24/06/2007

1er ANNIVERSAIRE de la BOUTIQUE: VENEZ!

INVITATION

Marché d’Eté de l’Odyssée

1er Anniversaire de notre Boutique en présence de vignerons bio-nature

Le Vendredi 29 juin de 16h30 à 21h00

Le Samedi 30 juin de 10h30 à 20h00

à Pécrot, Rue Constant Wauters, 22 (1390, Grez-Doiceau)

(environ 30-35 min de Bruxelles et de Namur,15 minutes de LLN et de Leuven,60 minutes de Liége, Gent et de Mons, plan d’accès sur le site: ici! Nous sommes également ouverts tous les mardis de 14 à 19 heures

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Après beaucoup d’hésitations, le week-end anniversaire de la boutique aura bien lieu, malgré le décès dans un accident de tracteur de Jean-Chistophe Michaux, le vigneron du Clos Roca, qui devait y participer. Pour Stéphanie, son épouse, il était hors de question d’annuler.

Nous rendrons cependant hommage à ces vignerons talentueux et à leur métier, qui, s’il nous fait si souvent rêver, est aussi, comme celui de l’agriculteur, pénible et dangereux. Chacun des vignerons présents vous fera déguster une des belles cuvées de Stéphanie et Jean-Christophe.

De grands vins bios ou naturels en dégustation, présentés par des vignerons sympas mais aussi charismatiques.

Voyez plutôt:

Bruno Schueller, du domaine Gerard Schueller & Fils (ALSACE)

Pour la première fois, bruno fait un déplacement en Belgique, il ne faudra pas le rater, et surtout prier pour qu'il n'y ait pas d'orages, de grêles, de canicule, bref que le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

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Une belle brochette de ses vins seront présentés:

-Pinot Blanc 2004

-Riesling Cuvée Particulière 2005

-Pinot Gris; PG de table 2004

-Gewurztraminer 2004

-Gewurztraminer Bildstoecklé 2005

-Riesling Grand Cru Pfersigberg 2005

-Riesling Grand Cru Pfersirgberg 1999

Dominique Gruhier, Abbaye du Petit Quincy (BOURGOGNE)

Le domaine qui monte dans la Bourgogne de l'Yonne. Situé à Epineuil près de Tonnerre, le domaine est dans une démarche plus respectueuse de l’environnement, travaille ses sols, mais la révolution se fait aussi à la cave, avec des vins de plus en plus naturels, voire sans soufre. Des vins qui expriment bien la minéralité du terroir de la côte de Grisey d'Epineuil.

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Bourgogne Epineuil Blanc 2005

Bourgogne Epineuil Rosé 2006

Bourgogne Côte de Grisey 2004

Bourgogne Côte de Grisey Juliette sans soufre 2004

Bourgogne L'âme des Dannots sans soufre 2004

Georges "le Noune" Descombes (BEAUJOLAIS)

Il fait partie de la bande des vignerons naturels de Morgon, avec Foillard et Lapierre. Ses vins sont denses, très fruités, ce sont des péchés en bouteille tellement c'est bon. Quand le Gamay damne le pion au grand Pinot noir, mais sans se dénaturer! Le domaine n'est pas certifié bio, mais il le pourrait (encore un qui n'aime pas trop les paperasses :-(. Il est d'ailleurs conseillé dans le suivi de ses vignes par un organisme spécialisé en traitements bios. Je ne désespère pas de le convaincre ;-)

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Morgon 2005

Brouilly Vieilles Vignes 2004

Morgon Vieilles Vignes 2004

Chiroubles Vieilles Vignes 2005

Jean-François Ganevat (JURA)

Je ne présente plus mon ami fanfan, il nous revient avec ses rouges 2005 dont deux cuvées de pinot noir au sommet de leur genre. En conversion bio, l'année prochaine, il sera certifié!

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Cuvée Florine, Chardonnay, 2004

Les Chalasses, Chardonnay, 2004

Savagnin ouillé Privilège 2004

Poulsard "Enfant terrible" 2005

Trousseau "Plein Sud" 2005

Pinot Noir Cuvée Julien Ganevat 2005

Pinot Noir Sans soufre 2005

Savagnin oxydatif Prestige 2002

Un liquoreux de derrière les fagots!

Stéphanie et Jean-Christophe Michaux, Clos Roca (LANGUEDOC)

C'était l'un de mes coups de coeur récents. Nous étions à Bruxelles, parmi près de 150 vignerons, leurs vins délicieux, avec beaucoup de caractère et de naturel, sortaient du lot. Le "courant" était également très bien passé entre nous. J'avais donc décidé de les inviter pour l'anniversaire de ma boutique. Leur emploi du temps était hyper chargé, mais il ont tout fait pour modifier leurs rendez-vous et être présents parmi nous. Quelques jours plus tard, Jean-Christophe décédait dans un accident de tracteur. Le métier de vigneron est fabuleux; et, à chaque fois que nous ouvrons une bonne bouteille, il nous fait voyager, et parfois aussi rêver à une reconversion. C'est oublier que derrière ce grand plaisir que nous recevons, il y a un métier, qui, comme celui de l'agriculteur, est pénible et dangereux. En hommage à JC et pour avoir une pensée chaleureuse pour Stéphanie et ses 3 enfants, chacun des vignerons présents vous fera déguster une de leur cuvée.

