cette petite couvée de canards de la valinière.

Gérard Schueller & Fils : Ici aussi, des cuvées sont régulièrement recalées par des jaloux ou des in compétents. Le Verre est dans le fruit, grand cru Pfersirgberg en est un exemple frappant ! Il y avait aussi son très bon crémant sans soufre 2000, recalé pour amertume, mais je n’en ai plus ; vous l’avez trop aimé ;-)

Jean-François Ganevat : Pas de refus d’agrément, mais un caractère explorateur trop peu contrôlé. Son superbe « j’en veux », croquant à souhait est en vin de table en raison de l’encépagement. De vieux ceps d’enfariné, égrappés à la main, vinifiés sans soufre ; avec du béclan, du greush, du noah et bien d’autres. On dit même que le copain de Monica serait passé par là …

André et Mireille Tissot : Un retour aux sources pour la cuvée Spirale de Stéphane Tissot, qui n’a pas droit à l’appellation « vin de paille » car le taux d’alcool est trop faible. Il aurait falu pousser la levure pour y arriver. A la dégustation, l’équilibre était parfait, Stéphane n’a pas voulu forcer, il a bien eut raison.

Domaine Viret : Pas de désagrément ici, juste un choix d’encépagement original (et bon).Beau-Thorey : Ici aussi, on en fait qu’à sa tête ! La cuvée Ultime, le joyau du domaine, assemble des vielles vignes d’aramon et d’autres, n’ayant pas droit à l’appellation.

Christophe Beau nous a conté l’épopée du rachat de ces très vieilles vignes dans un superbe roman : la danse des ceps. Une lecture indispensable pour tout amateur de vin. A ne pas rater !

Et donc bientôt à la carte, nos Alsace préférés:

Le XXC ex Kirchberg de Vincent Stoeffler

Le Muscat Steinert de Jean-Pierre Frick (on distingue sur l'étiquette les mentions grand cru; mais elles sont barrées ;-)

07:12 Écrit par Laurent dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

19/02/2007

MORT AU BIO!

L'Europe va bientôt adopter un règlement signant l'arrêt de mort du bio, dénaturant complètement sa philosophie; en autorisant la présence d'OGM et de pesticides en quantité non négligeable. Je vous engage à lire les infos sur le Site Nature et Progrès et à signer leur pétition qui s'oppose à cette décision. Il y a urgence!

20:16 Écrit par Laurent dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JANVIER 2007: Les 7 Péchés Capitaux ... du Bordeaux!

On me demande souvent, « tiens vous n’avez pas de Bordeaux? ». Tout d’abord, c’est faux, j’en ai plein ma cave perso, fruit coûteux d’un parcours assez classique d’amateur passionné ;-).

Mais c’est vrai, à la carte, rien, nihil, nada, Pourquoi ?

Et bien, je vais vous le confesser; voici les 7 péchés capitaux du Bordeaux ;-)

- La première (1) englobe la plupart des suivantes ; je n’en ai encore trouvé aucun répondant aux critères que je me suis fixé. Oui, vous avez bien lu sur la première page du site : « respectant terroir, raisin et amateur de vins ». On détaille!

- Respect du terroir, et de son environnement bien sûr ! (2) Peu de « bons » vignerons en bio, la diversité du choix est faible, ; dans les autres régions il y a des locomotives (les meilleurs sont tous en bio et le disent, Zind-Humbecht en Alsace, Coulée de Serrant en Loire, Leroy-Romanée Conti en Bourgogne, Chapoutier en Rhöne, …). A Bordeaux ce n’est pas le cas, ou en tout cas c’est beaucoup plus discret (Ausone, Pétrus seraient en bio; « va-t’en savoir » comme on dit chez nous !). Mais ça bouge, un gars comme Derenoncourt a incontestablement une sensibilité différente, cela se voit déjà à la vigne ; mais à la cave ce n’est pas encore assez sensible à mon goût.

- Respect du raisin (3) : le bois ; qu’il soit cèdre ou vanille, est trop souvent omniprésent. Quand j’achète du vin, c’est pour mettre en cave, pas pour construire un abri de jardin ! Exemple récent au cours de septembre, je choisis 1 médoc et 1 st emilion, au hasard, mais près de 15 euros quand même. Au nez, point de diférence, des deux verres jaillit un boisé explosif, dominant tout autre arôme. Cela donne un côté luxueux au vin, pour moi c'est surtout du maquillage putassier qui cache l'absence de raisin. Dommage!

- Respect du raisin (4) : le soufre ; probablement parce que c’est une des régions qui exporte le plus ; les vignerons (ou leurs œnologues) ont souvent la main lourde sur le SO2. On ne retrouve donc pas souvent des cuvées « nature » style jus de raisin fermenté comme le font si bien Ganevat, Beau-Thorey, Hérédia, ou Sablonettes; ou des vins respirant le travail du sol et du vigneron comme le Casot des Mailloles; ou des vins gorgés de fruit et d’une classe folle comme Lapierre, Ducroux, Schueller ou Ganevat encore lui; ou encore ceux qui proposent des voyages aromatiques extraordinaires et parfois insolites comme Overnoy ou Barral ! Pas le goût du risque chez les Bordelais, trop d’enjeu, trop de fric en jeu ?

- Respect de l’amateur de vin (5) ; c’est surtout respect de son portefeuille. Il y a des Bordeaux corrects à moins de 15 euros, probablement, mais il faut reconnaître que ceux qui sont reconnus comme les meilleurs (les crus classés) ne sont pas donnés donnés. Des exemples? J'ai dégusté avant hier un Giscours 2002 : en voici les notes : « J'avais acheté quelques bouteilles aux foires cora sur base de commentaires lus sur LPV (comme quoi même les amateurs peuvent se tromper ;-). Hier soir, j'ai eu envie d'en goûter une : robe noire, je sers un verre à ma moitié, le verdict est imparable: poivron! Mais pas que; on y retrouve de la groseille, du boisé (plus cèdre que vanille), et des notes lactées (caramel mou, diacetyle) un peu chiantes mais qui vont progressivement disparaître. Le jus n'est pas dense, mais ne présente pas de creux, plus fruits noirs en bouche, les tannins sont déjà très civilisés et passent bien sur la côte de boeuf, l'extraction me semble juste. Peu de longueur. Alors c'est bon? Pas mal si on aime un peu le poivron, mais beaucoup trop cher! » On devait se trouver au dessus des 25 euros ; à ce prix là, on a largement du Jadis de Barral, un Rangen de Shaetzel ou un superbe Misteri de Pujol, .. vous saisissez le problème? Un autre exemple ; Lagrange 1999, très bon vin, 1999 est un millésime à boire et offre déjà du plaisir. le vin, peu boisé, c'est à souligner, tannins peu extraits, densité honnête, sève de fruit noirs, un peu de terre fraîche. J’aime bien, mais à nouveau, près de 30 euros pour cette quille ? Non, non et non ! Enfin ceci dit, Bordeaux n’a pas l’apanage des vins chers, mais le problème c’est qu’il présente beaucoup moins de super rapport Q/P vers 15 euros que les autres, à moins d’apprécier le bois et les vins corsetés par le soufre !

- J’aime pas le poivron ! (6) Ben oui, en tout cas pas dans le vin ; c’est comme ça, et encore si on tend vers le poivron rouge rôti ou le paprika, ça va, mais la dominante poivron vert, je fais une fixation ! Ce fut mon lot à Rouffach, il y a deux ans je crois (c’est sur le blog), quand j’avais dégusté tous les Bordeaux bio présents ; un seul avait trouvé crédit à mon goût : Chavrignac. On était pas loin de ce que je recherche, je vais le regoûter bientôt très certainement. Les autres ; poivrons, bois (bio ?;-) et dilution, tout ce qu’on reproche au bio d’avant, faire du bio avant de faire du bon vin !

