29/03/2007

INVASION GAULOISE

Notre marché de printemps fut une réussite. Mais à cette occasion, nous fûmes envahis par une cohorte de gaulois, venus de divers horizons de France, parmi lesquels nous avions le seigneur René, chef des Turones ( Domaine Mosse, Anjou, Loire), Fanfan et Casa les ardents Séquanes (Jura) et puis Pascal et Nicolas, représentant les Volques du Languedoc avec beaucoup de classe ! Alors je ne sais pas si, de tout les peuples de la Gaule, ce furent encore les belges les plus braves, mais ce qui est certain, c’est que je ne referais pas la guerre des Gaules chaque semaine ;-).

Notre boutique avant l'invasion

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La salle à manger, justement décorée par Anne embaumait les épices et les huiles essentielles

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Seigneur René, du domaine Mosse avec ses premières victimes

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La paire de Séquanes issus du Domaine Ganevat en Jura

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Les Volques: Pascal Perret du Mas Lumen

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et Nicolas Gaignon, des Vignobles du Loup Blanc , un loup manifestement allêché par la feuille de route des vins proposés

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Pas le temps de prendre des photos pendant les heures d'ouverture, je me permets simplement de reprendre un gentil mail reçu aujourd'hui, il résume bien la qualité des vins présentés et l'ambiance conviviale:

"Merci encore pour ce fabuleux marché de printemps. Quelle ambiance! JF Ganevat et tonton Casa n'y étaient pas pour rien! On s'est amusés comme des petits fous et on a TOUT goûté!! Il n'y avait que du bon (surtout le Pinot Noir de Ganevat, ses crémants de savagnin, ses moelleux "surprise", ses savagnins et chardonnay, etc).

L'un de nos nombreux coup de coeur c'est le MoussaMoussette de Mosse, rosé original, frizant, met en appétit. On a adoré le domaine du Loup Blanc, tous ses vins présentés avaient comme dénomitateur commun de la fraîcheur. Excellents à boire dans le jardin, maintenant que les beaux jours reviennent et aussi sur des plats un peu plus élaborés (car ses vins étaient digestes, pas de lourdeur, pas d'alcool dominant, que de l'équilibre...).

Le Mas Lumen n'était pas en reste, La Sylve était profond, Prélude élégant, le blanc frais et plutôt long, avec des notes de fruits rouges acidulés (assez original, comme 1er nez, d'ailleurs).

On a adoré."

C'est vrai que les vins de fanfan étaient à nouveau superlatifs, on était parti pour ne présenter qu'une seule cuvée, son pinot noir sans soufre 2005; qui est une vraie gourmandise, l'alliance du côté nature et de la profondeur du pinot noir (il est hélas déjà épuisé!) et un liquoreux. Et puis on s'est retrouvé avec une dizaine de vins sur la feuille de route auxquels il a encore rajouté non pas un, mais 3 liquoreux. Son suyquième 2004, vendanges tardives de savagnin, tout en densité et fraîcheur. Les deux suivants c'était juste pour faire mal, car ils n'étaient pas en vente. Le "?", sélection de grains nobles de savagnin, d'une douceur et d'une longueur extravagante, et puis le "sulecul" un liquoreux fruité de poulsard unique, extraordinaire, envoûtant.

Les vins de René Mosse étaient également de très haut niveau. J'ai toujours une préférence pour le Rouchefer, qui balise bien minéralité, fruit et longueur, masi c'est vrai que le moussamoussettes est un vrai péché, tout comme son Rosé Achillée d'aileurs. Mais le plus grand succes fut son anjou rouge (en vin de table) paimparé, une infusion de cassis et de terre fraîche, dense mais gourmand, à réconcilier le club ABC (Anything But Cabernet) avec ce cépage.

J'ai pu le soir, grâce à la générosité de René, comparer de manière extensive les trois cuvées de sélections parcellaires, Le Rouchefer 2004, les Bonnes Blanches 2004 et la Joute 2004, issue de très vieilles vignes en voie de disparition (on les arrache une à une, et la cuvée n'a pas été produite l'année passée). Je crois qu'en longueur de saveurs, Rouchefer et Bonnes blanches s'équivalent, mais la première cuvée offre plus de fruit séducteur maintenant et la seconde plus de minéralité et de tension en bouche. La Joute est simplement divine, très naturelle, elle a un équilibre parfait, alliant dentelle et puissance et au potentiel de garde probablement très long!

Un mot sur les vins du Loup Blanc, qui offraient, il est vrai, des vins tout en fraîcheur, mais ne manquant pas de profondeur. Certains doivent encore se faire un peu en bouteilles, mais on s'en régalera bientôt. A noter le magnifique blanc, très floral, avec beaucoup de corps et une belle longueur complexe; à base de muscat, de terret et de grenache qui eut un franc succès.

Enfin, j'avais trouvé une ressemblance entre les vins de Pascal Perret du Mas Lumen et ceux de Barral, mais ce n'est pas étonnant, car le mas se situe sur des terres à dominantes schisteuse, proche de celles de Faugères, miam miam...

Manifestement, vous avez aussi été nombreux à avoir apprécié nos épices, tisanes et huiles; le poivre long, le poivre rose du Brésil, le fenugrec et évidemment le poivre sauvage furent les plus demandés. Parmi les huiles, celle de courge séduit toujours autant, mais vous êtes quelques uns à avoir succombé à la puissance du cumin noir. Enfin pour les thés et tisanes, c'est celle du "lendemain" qui attira le plus votre attention, allez savoir pourquoi;-)!

Voilà, l'ambiance était de mise en journée, mais le guerrier ne connut pas de repos plus tard; ni le soir ni la nuit;-) Quelques photos (enfin, une sélection;-) bientôt.

Le dimanche, nous visitions avec quelques survivants la brasserie de la Moinette, je vous relate tout cela sur mon blog bière très bientôt...encore merci à tous pour votre présence et @ très bientôt

15:36 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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