Eccetera (carignan60-mourvèdre40) 2006

A propos (carignan40-alicante40-cabernet franc20) 2004

Clos Roca (syrah40-vieux carignan35-grenache15-mourvèdre10) 2004

Idee Reçue ( syrah50-cabernet sauvignon30-merlot20) 2004

Voilà, de grands vignerons, des cuvées natures, de belles séries truffées de vins de plaisir et de rapport Q/P à ne pas rater. De belles rencontres en perspective aussi. Et aussi plein d'ingrédients bio fabuleux. Nos huiles gastronomiques et essentielles, nos thés et tisanes, nos épices et poivres rares, nos miels savoureux.Venez nombreux, en famille (il y a un grand jardin pour les enfants), avec vos amis et connaissances!

N’hésitez pas à informer votre entourage, amateur de vin ou non, nous comptons sur vous pour faire de cet évènement un succès!

à la semaine prochaine

Anne et Laurent

L’Odyssée des Arômes

Rue Constant Wauters, 22

1390 Grez-Doiceau (Pécrot)

+ 32 (0)478 82 1636

True Great Wines <>

08:09 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/06/2007

YOURTE (+5)

Pas de yourte, la date est périmée, et pourtant, Anne a tout fait pour y arriver; un aller retour à Laroche en soirée pour remonter les quelques décimètres carrés de mélèze qui manquaient à son plancher. Les caser de force dans le programme chargé de notre menuisier. Et puis scier, clouer, rescier et reclouer; jeudi soir tout était prêt. bbq0

Nous attendions nos amis basques de pied ferme pour qu'ils nous aident à ériger cette yourte messiaque, mais nous étions aussi tout simplement heureux de les revoir. Mais en Belgique, si on a le droit de vote, on a aussi le droit de grève. Et c'est très bien, enfin ils auraient pu faire un effort ce vendredi là non? Vous avez compris la suite, grève du MET à l'aéroport de Charleroi; on y a pourtant cru jusqu'à la dernière minute, mais la sentence tombe finalement, le vol de Ryan Air est annulé. Pas d'érection possible, il faut éviter maintenant la débandade...

Car nous avions mis les petits plats dans les grands et organisé un atelier géant "Barbax, vin et salade nature" pour fêter l'évènement. Tant pis, le Barbax sera à lui seul l'évènement, et il le fut! Vous connaissez ma devise, think big, start small, et bien ici, je m'étais un peu planté, plutôt du genre think too big en start sous la pluie! Ne le dites pas à Anne, mais je l'avoue, sans sa soudaine liberté d'action, j'aurais (peut-être;-) eu un peu de mal à assurer la préparation de tous les plats que j'avais mis au menu... Je vous laisse juge de la diversité proposée:

- Dégustation des vins de Barbax

la liste:

-Jus de raisin, Gamay, Ch. Ducroux

un régal de fruit, se sucre équilibré par une acidité rafraichissante, se précipiter!

-Cidre, M.Beucher

De la pomme, beaucoup de pomme pour un cidre de terroir, avec de la mâche, une certaine rondeur, un peu de tannins, pas d'excès d'acidité et bien brut, une découverte!

-Boisson rouge pétillant, gamay, 2006, E. Heredia

A ne pas mettre entre toutes les lèvres, c'est un péché...

-Rosé Gamay, 2006, Ch. Ducroux

Une élégance de fruits juteux, un rosé de soif délicat, pas pour les amateurs de rosés classiques.

- Tintamarre, Mas de Cynanque (Saint Chinian-Languedoc)

Du bon vieux cinsault. Robe légère, nez très parfumé de framboise, bouche lisse mais juteuse, le vin parfait de barbax, parfait avec la salade de pissenlits aux lardons, on peut le boire frais.

-Cuvée des Cigales 2006, Borie la Vitarèle (Saint Chinian-Languedoc)

Assdemblage chouette et original de merlot et de grenache, robe rouge rubis, le genre de canon tout en fruit et pulpe, qu'on boit sans se faire mal, mais avec modération bien sûr!

-Fleur de Cynanque 2005, Mas de Cynanque (Saint Chinian-Languedoc)

Déjà plus sérieux, un carignan avec de la minéralité, un fruité épicé retenu, beaucoup de classe

-Reflets 2004, St Nicolas (Fiefs vendeens-Loire)

Il commence à s'amadouer, il se fait moins sévère, et se révèle carrément sur les cotelettes d'agneau, très bon!