- La cravate ! (7)Vous avez vu les photos de "vignerons" bordelais; toujours la cravate et son costard. Et j’aime pas la cravate, enfin, c’est même pas vrai, mais elle représente un peu trop le côté business du Bordelais. Plus en attente de la cote Parker et du prix qu’elle va permettre de faire payer aux nouveaux riches, que de faire visiter ses vignes à un amateur passionné. Mais c’est vrai, les vignes et la cave, ça pourrait tacher le costard…

- Ben oui comme les trois mousquetaires étaient 4, les 7 péchés capitaux du Bordelais sont 8 ;-). En fait, c’est plus un conseil, mais une des raisons pour lesquelles il n’y a pas de Bordeaux à ma carte, tiens aussi au fait du réseau de distribution de sa production. Il est impossible pour un petit caviste de campagne de concurrencer les prix (élevés mais régulièrement moins chers que les primeurs) des foires aux vins. Les grandes surfaces font très peu de marge, mais du volume, ça moi y en a pas savoir faire... Donc si vous voulez absolument casser votre tirelire pour du Bordeaux, faites comme moi ; faites vos courses à Cora ;-)

Voilà, vous l’aurez compris, j’ai aimé et j'aimerais aimer encore Bordeaux. Mais j’ai peut-être évolué plus rapidement que lui. Mais qui sait, ce serait avec plaisir que je vous ferai découvrir un vrai jus fermenté nature de cabernet ou de merlot pas trop cher ; le jour où j’en trouve un à mon goût ; qui sait, à suivre !

Tiens pour ceux qui sont intéressés, une interview de Stéphane Derenoncourt (Pavie Macquin, Canon la Gaffelière, Clos Fourtet, ...) dans la revue le rouge et le blanc (une des meilleures revues sur le vin, je vais m'y abonner je crois!). Il y parle des vins sans soufre; je ne suis pas d'accord sur tout, mais c'est un point de vue très intéressant pour lancer un beau débat.

18:21 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

VOEUX 2007

Meilleurs voeux pour cette année que d'aucun nous disent cosmique, qu'elle vous apporte en plus de la santé, le meilleur! Ce n'est pas compliqué, mais il faut le vouloir un peu! Qu'elle nous écarte un peu plus les papilles et notre envie de découverte, qu'elle développe encore notre sensibilité, notre profondeur et notre respect des autres et de leur environnement! Faut pas grand-chose pour enrayer la mornitude actuelle, mais faut peut-être changer quelques habitudes; on y reviendra!

18:13 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/02/2007

24 DECEMBRE 2006: L'heure du BILAN?

Noël, la fin d'année, c'est le moment de festoyer, de gâter sa famille, ses amis, d'ouvrir de bonnes bouteilles, de penser à quelques bonnes résolutions; mais c'est également l'heure du Bilan!

Je ne sais pas si vous vous souvenez de ce sketch de Michaël Kael dans "Nulle Part Ailleurs", et cette fameuse phrase, que je ne peux m'empêcher de répéter:"Mais c'est également l'heure du bilan". C'est bête mais rien que d'y penser, cela me fait rire, cet humour de potache. Bon je disais donc l'heure du bilan; oui, après une année au cours de laquelle cette activité qui était secondaire est devenue principale, il est bon de s'arrêter et de regarder le chemin parcouru. Et bien, c'est pas mal, l'ouverture de notre boutique, la diversification des activités (tisanes, huiles, épices, ..), les dégustations hebdomadaires, les ateliers de l'Odyssée, notre Marché de Noël, les cours de la true great wines academy, ... non, on a pas vraiment chômé et votre intérêt pour ces activités parallèles au vin n'a pas flanché.

Ce ne sont pas les idées qui manquent pour la suite, on va simplement tenter de structurer le tout un peu mieux afin que vous puissiez vous organiser au mieux. Le programme bientôt!

Et puis notre carte vins s'est aussi développée, avec l'arrivée de nouveaux vignerons, du Sud (Henri MILAN, Borie la Vitarèle, Mas de Cynanque), mais aussi de l'Est (TROSSET et BERLIOZ en Savoie, GRUHIER en Bourgogne et une palette unique de crus du Beaujolais, DUCROUX, LAPIERRE, LAPALU, GUIGNIER, DESCOMBES, ...), et puis la Loire avec MOSSE et HEREDIA, et puis plein d'autres encore, ce qui ne nous a pas empêché de rester fidèle à nos préférés, CASOT des MAILLOLES, TRAGINER, BARRAL, SCHUELLER, SCHAETZEL, LESCURE, GUYOT, BEAU-THOREY, BEAUFORT, MARMANDIER-BERNIER, et je m'arrête là, sinon je les cite tous;-)

Allez si on devait faire un choix sur les plus belles bouteilles de l'année, elles sont très nombreuses, mais voici une petite sélection intuitive

Le ROSE

bilan3Enfin, pas n’importe lequel, le rosé d’Anjou ! Mais pas le sucraillon qui cogne furieusement la tête, non le rosé d’Anjou 2004 de René Mosse. Une gourmandise à peine sucrée, tout en corbeille de fruit, la fraise apportée par le grolleau, la framboise, la cerise,… Petit hic, ça se boit comme de la grenadine ….souvenir de fin de soirée de mes 45 ans…. ;-)En 2005, par réaction au déclassement systématique des meilleurs de l’appellation (Angéli, …) il sera en vin de table et Achillée le rosé de René ;-)

Les BLANCS

Anjou, Chenin, Rouchefer 2003 de R. MOSSE

Oui, un 2003, une vraie gourmandise aromatique, qui même dans ce millésime a gardé beaucoup de fraîcheur.

Jura, Savagnin, Vignes de mon Père 1998, JF GANEVAT

Ouillé pendant plus de 6 ans, c'est la gifle, très grand vin, acidité jurassienne sur une matière imposante, nez complexe entre les fruits exotiques et le monde oxydatif. Grand !

Roussillon, Blanc du Casot 2004, Casot des Mailloles

Ouvert en fin de soirée, après la dégustation des vins d'Henri Milan, c'était un grand moment, gras, puissant, complexe au nez, du superbe grenache onctueux, miam et ouf, j'ai pu rentrer un peu de 2005.

LES BULLES

bilan4Boisson Rouge, Gamay, E. HEREDIA

Du pet nat, je me demande si pour moi 2006 n'aura pas été l'année du gamay. Celui-ci est super désaltérant, fruité sur la framboise, fraise et la pomme reinette, vivement le printemps prochain!

Grand Cru Réserve, J. BEAUFORT

Doux Polisy 1988, J. BEAUFORT

Deux champagnes superlatifs, le premier allie finesse, longueur et puissance, sur un nez complexe d'agrumes confits, de pollen frais, de gingembre, on s'arrête là! Le second, c'est un grand moment, le nez sur le miel, le litchi, la truffe avec des sucres complètement intégrés, c'est magique, un vin de méditation.

Terre de Vertus 1er cru, LARMANDIER-BERNIER

Non dosé, ce vin, droit comme un I, c'est aussi un vin de garde. Cette bouteille avait 2 ans de cave et présentait une belle puissance avec une mâche minérale, crayeuse, mais aussi des arômes de noisette pralinée et de brioche. Plus qu'élégant, délicieux.

LES ROUGES

Outre un Clos de Tart 2001 d'anthologie mais impayable, du vrai velours, des arômes presques sudistes, mais avec de la fraîcheur mentholée et une longueur, une longueur, ...Les pinot noirs LN012 2004 de SCHUELLER et la cuvée excellence 2003 de BINNER, elle avait dominé nombre Bourgogne de plus grande notoriété.

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Le premier pour sa densité, sa rondeur, ses arômes complexes, fruités et épicés qui se livrent au fur et à mesure que la réduction disparaît, génial. Le second, étonnant de fraîcheur, le sans soufre n'y est sans doute pas pour rien, qui livre ses arômes de cerise et de framboise avec un peu de pomme verte bienvenue, et puis une sève mûre et gourmande; je suis très curieux de goûter les millésimes suivants.

Le Clos MILAN 2001 de Henri MILAN

Le domaine MILAN est certainement ma révélation de l'Année; ce vin traduit bien ce coup de coeur, cette douceur en bouche, ces arômes de cerise, de chocolat, ces tannins encore un peu poudreux, un grand vin pour la table.

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Les Crès 2001 (ou 2002) de Borie la Vitarèle

Tout en puissance, c'est un vin d'hiver, chaleureux, épicé, à la longueur interminable, le genre de vin dont j'ouvrirais volontiers une bouteille au coin du feu. Miam! Le 2002 est plus austère, mais allie densité et fraîcheur, un style adorable!