-Vin de Pétanque, Mas de Libian (Ardèche-Rhône)

Tout est dit dans le nom, il tire et il pointe!

-Bout d’Zan, Mas de Libian ( Rhône)

Peut on encore parler de vin de BBQ, oui, mais fin de soirée de BBQ, un vin qui offre déjà de la lingueur et de la complexité, une belle expression du grenache

-Copains d’abord, Sablonnettes (Loire)

Fraise, framboise, ce grolleau déménage bien, il faut l'attendre un peu ou le calmer à coup de saucisse.

-Copines aussi, Sablonnettes (Loire)

Du gamay pur jus, très parfumé, presque floral. Très frais en bouche, parfait pour le barbax ou un pique-nique au soleil

-Régnié 2005, Ch. Ducroux (Beaujolais)

Re-classe, Re-élégance, un amour de grand Beaujolais pour 2 x rien.

-J’en veux, Enfariné et bien d’autres, JF Ganevat (Jura)

Dans le style du vin septentrional frais, de soif mais qui en raconte, c'est encore une fois Ganevat qui met tout le monde d'accord. Une cuvée extraordinaire, faites de cépages inconnus, oubliés voire interdits, vinifié sans soufre, seulement 11% d'alcool, mais quel densité, quel fruit, quelle acidité minérale, je ne sais pas ce qu'est un grand vin, mais celui-ci s'en approche dans son expression unique, des frissons garantis...

Ensuite, petit apéro au choix avec des toasts divers sur pain bio maison:

-Tapenade d’olives vertes, anchois, ail, feuilles et fleurs de capucines

-Tapenade d’olives noires, anchois, ail, poivre long, de Sichuan et rose du Brésil

-Fromage blanc frais, lierre terrestre

- Soupe d'orties aux escargots de Pécrot

Avec le barbax et les salades diverses, possibilité de regoûter les vins de son choix

Les salades:

- Pommes de terre vapeur, sel de guérande, huile de pépins de courges grillés

- Epinards, chenopode, onagre vapeur, tagliatelles et crème de curry sambhar

- Salade revigorante de pissenlits, pdt, lardons et vinaigre balsamique, huile de tournesol

- Salade apaisante de tilleul, alliaire, plantain, “normale”, achillée millefeuille, tomates et coquelicots, vinaigrette (colza-olive-tournesol)

- Taboulé d’épiaire des bois, lierre terrestre, oignons, vinaigrette

- Taboulé de mouron, berce spondyle, persil, concombre, menthe, vinaigrette

- Gratin de courgettes au cumin

La bidoche:

- Pilons de poulets bios géants au poivre de tasmanie violet, baies roses, coriandre et jus d’orange

- Pilons au curry sambhar et indien (pilons pas bio, c’est pour ça que je les ai faits au curry bien dosé;-)

- Pilons bios au miel, galanga, gingembre, coriandre

- Saucisse bios de la Biosphere

- Cotes d’agneau (bio, coprosain) au romarin (jardin), thym (odyssée) et ail (champion;-)

Les vins utilisés pour la marinade (20 heures) étaient notamment un grand cru classé de graves Latour Martillac 1997 qui se morfondait au fond de mon frigo ainsi que quelques autres fonds de bouteille de "bons" bordeaux blancs .

Comme dit le Chat, il ne faut pas s'étonner d'avoir du pain sur la planche ... quand on mange ses tartines au WC...

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Mais tout était prêt à temps et à heure, juste besoin d'un coup de main pour le barbax, mais les bonnes âmes étaient là pour m'assister.

Une de mes idées était aussi de donner la possibilité de déguster à prix coûtant, les vins de ma carte, et de fut une bonne idée...;-).

Il n'est pas encore 19h30, quand mon beau-frère qui n'a pas du tout l'intention de déguster des vins de Barbax, même sélectionnés avec mes grands soins, toute la soirée s'écrie: "mes amis, nous sommes chez le meilleur caviste du monde et nous buvons des petits vins de bbq, c'est inadmissible, je veux du Arena, je veux du Gourt de Mautens, du Ganevat et du lescure, ... " et de me commander un superbe Grote di Sole 2005 de notre ami corse. Ce sera le premier d'une longue série, car tout le monde finira par succomber au charme de ma carte diabolique de précision; je vous en dresse la liste du groupe le plus assidu, remarquable d'éclectisme.

-Morgon sans soufre 2005, Marcel Lapierre

"une découverte pour certains, le vin était à la hauteur de sa réputation, une belle bouteille en finesse et en fruit, qui a encore de l'avenir devant elle."

-Saint Romain 2002, Thierry Guyot

"Un des meilleurs vins de la soirée, un commentaire ici!"

-Bandol 2000, Saint Anne

"Beau vin ouvert, suave, à maturité, une révélation pour certains."

-Maghani 2001, Canet Valette

"Dense, mais le boisé semble ressortir un peu. Bon, mais il se referme."

-Jadis 2001, Barral (+ une bouchonnée)

"Du Jadis fidèle à son goût, un peu décadent, très aromatique, gras, et quelle longueur"

-Clos milan 2001, Henri Milan

"Carafé une heure seulement, il était là fidèle au poste, quelle complexité aromatique, quel frisson en bouche à chaque fois, grand vin qui a encore de belles années devant lui"-Pommard Vignots 2002, Chantal Lescure

Un vin qui a beaucoup plu, mais qui s referme aussi amha, avec des tannins encore un peu marqués et du bois qui revient en surface. mais quel fruit en bouche, framboise, cerise, enrobés de chocolat, il est urgent d'attendre.

-Grands Teppes VV 2000, Ganevat

La claque habituelle, mais cette fois dans un millésime plus ancien, c'est en bouche que la minéralité se révèle, Grand et pour longtemps!

-Savagnin privilege 2000, Ganevat

La version en savagnin, un vin entre deux mondes, d'une complexité inhabituelle, je ne m'en lasse pas.

-Sancerre Skeveldra 2005, S. Rifault

"Mon vin du moment, un sauvignon qui ne sent pas comme mon chat et qui a la couleur or à l'ouverture, cognac après 1 heure. Mais quel goût, irrespectueux des canons de l'oenologie, du fruit mûr, des notes oxydatives appétissantes, et en bouche, une minéralité explosive, comme si vous aviez fait mûrir du caillou au soleil, que c'en est pas possible (ben non, ce n'est pas possible;-)."

-Anjou 2001, Richard Leroy

"Un peu plus conventionnel après, il prend sa place, avec de beaux arômes de chenin très mûrs, miellés et une élégance de bon aloi."

-Cuvée S 1999, Domaine de la Pinte

Vive la décadence, maintenant c'est moi qui offre! Et dans la décadencearomatique, la cuvée S y connait un rayon. Cette cuvée ouillée qui se voulait ambitieuse et soignée dans sa jeunesse, sombre maintenant nettement dans l'oxydatif. Mais elle se permet encore de mettre en valeur ses beaux restes de fruits exotiques. Les deux aspects se disputent la finale pendant longtemps...J'adore.

-Casot des Mailloles blanc, 2005

Je ne présente plus les vins d'Alain castex et Gislaine Magnier, c'est trop bon et cela finirait par se savoir!

-Champagne Poligny Demi-Sec 95, J. Beaufort

Etait-ce bien raisonnable, je ne sais pas, mais toujours est-il qu'on l'a quand même goûté ce fameux champagne, et bien goûté, et même regoûté. En effet, une deuxième bouteille fut indispensable quoique encore insuffisante pour nous permettre de nous faire une opinion, sur le talent, le génie de cette bouteille et de son vigneron. Etait-ce de l'art, de l'artisanat, un produit de la terre, du ciel, le débat n'est pas clos...

-Boisson rouge, Gamay, Heredia

Ca c'était juste pour la soif;-)

et pour se déglacer, juste avant quelques heures de sommeil bien méritées; un petit magnum Moinette Bons voeux...

J'ai tout goûté, crachant à gauche et avalant à droite, pas une fausse note, pas de déception, juste une bouteille bouchonnée. De plus en plus, au delà des verticales ou des horizontales monolithiques, je préfère ce genre de dégustation qui part dans tous les sens, et où le vin suivant tente de faire oublier le précédent. Le seul problème étant que l'on ne s'arreterait pas, tant la lassitude n'a pas sa place dans ce genre d'exercice. C'était l'aube quand le dernier Bob si patient reprit avec lui le dernier dégustateur enfin comblé. Bilan, une poule dévorée par notre renard préféré et toujours pas de yourte, mais quelle belle soirée! Une des plus belle résussite de l'odyssée, c'est aussi grâce à vous...

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Les recettes bientôt, c'est promis, stay tuned!

09:20 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/06/2007

L'AMI DES BRET

Non, je ne parle pas de ces levures sauvages tant décriées par l’œnologie moderne, mais des deux jeunes vignerons du domaine de la Soufrandière, Jean-Phi et Jean-Gui Bret (oui, c'est leur nom!). Jean-Gui était probablement tombé à l’eau, car c’est Jean Phi, l’aîné, qui m’accueille. Lui, n'est pas tombé, mais a manifestement été poussé dans les orties. Non, en fait, il revient de la vigne où il a pulvérisé ce fameux purin. Il est un peu gêné; mai je connais bien cette odeur pénétrante quoique, avouons le, nauséabonde. je le rassure, l'odeur se garde de m'approcher, on pourra déguster sans passer par la douche;-)

Du purin d'orties, et oui, car ici aussi, on "nage";-) en plein bio et même en biodynamie. Mais les frères Bret n'ont pas la tête dans la lune, leur tête serait plutôt du genre chercheuse pragmatique, avec leurs yeux et oreilles bien ouverts. Tous les nouveaux traitements se font d’ailleurs avec parcelle témoin, comme ce dernier essai composé d’extrait de fenugrec, récemment homologué pour lutter contre l’oïdium.