Le Beaujolais

Oui, cette région tant décriée, regorge d'excellent vignerons et de vins de grand plaisir, à boire, à garder, à partager. Mon coup de coeur du général en 2006!

07:04 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2007

19 NOVEMBRE 2006: It's Beaujolais Nouveau Time

beaujolaisEt j'en profite pour découvrir cette région qui ne figure pas encore à ma carte... En raison d'à priori stupides très certainement, le souvenir de beaujopiquette à décorner des boeufs ou de pseudo crus du même cheptel;-). je me suis un peu renseigné et cette gigantesque opération marketing a quand même une origine tout à fait traditionnelle, basée sur la capacité du gamay à faire du super jus fermenté comme on en proposait il y a plus d'un demi siècle dans les petits bouchons de Lyon.

Me voilà donc parti avec mon baluchon de globegutter à la recherche de mon nouveau Graal, un beaujo tout neuf à l'ancienne, du pur jus de gamay, juste fermenté, non collé, non filtré, très peu ou pas sulfité; sans ces arômes de banane dominants (de toute façon c'est démodé), ni ces couleurs et arômes écoeurants de liqueur de cassis issus de la thermovinification et pas du raisin. Non, un vin de soif, désaltérant, sans prise de tête, à déguster entre potes sur du fromage fort de Lyon ou un chèvre sec, juste comme ça ou alors pour refaire le monde.

Deuxième objectif, un peu plus sérieux, les crus. La littérature nous en parle en termes alléchants, les Moulin à Vent, Morgon et autres Chiroubles; certains pourraient, paraît-il concurrencer la Bourgogne (ça je m'en fous un peu, je cherche pas du pinot noir, mais du bon gamay!). J'en ai goûté un ou deux prometteurs, on m'en a conseillé d'autres; j'ai ma sélection en poche, on va goûter ce qu'on va goûter!

2 jours sur place pour visiter pas moins de 7 vignerons, cela tient plus du raid que de la promenade buccolique, quel métier;-)Première étape, à Vauxrenard, dans le Nord du Beaujolais (je n'irai pas dans le Sud, tous les crus sont au Nord), chez Guignier. Peu connu sur la toile, mais c'est un chasseur de grappes récidiviste dans le guide Solar, peut-être une découverte à faire, je ne me limite pas aux grands noms. Première constatation, c'est madame Guignier qui m'accueille; j'ai admirablement choisi mon moment pour les visites, toutes les vigneronnes seront à moi, car les maris sont sur Paris pour y faire goûter le beaujolais nouveau; bien joué Laurent;-)

Très sympa, mais apparemment un peu stressée de me faire déguster les vins, on commence par le Beaujolais Nouveau. Je tombe en arrêt sur le nez, rien à voir avec ce que je connais, et déjà excatement ce que je cherchais, quelle chance! C'est fruité, mais sans démonstration intempestive, tout en finesse, tout en classe.Je le voulais sur le fruit du Gamay, ni banane, ni cassis, il développe un nez fruité friand de ... raisin. Je le voulais non trafiqué, il est pur nature, non collé, non filtré, juste fermenté. Je le voulais digeste et qu'il donne envie de boire (avec modération), il est friand, peu alcoolisé et non chaptalisé. Je le voulais sain, il n'a reçu qu'une pincée de soufre à la mise, enfin je le voulais respectueux de l'environnement, il est certifié bio. A boire comme ça entre copains, pour refaire le monde, ou à table sur un bon saucisson, un fromage (fort), voire des pâtes bolognaises ou même des pizzas! Allez c’est ma tournée, Santé!

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?Tiens je viens de lire qu'il a été choisi comme beaujolais 2006 par le magazine "le monde" avant ceux de Foillard & co, belle pioche...

La suite de dégustation est amusante, le beaujolais villages nouveau est un peu acétique au nez, alors que la bouche est d'un superbe équilibre et montre une belle densité. Dommage; d'autant que le lendemain la même bouteille ne présentera plus ce défaut; les vins nature c'est vivant et manifestement ils ne suivent pas les mêmes règles que les autres (pour moi quand c'est acétique ça ne part pas ...). Mais ce n'est pas fini, les Guignier font aussi du Fleurie et du Moulin à vent. Hélas, confusion dans les bouteilles ou les étiquettes, madame Guignier me propose 2 vins sous étiquette Fleurie, mais dont 1 serait le Moulin à Vent. Ce sont des 2005, je les déguste, c'est très bon jeune, encore un peu tannique mais vraiment super. Bon mais lequel est le Moulin à Vent; je déguste, je regoûte, je reviens en arrière, je me concentre, je suis étonné, je croyais le Moulin à Vent plus puissant, plus poivré, plus tannique... Après 10 minutes, je crois déceler cette différence en tannins et un élevage plus appuyé dans un échantillon, et je délivre mon choix, sous réseve. Le lendemain, j'apprendrai que nous étions en face des deux mêmes bouteilles... bravo Laurent!

Destination suivante, Ducroux; il a fait partie du salon Rondovino avec Christophe Beau de Beau Thorey, sélectionné dans le guide Solar 2006-2007, belle réputation, un des plus anciens en bio et biodynamie, pas le genre biopportuniste, a priori, un incontournable dans la sélection. Je suis accueilli par un grand bonhomme au regard d'une clarté incroyable, un charisme certain. Nous conversons, nous visitons l'atelier, même les pulvérisations de préparats se font au cheval, dingue. Nous partons dans les vignes, il a arraché 2 rangs toutes les 5 vignes pour y semer des fleurs sauvages, même en automne, l'effet est réussi. Honnêtement il m'avoue que si au visiteur lambda il explique que le but est de ramener les prédateurs naturels dans les vignes, pour lui, cela va plus loin, c'est pour y ramener l'astralité, je ne sais pas pourquoi, mais je le comprends.

Les vignes en automne

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Les vignes en été

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Pulvérisation à cheval avec Hévan

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Nous revenons vers le chai accompagné par le chien apache et débutons la dégustation à l'extérieur, au soleil, c'est agréable. J'aime beaucoup le beaujolais villages nouveau, c'est très mûr, mais cela manque un peu d'équilbre acide pour me satisfaire, un peu trop doux, je préfère celui de Guignier, moins dense mais plus équilibré, à mon goût. Nous enchaînons sur le Régnié 2005, mais que c'est bon, aromatique, légèrement tannique, mais des tannins charnus et une belle acidité, et un sentiment de vraie nature, j'aime vraiment beaucoup. La cuvée Régnié vieillie en fût 2004 est issue du jus de presse, l'élevage a assoupli les tannins sans y donner d'aromatisation de bois malvenue. C'est de garde mais déjà très bon, j'en prends. Nous sommes rejoins par deux autres vignerons, ils amènent leur vin, intéressant (un des 2 récolte aussi des fleurs de pissenlit au printemps pour en faire du vin, tiens j'ai fait cela aussi, les photos qu'il nous a montrées sont superbes, je serais curieux de goûter à l'occasion), mais le niveau de leur beaujolais n'est pas le même.

Dégustation avec les Ducroux; Marie-Pierre, Christian et Apache

beauducroux

Je ne vous raconte pas l'épisode du jus, sur lequel je flashe littéralement, j'exigerai qu'ils m'en vendent alors qu'il n'est pas étiquetté, (et oui, je peux être dur parfois;-). Regardez, le fils Ducroux a déjà le geste du père.

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Il se fait tard, je rentre sur Villié Morgon où je loge, au domaine de l'Eglantine et suis accueilli par Jean Paul Grillet. La bonhommie même, beaucoup de timidité, mais beaucoup de bons vins aussi. Peut-être encore un petit chouïa technique (cuvée un peu chaptalisée par ici, un peu trop boisée par là), mais il m'avoue l'emprise, voire la crainte que génère chez lui son oenologue; la peur de mal faire, de rater sa récolte, je comprends. Mais la démarche est la bonne, supprimer cette chaptalisation d'1/2 degré apportera un supplément de fraîcheur tout en gardant le potentiel de garde. La qualité des arômes est à souligner, ainsi que la texture veloutée des tannins, les prix sont incroyablement bas, je vais charger quelques caisses de son Morgon "Les Grands Cras", aromatique, rond, poivré à souhait, très bon. Ils font chambres d'hôtes, mais je croyais qu'ils faisaient également tables d'hôtes, ce n'est pas grave, ils m'invitent à leur table, avec toute la simplicité paysanne qu'ils revendiquent.