Jean-Phi m’avait prévenu, on a un peu de temps, mais il doit aller chercher son fils chez la nounou vers 18h30. « On fait un tour dans les vignes ? » me lance-t-il. Bien sûr, si j’étais vigneron, ce serait surtout pour le travail dans la vigne, bien que le travail à la cave me passionne également.

Jean-Phi est manifestement fier de son terroir, les vignes du domaine s'accolent à leur jardin et dominent toute la vallée, il m'y entraîne.

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Nous discutons terroir, traitements, et tassement du sol. Même après le passage du petit chenillard, la terre est encore souple et on peut poigner dedans sans forcer, témoin d’une vie microbiologique intense. Elle sent bon, sa terre fraîche, l’humus, les épices presque. Je me remémore les vignes lunaires du Bordelais, mais aussi celles rencontrées sur la route entre Nuit St Georges et Vinzelles qui ne se présentaient pas beaucoup mieux.

Ici, Jean-Phi me montre aussi ces beaux cailloux bruns calcaire, sur lesquels se nourrissent, pudiquement, de vieilles vignes entretenues à la pince à épiler. La parcelle des Quarts est sur le haut du coteau, elle est belle; un peu plus loin ce sont les Longeays, également magnifiquement exposés au sud-est mais sur des sols plus profonds, ce qui donne des vins plus rapidement ouverts.

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Nous jetons aussi un coup d’œil sur les vignes millerandées. le millerandage est déjà visible comme en témoignent les disparités de taille des petits grains au sein d’une même grappe. Il donnera de petits grains gorgés de sucre, mais aussi d'acidité et d'arômes, et cette cuvée les Quarts Millerandés, unique en son genre, mais aussi uniquement bonne!

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En contre bas, ce sont les jeunes vignes qui donnent le croquant vin de Pouilly Vinzelles. Entre les deux parcelles, une belle allée d’herbe fraîche parsemée de marasmes des oréades; je dois résister pour ne pas les ramasser...

Nous revenons à la cave pour une dégustation exhaustive ou presque des 2005 en bouteille. La cérémonie de la dégustation commence, mais quand m'en lasserai-je;-)

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Macon Uchizy Climat « La Martine », Bret Brothers

Issu de vieilles vignes exposées à l’Est sur sol argilo-calcaire, c’est une de mes cuvées préférées, d’un super rpt Q/P. Le nez est très fruité, ananas, la bouche est ronde, pourvue d’une belle acidité et non dénuée de minéralité. Belle bouteille pour un vin généreux qu’on hésite pas trop à ouvrir. Miam.

Macon-Vinzelles « Le Clos du grand Père », La Soufrandière

Beaucoup de fruit également pour cette cuvée, mais l’acidité est moins marquée. Le vin est gourmand et sympa. Bien.

Mâcon Cruzilles, en culture biologique, Bret Brothers

Une nouveauté, provenant de vignobles reculés, voisins du domaine des vignes du mayne (le vignoble le plus ancien en culture biologique, on en reparlera). La matière se fait plus dense, le fruit plus pécis, la minéralité plus insistante. Nez ouvert, fruité, ananas, mangue, bouche dense, on est peut-être un cran au dessus le l’Uchizy. Un régal dès maintenant.

Pouilly Vinzelles, La Soufrandière

Issu des plus jeunes vignes du domaine (jusqu’à 48 ans quand même), les arômes offrent déjà une certaine complexité (ananas, gingembre). La bouche est élégante, mais non dénuée de gras. Déjà aguicheur maintenant, il gagnera à vieillir 2-3 ans. Slurp.

Vire Clessé « La Verchère », Bret Brothers

C’est depuis quelques années, une de mes cuvées préférées et son prix reste encore tout doux pour sa qualité. Et elle progresse encore. Une des premières du négoce aussi, à avoir la certification bio. Le nez est réservé, pas d’opulence, mais de la profondeur, de la minéralité aussi, que l’on retrouve en bouche avec un toucher extraordinaire. Cette impression de sucer du caillou, mais du bon caillou. Gros potentiel, c’est déjà très beau.

Saint Veran « La Côte Rotie » , Bret Brothers

Une nouvelle nouveauté ;-). Un terroir au pied de la Roche de Vergisson, au caractère très pentu et exposé plein Sud. Très bien, mais à revoir. Nez grillé, qui doit trouvé sa place, mais la bouche est bien minérale, un peu d’amertume en finale m’empêche de l’apprécier totalement à ce stade.

Pouilly Loché « Les Mures » , Bret Brothers

Et une de plus, mais celle-ci m’a impressionnée. Les Mures, c’est le meilleur terroir de Loché, sur des sols argilo-calcaires rouges, cvhargés d’oxyde de fer. C’est un vin austère, minéral, là aussi la sensation de mâcher du caillou est intense. Quelle profondeur. Un des vins les plus originaux de la série et qui témoigne à lui tout seul de l’évolution du style des frères Bret, de plus en plus loin du chardonnay international bien élevé.

Pouilly Fuissé « En Carmentrant », Bret Brothers

Belle Minéralité, arômes mûrs, presque miellés. La bouche est très puissant mais légèrement amère en finale. Il se mettra probablement en place dans les mois qui suivent. Je chipote, tellement le niveau est élevé, mais je luis préfère toujours la cuvée suivante.

Pouilly Fuissé « La Roche » , Bret Brothers

Au pied de la Roche de Vergisson, exposé à l’Est, les vignes ont 50 ans et produisent comme le dit Jean-Phi, la « quintessence du minéral » Un vin de puriste ? Je n’en suis pas sûr, ou alors, vu son succès dans mes dégustations, nous le sommes tous ;-)

Pouilly Vinzelles « Les Longeays », La Soufrandière

Parcelle voisine des Quarts, elle partage la même exposition idéale Sud-Est. Les sols sont plus profonds ce qui lui donne toujours une longueur aromatique d’avance sur le quarts. En d’autres mots, le vin semble plus « ouvert » plus rapidement. Une belle concentration aussi en bouche et une longueur fruitée très agréable. Consensuel, mais très très bon !

Pouilly Vinzelles « Les Quarts », La Soufrandière

Plus costaud que les Longeays, il est plus fermé au nez actuellement. Mais on goûte déjà le potentiel, le vin est à la fois massif et élégant, très minéral et fruité. Impressionnant de retenue, ce vin est excitant à décrypter, et je crois qu’il sera très grand dans 5 ou 6 ans, faites moi confiance ! Waouw !

Pouilly Vinzelles « Les Quarts Millerandés », La Soufrandière

Le millerandage est une maladie, mais les Bret l’ont transformée en opportunité. Ces petits grains sont gorgés de sucres, d’acides et d’arômes. On sent un vin plus puissant, qui développe déjà de beaux arômes de fleur, voire de miel. Ce vin tout jeune en met déjà plein la bouche. Même si je préfère la cuvée Les Quarts en raison de sa minéralité naissante, celui-ci a ses propres atouts que sont la concentration, l’équilibre, la gamme aromatique, la suavité et la longueur, c'est déjà pas mal;-).

Pouilly Vinzelles X mûr 2004, La Soufrandière

Vendanges tardives à la mi Novembre, la première bouteille est un peu éventée. Jean-phi en ouvre une autre, il sait mon intérêt moindre pour cette cuvée, voudrait-il me convaincre. C’est évidemment nettement mieux. Nez de miel, de pourriture noble, d’orange, de fleur de tilleul, la bouche est grasse pas lourde, mais je luis aurais souhaité un plus d’acidité pour qu’elle s’envole. Mais bon c’est du chardonnay, pas du chenin ;-)

Au final, et un peu comme chez Lescure en rouge, on sent bien se confirmer le style, moins démonstratif et encore plus à la recherche du terroir, et comme leurs terroirs sont beaux …certains parlent d'éclosion d'un style, je suis assez d'accord!

On goûtera aussi sur fût, leur nouveau bébé, un jus rouge issu de vignes de beaujolais, voisine de la parcelle que je préfère chez Philippe Jambon, Les Ganivets. Le premier nez est sauvage, avec des notes animales (un peu de Bret ;-) intégrées dans un fruit explosif. La bouche est ferme mais juteuse, je ne devrais pas dire cela sur la toile, mais on a vraiment envie d’en boire. Bon j’en réserve quelques caisses pour vous (et pour moi ;-), c’est vraiment trop bon !

En partant, un dernier regard vers le bidon de purin d’orties …ça va, sa compagnie n’a pas trop perturbé dans nos dégustations…

00:48 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/06/2007

Domaine CHANTAL LESCURE, François s’affirme, le style s’affine!

Voyage éclair en Bourgogne et dans le Beaujolais, il y a une bonne semaine, pour ramener quelques cuvées réservées depuis quelque temps déjà et bien sûr, déguster! Au programme, le domaine Chantal Lescure, les frères Bret du domaine de la Soufrandière et l’Abbaye du Petit Quincy en Bourgogne ; Christian Ducroux et Georges « le noune » Descombes dans le Beaujolais. Du beau monde !

J'étais content de retrouver le domaine Lescure que je suis depuis 5 ans maintenant. Je me souviens vous avoir proposé à mes tout débuts et avec succès, le Pommard Vaumuriens 2000 qui est maintenant à son apogée; dégusté tout récemment, il est très aromatique, avec des notes d'évolution, de cuir, d'encens et des tannins très fondus pour un corps svelte (c'est un 2000) mais suffisamment charnu pour notre plaisir.