JP Grillet dans son caveau

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Le lendemain, j'ai rendez vous chez Foillard, conseillé par Ganevat qui en avait bu une superbe Côte de Py il y a peu. Je cherche, je tourne, le domaine n'est pas indiqué et il s'agit en fait d'une grande bâtisse en U qui fait est plutôt office d'hôtel. D'après mes infos, ils l'ont retapées eux-même, et bien c'est plutôt réussi, presqu'un peu trop luxueux à mon goût. Ici encore, c'est madame Foillard qui m'accueille, assez froidement; ils m'attendaient apparemment pour la veille. Je me confonds en excuses, mais ce n'est pas suffisant pour briser la glace. Et ce ne sont pas mes questions sur la viticulture, sur le bio qui vont arranger les choses. Malgré tout, on me consacre du temps et la discussion se fait moins tendue, intéressante même. Le domaine travaille sérieusement, mais ne veut pas entendre parler du bio, il se réserve le droit de traiter en cas de besoin; ok mais alors pas de discours sur l'environnement, c'est de la lutte raisonnée tout cela; de la vraie, mais de la lutte chimique quand même. De réputation, j'ai lu une approche en cave très nature, sans soufre, le discours est un peu moins clair, il faudra que je revienne. Le premier vin est un 2005, Morgon cuvée Corcelette, robe noire, nez très frais sur les mûres et note florale. Belle rondeur en bouche, avec du gras, pas extrêmement long, mais très bon. La deuxième et dernière cuvée proposée est la fameuse côte de Py 2005 également. Sont-ce mes attentes superlatives, je suis un peu déçu. Le vin est un peu plus dur en bouche, un petit élevage inutile transparait au nez, un léger creux en milieu de bouche; le vin n'est pas encore en place ou je suis trop exigeant. Attention, on est quand même dans le haut du panier, à revoir cependant (j'en ai d'ailleurs acheté une caisse pour le faire ;-).

Chez Foillard

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Je reste à Morgon, direction le "noune" comme j'ai pu lire son surnom sur la toile, c'est à dire le domaine Georges Descombes. Là encore, c'est sa compagne, Gislaine, qui m'accueille. Autre style, beaucoup plus chaleureux, l'endroit assez bordelique n'est pas fait pour me déplaire non plus. Gislaine me demande ce que je veux goûter, je vois un jadis 2003 sur la table, je lui dis, "du Barral"! Ouf, mon humour dangereux passe bien, et on commence par la cuvée Manon, un Morgon de soif, bien fait mais pas trop dense, j'aime bien mais sans plus. La suite sera une véritable salve de coup de coeur, avec au sommet le chiroubles 2005 et le Brouilly VV 2004. Le style est très pur, dense mais avec de la fraîcheur, c'est délicieux et diversifié. J'adore! Je repars avec moult échantillons, c'est sûr, on se reverra!

Le caveau de Descombes, le Barral est là quelque part à droite;-)

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Gislaine Descombes, Gislaine ou Georges, c'est toujours G.Descombes

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Marquage des bouteilles à la cire

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Un quignon de pain dans la camionnette et je prends la route du Nord, vers Mâcon pour y rencontrer Catherine, la compagne de Philippe Jambon, lui aussi en vadrouille sur Paris. Jambon, je l'ai eu au téléphone et nous avons disserter pendant près de 2 heures; réticent au début, il a suffit que je cite ma collaboration avec le Casot des Mailloles (c'est le mot de passe comme il m'a dit;-) pour que le courant passe admirablement. Tout petit domaine de moins de 5 ha, ils font aussi du Mâcon, goûté sur fût, il se montrait sous un aspect naturel très attachant. Mon premier coup de coeur est pour leur Beaujolais Nouveau, déclassé à l'agrément pour atypicité (c'est vrai qu'il n'a rien à voir avec un beaujo commun), c'est soyeux, aromatique (poivre, encens, floral,... complexe quoi) et, le plus important, cela se boit avec grand plaisir. Il vont l'appeler "La Tranche"; beau clin d'oeil!

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Une autre cuvée me paraît un peu acétique, Philippe prend des risques extrêmes, le SO2 est banni, même sur les blancs dont il laisse parfois la fermentation digérer les sucres pendant plusieurs années, la folie. Une autre cuvée me laisse sur le c..l ce sont les Ganivets 2005, pas encore en bouteille hélas, je prie tous les jours pour qu'elle arrive dans le même état somptueux dans son flacon. Je reviens aux blancs et je goûte deux extra-terrestres, un Mâcon presque sec, puissant, aromatiquement passionnant (épices, fruit, gentiane, ...) et puis un liquoreux dont ils attendent un sec (cela va être dur) et dont ils avaient tirés quelques quilles l'année passée sous le nom d'éphémère. Ephémère, car pour un liquoreux sans sulfite, le redémarrage de fermentation en bouteille est plus que probable. A boire rapidement donc, mais fabuleux.

Le caveau des Jambon (sans s;-)

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Je redescends ensuite sur Belleville, pour joindre madame Lapalu à St Etienne la Varenne, près de Brouilly. L'accueil est très agréable (nous avons des goûts communs, comme Gramenon par exemple), la dégustation passionnante également. Le style des vins est hors norme, avec une recherche quasi maladive des maturités. L'élevage est également très soigné, ce qui donne des vins d'une superbe élégance, à faire goûter à tous les détracteurs du beaujolais. A noter par exemple, une vendange presque tardive de gamay, "le rang des merles", aux arômes chocolatés, de tarte aux prunes, complètement atypique mais très très bon, un pirate de rêve. Je craque pour le Beaujolais Villages VV 2005, qui synthétise dans le verre tout ce que je viens de dire, un vrai délice. Le Brouilly VV 2005 de sélection parcellaire "La croix des rameaux" me semble un peu plus nature que la "cuvée des fous" (dans une bouteille bordelaise, un peu trop boisée pour moi, à revoir). Enfin, je chicane un peu, tout est vraiment très bon.

Mesdames Jambon et Lapalu qui prépare mes caisse, merci!

beaujambon

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Voilà, le temps de remonter chercher quelques caisses chez tous ces bons vignerons, une nuit peu réparatrice, et je suis déjà à Pécrot, à la boutique, pour vous faire part de mes découvertes.

Tiens petit jeu, j'ai essayé de qualifier chaque visite (vigneron et vin) par deux mots, ce n'est qu'un jeu, en voici le résultat.

Guignier: Simplicité- Fraîcheur

Descombes: Nature-Nature

Ducroux: Humanité- Astralité

Foillard: Profondeur - Ambiguité

Lapierre (que je n'ai pas visité, mais bien dégusté et sélectionné): Savoir Faire - Faire Savoir.

Lapalu: Maturité - Classe

Grillet: Gentillesse - Facilité

Jambon: Sincérité - Risque

08:05 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/02/2007

31 OCTOBRE 2006: Fête et Trompettes des Morts

Cueillir c'est bien, manger c'est bon!

La trompette appelle le magret, et le magret appelle les légumes légèrement sucrés, chez moi, c'est comme cela, il y a des associations irrésistibles. Il est tard, on a bien quelques carottes, mais vite, je prends la lampe de poche et je vais chercher une belle betterave rouge dans le potager bio. Juste cuite à la vapeur, puis revenue dans un peu de miel, un vrai délice. Et ces trompettes, nature, sans échalottes, juste un peu de sel et de crême, l'odeur de cuir neuf est enivrante, puis on y trouve ce que l'on veut, de l'humus, du fruit, des agrumes même, fabuleux.

Juste un peu de crême, je vous dis!