C'est donc avec une certaine excitation que j’arrive au domaine Lescure à Nuit St Georges vers 14 heures, pas trop crevé et le palais émoustillé à l’idée de goûter ces vins. François Chavériat s’était excusé au préalable. Ce n’est pas grave, je suis moi aussi assez pressé par le temps. Je voulais surtout déguster deux vins que je ne connaissais pas. Le Bourgogne Taupe Maison Dieu 2005, issu d’un terroir argileux de la plaine de Pommard. La robe est concentrée, c’est bien du 2005, le nez offre de beaux arômes de framboise et de cerise. La bouche est dense, un peu tannique mais gourmande. C’est très bon, et ce sera un rapport Q/P exceptionnel. Le suivant, c’est un Côte de Beaune 2005, à peine plus cher, il est aussi plus concentré mais plus dur en finale. Un vin qu’il faudra attendre un peu mais qui fera aussi une belle bouteille d’ici 2-3 ans. Il faut avoir que le domaine situé en cote de Nuits, possède également beaucoup de vignes en côte de beaune et surtout à Pommard. Ceci nous donne donc à chaque fois une belle vue d'ensemble de la qualité d'un millésime, les deux côtes confondues.

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Petite verticale des Pommard 1er cru les Bertins ensuite. Les Bertins, c’est un beau premier cru, aux sols bruns calcaire, exposé plein Est et situé près de Volnay. Le 2004 est d’un bel équilibre assez structuré Pommard sur les tannins et l’acidité, mais avec de la finesse, beau. Le 2005 est plus dense, plus aromatique, plus long, plus de tout quoi, mais surtout bien meilleur encore. Un côté gourmand qui se propose à boire et un côté profond qui incite à la garde. J’ai l’impression aussi d’un boisé déjà fondu, ce que je préfère nettement. Très très bon vin. Et les prix de ces 2005 restent très raisonnables, ce qui est à souligner ! A côté, le 2003 fait un peu ampoulé et rustique, sur des tannins trop durs et un nez un peu confituré, la bouteille ouverte depuis quelque temps est à mon avis passée. Pas le meilleur 2003 de Lescure qui avait pourtant offert de très belles réussites dans ce millésime (les cuvées que j’avais sélectionnées quoi ;-).

Je suis prêt à partir quand arrive François, en tenue de combat, T-shirt taché, short et grosses bottines. « J’ai une demi-heure, on fait un tour en cave pour goûter les 2006? ». Si lui a une demi-heure, moi aussi bien sûr.

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Je ne prends pas de notes, et les malos ne sont pas encore finies, mais ce que je retiens, c’est l’expression qui se dégage de ces 2006. Ce n’est évidemment pas le 2005, mais on est loin ici de la berezina attendue. Après un juillet sec, un août mouillé, septembre a tenté de réparer les pots cassés. Et puis, il a fallu trier et comme de plus en plus, les vignes travaillées en bio ont tendance a équilibrer ces données climatiques. Alors, ce qui ressort de cette dégustation, c’est un sentiment de naturel qui me comble. Un fruit pur, des tannins fins et une concentration plus que raisonnable pour un pinot noir, et surtout pas de surextraction ; la grenouille 2006 n’a pas essayé de se faire plus grosse que le bœuf 2005.

Manifestement, François Chaveriat qui a converti le domaine à la culture biologique est est maintenant en certification, continue la révolution à la cave. Egrappage complet pour un meilleur fruit (on se rappelle l’expérience de Peynaud qui avait fait macérer des rafles pour prouver leur peu d’intérêt, même si ce n’est pas aussi enfantin ;-), diminution des doses de sulfite (mais il ne croit pas au sans soufre ;-), plus de chaptalisation depuis 5 ans, et un boisé également beaucoup moins insistant. Toutes les actions sont inscrites dans recherche primordiale du terroir et surtout pas de l’imposition d’une quelconque « patte» du vigneron. Mais François de continuer d’expérimenter, comme avec cette cuvée de base où il teste l’égrappage. Le fût non égrappé est fruité, dense, avec de la mâche ; celui complètement égrappé « pète » littéralement de fruit très pur, et se fait plus digeste, vraiment coulant. J’ai toujours un faible pour la minéralité du Pommard Vaumuriens, au terroir un peu plus froidn ce qui engendre des maturité plus tardives, mais quelle classe ; ceci-dit, le Pommard les Vignots bien mûrs sont aussi très élégants en 2006. Nous goûtons aussi le Vosne-Romanée les Suchots, et le Clos Vougeot, le Vosne tout en rondeur et densité, le Clos avec, encore, un supplément de classe dans sa texture et de finesse. Beaucoup attendent d’un grand cru un plus de concentration, mais les meilleurs ont plutôt ce plus de touché et de longueur.