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Betteraves cuites à la vapeur (on voit bien la vapeur hein!;-)

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Nous sommes en semaine, et boire en semaine ce n'est pas raisonnable, je sais! Mais bon c'est congé demain et puis ce plat sans vin ce serait un crime, non?. Et puis je viens de réceptionner une palette débarquant tout droit du languedoc et il y a quelques bouteilles là dedans que je voudrais goûter avant de vous les faire connaître. Alors? Alors, c'est parti!La première, un nouveau domaine dans mon colimateur, le Loup blanc, domaine en conversion bio. Tout d'abord, un site à ne pas rater, j'adore leur musique de fond. Puis des étiquettes et des noms qui mettent déjà de bonne humeur. Mais les vins? Ah les vins, suspense! Le premier à passer au crible de mes papilles et neurones olfactifs sera le Régal du Loup. Un échantillon de 2005, tiré sur cuve et qui vient de faire près de 1000 km, ce n'est pas l'idéal, mais je ne peux atendre;-)

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Robe noire, nez déjà ouvert, de fruits noirs, un peu de laurier et de la mine de crayon. En bouche, c'est sensuel, velouté et charnu, pourvu d'une belle finale réglissée et chocolatée. Miam que c'est bon! On y goûte un peu la syrah, mais c'est surtout le carignan bien mûr qui signe la cuvée. Reste à voir le prix, ok, ce sera un peu moins de 10 euros, waouw super rapprt qualité prix en plus! La fiche technique le conseille avec .. un magret de canard, je rêve!

Mais cela donne envie de découvrir les autres cuvées, non? Allez encore une pour ce soir, ce sera Mère Grand 2005, également tiré brut de cuve. La robe est un peu plus claire, et le nez ne trahit pas sa composition, je parie sur une dominante grenache, gagné, mais de justesse, y en a 60%;-). Ah ces arômes de cerise à l'alcool, que c'est bon. Mais le vin est aussi structuré, très puissant, riche en saveurs, en alcool et tannins, c'est vraiment délicieux. L'accord avec le canard fonctionne, mais étonnament, surtout avec les légumes et trompettes. On pourra l'accorder, avec des gibiers forts, des fruits. Belle découverte; on en reparlera!

12/02/2007

29 OCTOBRE 2006: Place aux champis!

Complètement overbouqueté, débordé par toutes mes activités trépidantes, en panne d'inspiration pour la préparation des cours de filtration et de stabilité colloïdale que je dois donner au Portugal (si cela ne tenait qu'à moi, je supprimerais ces deux étapes de la fabrication de la bière, comme pour le vin;-), un soleil radieux qui éblouit mon mac; je craque, PAUSE!

C'est dimanche, m...! Anne a croisé pas mal de champipi lors de ses joggings quotidiens, ok, aujourd'hui, ce sera Place aux Champis! Les enfants enfilent leurs bottes, direction les bois! Et ce sera miraculeux, des agarics des bois, des clitocybes nébuleux (à consommer très jeune, alors j'adore), des améthystes (quel parfum d'humus et de fruit), des anisés (au parfum ... anisé, si si!), quelques charbonnières, des amanites rougissantes, bien sûr, quelques bolets bais aussi, et puis, et puis ... des trompettes de la mort!

Je ne sais pas si la pensée est créatrice, ou si le flair joue un rôle dans la cueillette des champignons, mais toujours est-il que ces trompettes je les avais senties! Qui a dit entendues? ;-) J'ai été comme attiré par un endroit, je me suis dit ici, y aurait bien des trompettes, je me suis arrêté, j'ai regardé attentivement et puis sans bouger, les trompettes sont entrées dans mon champ de vision, j'en ai encore des frissons!

Les fameuses trompettes de Pécrot

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Les trompettes, que dis-je, les tubas de la mort!

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Les clitos anisés, 1 seul suffit pour parfumer une belle tourte

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Encore des clitos, améthystes cette fois;-)Les rois de la tourte ou des omelettes, pas tellement charnus, mais tellement parfumés.

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Vision typique d'une table en automne, les coings, les chataignes, les potimarrons et courgettes et puis les champignons, la vie est belle!

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20:43 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/02/2007

21 OCTOBRE 2006: Place aux enfants!

Une initiative des services de la jeunesse et de la culture des provinces wallonnes, et on peut le dire une excellente initiative! Allez, tout n'est pas si moche dans le paysage politique! Et cela fait apparemment 10 ans que cela dure sans qu'on en parle, entre les affaires de Charleroi, de Namur ou d'ailleurs... Le principe, des circuits qui permettent aux enfants de découvrir des lieux de la vie économique, sociale, culturelle, .. souvent inaccessibles en temps normal.

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Il y a plus d'un mois, on nous avait gentiment demandé si nous voulions y participer, pourquoi pas. Nous avions rempli le bulletin d'inscription et mis cela dans un coin de notre tête. Mais voilà, notre proposition (un jeu de pistes d'arômes dans la boutique de l'Odyssée) avait bien été retenue. Nous l'apprenons début de semaine, deux groupes d'enfants y participeront. Superoverbouqueté comme toujours, ce n'est que le jeudi que je réunis le comité de crise (Anne et moi) pour une séance de brainstorming destinée à concrétiser nos petites idées embryonnaires.

J'adore ces séances qui libèrent la créativité, cela part dans tous les sens, l'un rebondit sur l'idée de l'autre et petit à petit une création collective prend forme. Je les adore, mais surtout lorsqu'elles débouchent sur du concret rapidement, car j'en ai fait des dizaines avant qui n'entraînait que la frustration des participants faute de suivi sérieux. Enfin, ce temps est révolu, maintenant, une idée me plaît, je la teste. Je me casse la gueule? Je me relève et je continue. C'est pourtant si simple.

Bon, revenons à nos arômes, le principe en quelques mots. 5 tables avaient été préparées, la table de épices (de racine comme la réglisse, d'écorce comme la cannelle, de bouton floral comme la girofle, de noyau comme la muscade et son macis, de graines comme la cardamome ou l'anis étoilé), celles des tisanes (tilleul, reine des prés, hibiscus, darjeeling, lavande, camomille, verveine citron), des aromates (basilic, thym, laurier, romarin, sauge et puis bien sûr le houblon:-), des fruits (coing et sa gelée, raisin, figue, avocat et fruit de la passion, oui avec ce petit composé qu'on retrouve dans ce fruit, mais aussi dans le bourgeon de cassis, le sauvignon et puis, les enfants l'ont appris à leur dépens, dans le ... pipi de chat;-)) et enfin, des poivres (le vert, le rouge, le noir, le blanc, le sauvage, le faux et puis le long qu'a un long coup;-). Et à chaque fois, l'origine était située sur la petite mappemonde, pas mal hein;-)

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Voilà, tout est prêt, les tables attendent les enfants!

Mais les arômes, ce sont tout d'abord les fleurs! Petite introduction donc sur les fleurs et leurs parfums comme celui de la rose ou du géranium, mais aussi attention à leurs aspects toxiques comme pour le chevrefeuille, répulsifs comme la tagète, ou leur utilisation en culture biologique comme la tanaisie ou encore les comestibles comme la capucine. Leur transformation en parfums ou en huiles essentielles aux propriétés multiples.

Ensuite les arômes de chaque table, leur origine, leurs propriétés étaient découverts par les enfants. Entre chaque présentation, ils s'éclipsaient dans notre cuisine, chez Anne, qui leur faisait sentir ou déguster, en aveugle bien sûr, quelques uns des arômes présentés. Retrouver l'arôme de cannelle au sein d'arômes les plus divers, remettre un nom sur chaque tisane, ...

Ensuite, ils devaient parcourir le jardin bio à la recherche qui d'un brin de romarin, qui d'une feuille de houblon, à l'aide pour seul indice d'une petite photo. Bref, on s'est bien amusé et manifestement eux aussi! Nos enfants nous bassinent depuis pour faire aussi la piste des arômes, ok c'est pour ce soir.

Notre Jérôme, qui s'était inscrit à la piste des arômes était déçu de devoir faire un autre circuit; il est revenu enchanté de sa pêche miraculeuse dans l'étang de Pécrot, et même de la visite de l'usine de produits d'entretien. A cet âge là, ces "encore mais plus pour longtemps" petits bouts peuvent s'intéresser à tout je crois. Il faut en profiter pour leur ouvrir les yeux et les sens tout grand; et c'est ce que les organisateurs de cette journée ont très bien compris. Pour nos enfants, merci à eux!

En tout cas vivement l'année prochaine!