Au final, plus d’une heure en cave et une discussion à bâtons rompus sur son approche de plus en plus précise du vin. Merci François et qui sait à bientôt peut-être en Belgique.

11/06/2007

YOURTE (3)

Comme promis, quelques photos de l'avancement de la yourte. Après avoir fait les pilotis et la structure de chevrons. Il faut placer le plancher. Pas de matériel chez les Mélottes, mais on a de bons voisins;-). Quelques frayeurs pourtant, du retard pour le rabotage et le rainurage (ça ce dit çà?;-), averses diverses, mais cela avance. Anne y travaille d'arrache-pied tous les jours. Elle a choisi du mélèze, qui est un bois très résistant et réputé imputrescible. Les chevrons ont été traités doucement au préalable avec un mélange de borax et d'huile de lin.

Nous sommes à jour J moins 5 de l'érection et on va tomber à court de planches. Il y a plus de chutes de bois que prévu et pourtant Anne avait vu large...5 jours pour en retrouver, ce sera juste, suspense...

Nous serons probablement une trentaine au BBQ d'inauguration, génial, mais va falloir assumer maintenant...des salades "nature" pour tous? j'espère avoir assez d'orties dans le jardin...

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18:40 Écrit par Laurent dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2007

PECROT, C'est la CHENILLE PROCESSIONNAIRE

qui redémarre;-)

En voyage pour quelques jours en Bourgogne et dans le Beaujolais, Anne m'informe que Pécrot est en ébullition, la cause, quelques foyers (des nids quoi!) de la fameuse chenille processionnaire ont été détectés, et notamment dans notre jardin... Et les équipes de télévision de se succéder, RTBF, RTL Telecom... mais hélas, pas un regard, sur un sujet bien plus intéressant pourtant, la construction de notre yourte;-).

Dans la voiture, sur la route du retour, les "flashes infos" se multiplient, 2 nouveaux foyers trouvés, d'autres détruits, j'ai comme l'impression que je vais retrouver mes chênes chéris, soit complètement recouverts de toiles, soit complètement cramés. Ni l'un ni l'autre, et oui les médias, avides d'infos accrochantes, n'ont-ils pas à nouveau monté en épingle cet épiphénomène. Car force est de constater que si la chenille est bien présente, il me faut quand même quelques minutes pour repérer le premier nid. Mais dans le village, on est pas loin chez certains de la psychose... comme cet individu dans une boutique qui explique en long et surtout en très large les risques liés à cette bébête et de repartir les bras chargés de multiples insecticides... On est pas très loin du syndrôme de la grippe aviaire...

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Et hier soir, alors que nous sommes tranquillement occupés avec des amis à siroter quelques échantillons de Georges "le noune" Descombes (qui sont, entre nous, de véritables friandises, et qui sera présent au premier anniversaire de notre boutique les 29-30 juin miam, miam;-), quand on nous prévient, les pompiers sont là, il faut détruire les nids de chenilles. De fait, un peu plus haut, on entend le bruit du lance-flamme... Nous y allons, une équipe de pompiers est occupée un peu plus haut, les camions sont là, les "riverains" sont sur le pas de la porte, palabres, discussions, que faire, ben manifestement, ce n'est pas clair...

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Si on les brûle, on risque quand même d'avoir des poils urticants un peu partout sur le sol, et ceux qui sont au plus haut, on ne sait pas les atteindre. Après discussion, nous empruntons la voie de la raison...on laisse tout en place; on dit aux enfants de ne pas les déranger avec leurs bâtons, et on promet de ne pas faire la sieste en dessous. Ce sont les élections ce week-end, ce qui explique peut-être un peu ce balet de combat improvisé. Enfin pas très grave, et merci aux pompiers (très sympas au demeurant) d'avoir fait le déplacement. Et puis tant pis, ce n'est pas aujourd'hui que je vous proposerai ma recette de "crême de chenille brûlée aux glands", et heureusement, car j'ai lu par ailleurs que son coût pouvait aller jusqu'à 250 euros par arbre nettoyé, à notre charge bien sûr. Finalement, on l'a échappé belle;-).

Ceci dit, ce serait peut-être bien de prévoir un plan plus organisé pour l'année prochaine, de comprendre un peu mieux le pourquoi de cette "apparition" et d'en expliquer calmement, sans médiatisation excessive les causes et les moyens de lutte, si lutte nécessaire il y a. Il paraît que le fameux Bacillus Thuringiensis (oui la bibiche sur laquelle j'ai fait mon mémoire d'ingénieur agro il y a plus de 20 ans, souvenir, souvenir) permet de lutter efficacement et en bio. Mais quid aussi de son prédateur naturel, ou se cache-t-il et pourquoi. Et surtout qu'on ne vienne pas nous empester avec des phéromones, j'aime pas trop. Bon je vous laisse, c'est fou ce que d'écrire sur ce sujet va finir par m'irriter, je me gratte déjà ;-)

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