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Rassurez vous les parents, c'est du thé bio Darjeeling, ou des tisanes tout aussi bio, de lavande, de camomille, d'hibiscus, ou de verveine. Certains échangeraient volontiers leur coca light pour un hibiscus et un peu de miel; à vous de voir!

Pas évident de retrouver en tisane l'arôme des plantes séchées. Ce sera un sans faute pourtant, Bravo!

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Dégustation à l'aveugle, et ... les yeux fermés. Se concentrer, c'est lequel l'arôme de romarin?

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On a trouvé, c'est bien lui! Et bien non!, faut le retrouver dans le jardin maintenant!

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Alors, il est là le brin de romarin?

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Non, un peu plus bas!

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Pas trop bas quand même;-).

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Nous on doit trouver du basilic, c'est bien lui, Yes!

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Le deuxième groupe et son sympasse-muraille.

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Vous avez été super, un petit souvenir vous attend au pied du grand chêne.

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Merci et à l'année prochaine :-)

10:29 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2007

4 OCTOBRE 2006: RETAPENADE

Au menu, "La capucine s'en tapenade", c'était écrit! On l'a goûtée, manifestement un succès, on me demande d'ailleurs la recette. La voici!

J'adore la tapenade, et surtout celle maison, la mienne;-) L'originalité de ma recette, une idée toute bête, remplacer les câpres par des graines de capucine... J'avais déjà fait des "câpres" de graines de capucine au vinaigre et j'utilise fleurs et feuilles régulièrement en salade. C'est délicieux. Mais limiter cette saveur à un erzatz de câpre serait dommage, elle développe ses propres nuances, crues, cuites ou conservées au vinaigre.

Ici, j'ai utilisé les graines fraîches, piquantes (lorgnant un peu vers la ciboulette aussi) et très aromatiques, et puis des boutons floraux, des fleurs et quelques feuilles. Une grosse poignée, pour 320 grammes d'olives vertes, une petite dizaine d'anchois, 2 gousses d'ail, une bonne huile d'olive (environ 150 ml, mais il faut surtout faire en fonction de la consistance). Et un bon mixer, le tour est joué.

Ah oui, préparer un jour à l'avance, le temps que les saveurs se mêlent harmonieusement.J'en ai re préparé une aujourd'hui, pour la photo ;-)capucine

07/02/2007

1 OCTOBRE 2006: BALADE NATURE, CHAMPIGNON et ESCARGOT

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Voilà, je crois bien que ce fut une réussite, une forêt magnifique (on s'est même perdu, l'aventure quoi;-) des champignons (les bolets et les golmottes à la fête), des escargots, des recettes origniales et succulentes (2 Annes au fourneau), des vins plus qu'à la hauteur et puis surtout des participants super sympas (8 adultes et 7 enfants, mais on a géré;-)). C'est sûr, on va remettre cela au plus vite!

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Pour les absents qui ont, bien sûr, eu tort, voici le MENU

Menu 1er Octobre, Balade Nature, Champignons et Escargots

APERITIF

Tomate cerise dans son bain d’huile de noisette rencontre Monsieur Pavot et son Malabar

Odyssée de potimarron d’olives en jambon

La capucine s’en tapendade !

Ou courge, ou vais-je, on 100 patate, je suis grillé

Voir alliaire et restez lierre terrestre , tout un fromage

BELGIQUE « Vin d’épine noire »

ALSACE Cremant Sans Soufre « Hic Sine Sulfure Spuma » G. Schueller & fils

SANS ALCOOL, Hibiscus en verve et poivre long

LES TOASTS

Aux Golmottes, Bolets et clitos

ALSACE Pinot blanc 2004, G. Schueller & fils

LOIRE, Pineau d’Aunis, E. Heredia

LOIRE, Pétillant naturel, Chenin, L. Chatenay

LE VELOUTE

Petits gris nés à Pécrot, dégustés à Pécrot sur un lit d’herbes locales

ALSACE Pinot Gris d’Alsace, 2002, G.Schueller &fils

LES TOURTES

Aux champignons (on est bien d’accord, s’y en a !)

Aux herbes de nos jardins (surtout du mien, Onagre, Plantain, Ortie, Achillée)

Salade vraiment folle de roquette, capucine et pissenlit, vinaigre de grands vins

JURA, La Mailloche, 2003, Tissot Père et fils

BOURGOGNE, Chablis 2002 , La Boissoneuse

Du LANGUEDOC pour qui n’en veut !

LES DESSERTS

Glace à la poudre de Jade

Sorbet aux Poires

Voyage exotique en Potimarron

LOIRE, Rosé d’Anjou 2003, Mosse

LOIRE, Soleil de Chine 2003, St Nicolas

J'étais tellement pris par mon sujet que je n'ai pensé aux photos qu'en tout début et fin de journée, je les mettrai dès que possible.En vrac, un tout petit visuel de cette journée inoubliable. L'Onagre ou jambon du jardinier, il est un peu trop tôt pour récolter les racines un peu amères.

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Par contre les feuilles en tourtes, mélangées à l'achillée, aux orties, au lierre terrestre, l'alliaire et au plantain; c'était succulent!

Il faisait encore un peu sec, mais on a trouvé 1 girolle!

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Les chanterelles en tube c'était la semaine précédente

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mais nous avons réhabilité la qualité de la Golmotte (amanite rougissante), pas grand mais très bon!

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Fin de soirée, les quelques survivants terminent les tourtes aux nombreux bolets (bais, pieds rouges, ...),avec quelques bons vins du Languedoc

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21:17 Écrit par Laurent dans Ateliers Dégustation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/02/2007

30 AOUT 2006: PAUSE

Des vacances bien méritées, (si si;-) et pour une fois, assez loin des vignobles. Assez loin de tout en fait puisqu'on s'est retrouvé dans une petite bergerie, située dans le minuscule village d'Esperes (16 habitants) en Lozère. Un village au bout d'une route tortueuse, et puis plus rien, enfin si, une vue superbe sur la vallée de l'enfer :-)

Pas de vignobles donc, mais un peu de vin quand même, j'emmène toujours ma cave avec moi;-) Quels vins, vous voulez tout savoir hein? Et bien des vins de soif, pour se rafraîchir après les longues promenades; des vins qui peuvent accompagner saucisson et fromage, viande d'Aubrac et champignon, andouillette et tripoux! Plus concrètement, le vin préféré du Tonton Casa (sauvage, vif, intensément fruité, et tellement rafraîchissant), l'épineuil blanc de Dominique Gruhier (fruité, gras et pourvu d'une belle petite minéralité) le gammes d'été du domaine Saint Nicolas (très fruité, arômes de ronce, acidulé, de grand soif et de beau style), lou sanglié de Faucon Doré (pour les champignons), le 2003 du domaine milan (pour la succulente viande d'Aubrac!).

La Lozere, Marvejols, sa bête du gévaudan et ses loups!

lozere9Des rochers superbes en Margeride

lozere6Les Gorges du Tarn

lozere5lozere4Le ciel de la bergerie

lozere2Vue de la bergerie sur la vallée de l' Enfer!

lozere10Ascension du Mont Lozere dans un brouillard à couper au couteau.

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20:14 Écrit par Laurent dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/02/2007

11 AOUT 2006 : SAM Suffit!

Ce qui m'suffit, les OGM, les pesticides, dont la consommation est encore en croissance. Pas assez les 27 traitements moyens que reçoit une petite pomme? Petite anecdote, je discutais récemment avec un cidrier conventionnel qui me racontait qu'ils avaient dû arracher des pommiers car les pommes contenaient systématiquement trop de chlormequat. Ils avaient replantés des poiriers, et bingo, même sans traitements, les poires en étaient gorgées, miam!! Et un site à consulter pour s'ouvrir les yeux: c'est LA!

pomme

Mais les choses bougent, doucement, mais sûrement. A voir d'abord, le 2ème congrès scientifique sur la viticulture biologique; c'est pas en Belgique, on s'en doutait ;-), mais on aurait pu espérer le voir en France ou en Italie, dans les 2 pays du vin quoi!. Et bien c'est en Allemagne, qui une fois de plus montre le bon chemin, comme les autres pays nordiques, en ce qui concerne les pratiques écologiques durables! Si mon emploi du temps le permet, j'irais bien jeter un coup d'oeil sur place! Plus d'infos ICI!

Mais ce n'est pas tout, lu une interview de Benoît Lutgen (ministre CdH wallon de l'agriculture) dans je ne sais plus quel canard; son rêve, faire de la Wallonie une région d'agriculture 100% biologique. Et bien Benoît, on a peut-être pas les mêmes idées sur tout, et si on ne partagera jamais le même lit, on a au moins des rêves en commun! Mais pourquoi se limiter au rêve, au delà des soucis environnementaux, je crois que d'un point de vue économique, la Wallonie a tout intérêt à faire ce choix pour rester compétitive. En tout cas je compte bien mettre toute mon énergie et mes petites compétences pour faire avancer le schmilblick dans ce sens!

Tiens vous êtes encore là? Tant mieux car je voulais surtout vous parler de SAM en fait; c'es pas le nom de mon main coon et j'aurais plutôt dû titrer "Les OGM C'EST DEJA DEPASSE" mais bon je n'ai jamais eu le sens du marketing;-). Mais si je vous dit cela, pour vous, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle? Ben ça dépend de votre avis sur les OGM bien sûr (tiens vous avez vu le reportage ce mardi dans les carnets du bourlingueurs et la firme Monsanto, à la louche, 20 000 suicides chez les petits agriculteurs indiens qui ont fait confiance aux semences de MONSANTO; on est pas loin du crime contre l'humanité), mais ça dépend surtout de ce qui va les remplacer!

Et bien il semble bien que le SAM soit une alternative intéressante aux OGM. Le principe est basé sur la génomique ou la protéomique, où l'on étudie le lien entre les gênes et leur expression et par conséquent les protéines produites. J'avais vainement tenté, lors de mon passage chez INBEV, d'orienter la recherche dans ce sens, mais il était manifestement trop tôt pour eux ;-). Le SAM profite de cette technologie pour faire de la Sélection Assistée par Marqueurs. L'avantage est que l'on identifie les gênes d'intérêt au sein de la même espèce, et la sélection se fait alors non plus au hasard des croisements ou suite à des mutations forcées, mais sur base des gênes présents et exprimés. Il n'y a donc pas d'activité transgénique entre espèces comme pour les OGM classiques. Il faut rester prudent, bien sûr, mais cela paraît en tout cas moins risqué que les OGM, dont les effets négatifs sur l'environnement, sur la santé et sur l'économie sont maintenant de plus en plus documentés. Sans compter que leurs résultats sur la résistance aux maladies sont loin d'être aussi merveilleux que ce que leurs producteurs ont longtemps prétendus.

Ceci dit, pour moi, il y a d'autres voies que celle de la sélection toujours plus pointue, il y a les pratiques agricoles, les terroirs et rendements adéquats, le bon sens aussi! A suivre!

12:38 Écrit par Laurent dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 JUILLET 2006 : OUILLEZ, OUILLEZ BONNES GENS!

Facile, mais j’aurais pu faire pire à propos de ma visite chez Emmanuel Houillon, le gardien de l’héritage Overnoy, le précurseur des blancs ouillés sans soufre du Jura. C’est la première fois que ce n’est pas Pierre Overnoy qui officie à la dégustation, mais Emmanuel parle aussi très bien de son travail et de ses vins. Cela fait quand même plus de 10 ans je crois qu’il accompagne Pierre, et quelques bonnes années qu’il tient la barre tout seul.

Emmanuel et ses jambons...

houillon

Je suis venu pour le Poulsard 2002, j’en ai rêvé, des nuits moites à transpirer de peur de louper l’arrivée de cette cuvée (quantités toujours très très limitées). Au vu de la qualité des 2002 des autres bons vignerons en jura, je l’attendais comme un nouveau 1999 et on y est, c’est peut-être même encore mieux, plus dense, mais plus satiné encore, un vrai bonheur maintenant et pour longtemps.

Mais j’ai aussi dégusté quelques nouvelles cuvées de blanc, un assemblage de savagnin chardonnay 1999, superbe de profondeur et de complexité oxydative, suave, mais pourvu d’une belle vivacité, délicieux. Et puis un savagnin ouillé 1998, récemment mis en bouteille (vous voyez un peu la folie du gars, 7 ans d’élevage). Dans un style très différent de celui de Ganevat (Savagnin vignes de mon père, 1998, dégusté à notre ouverture), avec beaucoup plus de gras, moins de minéralité et plus marqué par l’oxydation mais quelle oxydation ! Un grand vin de méditation à encaver au côté des « Vignes de mon Père » de Jean-François Ganevat. Deux grandes expressions très complémentaires du savagnin.

Nous finirons sur le classique « vin de liqueur » avec cette fois un 100% Poulsard, une vraie gâterie ! L'occasion aussi de revoir ces raisins, cueillis chaque année le 2 juillet et qui démontre si besoin en était encore le réchauffement climatique...

hraisins-overnoy

Raisins récoltés le 2 juillet, de gauche à droite, en 1991, 1995, 2003 (les belles olives), 2004, 2005 et 2006 (taille normale en 1995 et 2004)

Tiens Ganevat, justement, j’y passe pour goûter les 2005, mais les blancs 2004 ne sont pas encore en bouteille, avec un couple en visite, il nous fait la totale, près de 3 heures de dégustation, d’explications précises et passionnées. Avec quelques futurs grands en 2004 comme en 2005, dans deux styles complètement différents, 2004 sur la fraîcheur et la minéralité et 2005 sur l’opulence, mais avec un équilibre superbe. A réserver, Chalasses et Grands Teppes certainement et puis le savagnin ouillé privilège. Les rouges 2005 promettent également, le trousseau est tout en velours, tandis que le poulsard explose de fruit, probablement son meilleur poulsard à ce jour. Le pinot noir dépendra de l’assemblage, quelques cuvées superbes en tout cas. Et puis un gamay magnifique (pas reconnu le cépage L et quelques litres d’enfariné, égrappés à la main, sur la framboise très mûre et le vinaigre balsamique, curieux, très curieux.

Après une petite bouffe au resto, retour à Rotalier où l’on fera plus ample connaissance avec la jument Origanne de Jean-François et puis malgré l’heure, séance de photos dans les vignes nouvellement plantées franche de pied, Avec toutes ces initiatives, la passion n’est pas prête de s’éteindre chez fanfan, prochain objectif, faire ses barriques lui-même, le bois est déjà coupé !

Fanfan et Origane

ganevat-origane

Fanfan et Florine

ganevat-florine

Fanfan dans ses vignes franche de pieds (nus)ganevat-vignes

07:04 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26 JUILLET 2006 : BERLIOZ

Non, non, pas Hector, mais le cinglé de Savoie, oui, le Gilles, celui qui cultive ses 3 hectares en bio, presque tout seul et à une main !

Bon en allant enfin chercher ma commande de mondeuse chez Louis Trosset, l’occasion était trop belle pour ne pas faire un arrêt chez un de ses voisins dont on avait récemment parlé sur la toile entière (LPV, D.COM et chez Olif ou encore Ici). Je l’avoue, je ne me précipite pas sur le moindre vigneron médiatisé sur les blogouforums du net, mais on y identifie quand même avec le temps quelques similarités de goût avec certains de leurs auteurs. Et là, l’info arrive via ceux qui me sont gustativement les plus proches, Olif justement et P'tit philou. OK, c’est à Chignin, village voisin d’Arbin, le fiefs des Trosset, je prends rendez vous.

Je suis accueilli par le couple Berlioz, ma fois très simple, très souriant et, je vais encore me faire gronder pour galvauder mes termes préférés, mais tant pis, très … nature !

Berlioz

On sent très vite la passion débordante, l’envie de très bien faire, et quand arrive la dégustation, un p’tit doute qui s’infiltre insidieusement. Faut pas les Berlioz, continuez, foncez, posez vous des questions, mais la qualité, c’est la bonne voie ! Un exemple de doute ? Tiens on déguste une cuvée de gamay 2005, Gilles voulait tenter du sans soufre, mais à la première note de pomme verte, ils ont sulfité ! Bon évidemment, c’est pas moi qui finance et s’il faut prendre des risques, il faut aussi les calculer. Mais je ne peux m’empêcher, au vu de la dégustation, de trouver cela un peu dommage. Mais je crois qu’ils recommenceront, et en tout cas, ils décroissent les doses à chaque vinification, j’applaudis cette démarche, même prudente de toutes mes papilles. Outre le gamay, qui ne m’a donc pas spécialement emballé malgré une belle matière, j’ai surtout flashé sur les 3 blancs.

Un chignin fait de jacquère, sur la minéralité pierre à fusil mais aussi les agrumes et les fruits blancs et puis un corps svelte qui donne envie de l’embrasser à pleine bouche, c’est très bon et pas cher, je l’ai rentré !

La roussette de Savoie, dense, très belle, malgré un peu de sulfite au nez, à suivre sur les prochains miullésimes, c’est sûr. Et puis le Nirvana, le chignin bergeron 2004, oui bergeron comme l’abricot et on en sent dedans à plein nez, mais pas que, aussi de la mangue et une belle minéralité, une finale sur de beaux amers aussi. Superbe, je l’encave aussi !. Et comme ce n’est pas tout, ils ont ouvert pour moi un 2002, un vin dans toute sa splendeur, au tout début de son apogée probablement longue, suave mais minéral, complexe sur les fruits jaunes très mûrs et de fines notes épicées (curry). Waouw !!

Les rouges ne sont à mon avis pas encore au niveau, malgré une belle mondeuse 2004 très aromatique, mais qui ne possède pas la trame de celle de Trosset. Ce n’est pas grave, une question de terroir probablement, c’était des vignes en location et c’est fini, Gilles a réduit la taille de son vignoble à 3,5 ha afin de pouvoir faire tout le travail en vigne seul. Il a même arraché ses gamay pour y planter de la mondeuse, et puis du persan, un cépage local oublié, qui peut donner des vins intenses, profonds, tanniques et de garde, à suivre de très très près !

Petite soirée avec un passionné savoyard du vin et d'ailleurs et découverte de deux superbes cuvées, une roussette de Dupasquier et un très bon côte du Rhône 2003 de Charvin, merci Jean-Luc!

06:39 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/02/2007

26 JUILLET 2006: RESPIRE!

L'avantage d'avoir des enfants qui grandissent (si vite) c'est qu'on reste un minimum au faîte de l'actualité musicale, films, de la mode et des expressions qui y sont.Ça farte, casser, toute la panoplie de la nourrice de Brice quoi !

Point de vue musical, je leur fais bien sûr écouter « toute la musique queuuuuu j’aiiiime » , des vieilles riquettes des seventies et même un peu avant, du genre led zep, UFO, en passant par uriah heep et pavlov’s dog sans oublier Jimmy H, que j’ai moi, je l’avoue découvert sur le très tard. Et puis des trucs plus récents mais toujours pas à la mode comme manowar, blind guardian, iced earth et consorts. Souvent ça passe et ils découvrent petit à petit mieux leurs goûts que s’ils étaient uniquement bassinés par Lorie ou 50 Cent (rien à voir avec le 20 cent de LPV ;-).

Bon ou voulais-je en venir ? Ah oui, de mon côté, je jette maintenant une oreille moins discrète sur leur musique tendance actuelle et je me surprends à fredonner quelques airs de rap (bon, pas tous les jours non plus ;-). Mais en voiture, pendant mes longs trajets vers mes vignerons préférés, j’ingurgite toujours cd metal sur cd death (mélodique je vous rassure), avec de temps en temps une pose France interculturelle.

Et là, parfois un peu de musique de jeunes de maintenant. On présente la chanson suivante, de Mickey 3D, nom qui pour moi n’inspire absolument rien, si ce n’est une consonnace un peu rap ; j’ai du retard à rattraper. Et là, les boules, un morceau de musique accrocheur, et des paroles qui vous restent au travers de la gorge, réaliste ou pessimiste avec une dose homéopathique d’espoir, je l’espère ; -) mais jugez plutôt :

Approche-toi petit, écoute-moi gamin,

Je vais te raconter l'histoire de l'être humain

Au début y avait rien au début c'était bien

La nature avançait y avait pas de chemin

Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers

Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter

Des routes à sens unique il s'est mis à tracer

Les flèches dans la plaine se sont multipliées

Et tous les éléments se sont vus maîtrisés

En 2 temps 3 mouvements l'histoire était pliée

C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière

On a même commencé à polluer le désert

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire

Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

D'ici quelques années on aura bouffé la feuille

Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil

En plein milieu du front ils te demanderont

Pourquoi toi t'en as 2 tu passeras pour un con

Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça

T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas

C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens

Mais y aura plus personne pour te laver les mains

Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais

Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés

Y avait des animaux partout dans la forêt,

Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire

Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire

Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Vous êtes encore là, c’est pas fini, on continue, le calice jusqu’à la lie …

Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves

Quelque part assassin, ici bien incapable

De regarder les arbres sans se sentir coupable

A moitié défroqués, 100 pour cent misérables

Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain

C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin

T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou

Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin

Moi ça m’a boulversé, mais voilà, malgré son aspect hyper réaliste, j’espère que les paroles ont touché un petit peu ceux qui ont acheté le disque (apparemment un bon succès en 2002). J’ai acheté le Cd d’occaz, bonne daube ;-) !

Mais ce qui m’effraie finalement, c’est le sentiment chez certains qu’il est trop tard, alors entre ceux qui n’on pas encore conscience de la mauvaise direction que nous avons tous prise, ceux qui s’en foutent et puis ceux qui croient que c’est déjà fini et qui comme sur le Titanic s’amusent à danser devant l’orchestre, il va nous en falloir du courage pour changer le monde ….

Bon on respire un coup et on en boit un autre !

18:18 Écrit par Laurent dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

2 JUILLET 2006: Crop Circles à Pécrot

Vous l'avez peut-être entendu ou les avez même vus, un crop circle a été découvert dans le champ de bataille de Waterloo, le 17 juin. Le 24 juin c'est Genval qui fut touché; et bien jamais 2 sans 3, le dimanche 2 juillet, de magnifiques crop circles étaient découverts à Pécrot; voyez plutôt les photos prises de bonne heure ce jour là.

mcropgan

mcropquat

mcropdeu

Alors que vous pensez probablement à un canular supplémentaire, il n'en est rien! J'en ai été le témoin. Heureusement, car le risque de passer pour un fou est grand, notre caméra de surveillance a pu prendre les images suivantes, en pleine nuit. Elles sont édifiantes, ce n'est pas un canular, ni un hoax; il s'agissait bien d'une visite extra-terrestre, ou plutôt d'une attaque trans-temporelle datée, d'après nos appareils performants, du Jurassique.

Le premier envahisseur jurassique débarque!

mars4

Caramba, ils sont 2!

marsattaq

Armés jusqu'aux dents!

mars2

Ils vont faire feu ...

mars3

Endorment les témoins gênants

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Tentent d'enlever une otage

mdenise

Heureusement, j'ai pu mener les pourparlers, avec succès, la visite s'est finalement avérée très pacifique ... et le matin, ils avaient disparu, retournés vers leur pays lointain, bon vent les jurassiques!

mcasagancre

Le lendemain, journée "sport" avec quelques amis et Henri Milan. Poiriers, trépieds, roues, brouettes et bras de fer au programme avec les enfants. Ouf, quelle ambiance, mais on a plus 20 ans.

milanchat

Allez, on va se reposer un peu, à la prochaine et n'oubliez pas, dès maintenant la "Boutique" est OUVEEEEERTEEEEE

16:36 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

5 Minutes pour le Climat (enfin surtout pour nous)

J'interromps l'actualisation de mon blog avec des notes anciennes pour faire plein feu sur une actualité plus importante:

L'Alliance pour la Planète (groupement national d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète.

Tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action !

5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique (et à nos politiciens belges qu’il s’agit aussi d’une priorité pour nous!)

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l'élection présidentielle (et sur nos politiciens belges)

Quelques références:

L'alliance (pour la planète) :http://www.lalliance.fr/

Le réseau Action Climat France : http://www.rac-f.org/

Les Amis de la Terre: http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=3035_>

09:34 Écrit par Laurent dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |