30/01/2009

ANGELI-CHAFFARDON

Confirmation et quelques précisions. Nous aurons bien l'honneur et le plaisir d'accueillir un des tout meilleurs vignerons de Loire et de France, Mark Angeli. Il sera accompagné d'un des talents les plus prometteurs, Didier Chaffardon. Deux vignerons en biodynamie qui produisent quelques uns des meilleurs vins d'Anjou.

Cette rencontre se fera sous forme d'une conférence-débat-dégustation. Elle aura lieu le 7 février 2009, à la Fac d'Agro de Louvain-la-Neuve, place croix du Sud, au SUD 05, à 15h00. Il reste quelques places, inscrivez vous!

Il y aura donc Mark Angeli, et il nous fera déguster ses cuvées “La Lune”, “Les Fouchardes”, son Anjou rouge, et son rosé d’un jour. Quant à Didier Chaffardon, un vigneron exceptionnel, qui a travaillé avec Mark et vole maintenant de ses propres ailes. Je dois encore choisir les cuvées à déguster, mais il y aura sa fabuleuse cuvée Isidore, ça c’est sûr. Et puis, surprise, il y aura d’autres cuvées représentatives de cette nouvelle approche de la viticulture, on va se régaler. Vu quelques frais imprévus, il y aura une petite PAF de 10€, mais elle sera ristournée sous forme d’un verre Spiegelau Expert et un bon d’achat de 5€. Il sera possible de commander les vins présentés, mais attention quantités limitées.

Mais nous serons là aussi pour discuter, débattre, passionnément, et je l’espère de manière constructive. Mark et Didier ne vont pas faire un exposé, ils attendent vos questions, ils veulent répondre à vos interrogations, dans le domaine de la viticulture, mais pourquoi pas plus loin, l’agriculture, la décroissance, la mondialisation; ce sont des passionnés et ils ont des opinions à partager et n’hésitez pas à les bousculer;-). Pour ceux qui n’ont pas encore vu, jetez déjà un oeil sur les vidéos en lien ci-dessous.

Il reste quelques places, ne loupez pas cet évènement et j’apprécierais infiniment que vous diffusiez l’information autour de vous. Attention, il vaut mieux s’inscrire. Une question, un doute, n’hésitez pas à me contacter!

angeli_conference

Comme introduction au personnage, vous pouvez visionner ces deux petites vidéo 1 vidéo 2

Comme introduction à ses vins (pour ceux qui ne les ont jamais dégusté à la boutique ;)): quelques notes extraites du guide vert de la RVF:

Viticulteur biodynamiste zélé, idéaliste et sensible, Mark Angéli élabore essentiellement des vins secs artisanaux, de chenin. Qu’il s’agisse de la lune, dans un style mûr et riche, associé à une grande fraîcheur minérale, des Fouchardes, plus subtil, ou du Vignes Françaises (franc de pieds arrachés en 2007, ravagés par le phylloxera), dense et vivace, tous atteignant le niveau d’originalité des grands crus. En vinification, les doses de soufre sont faibles ou inexistantes (Vignes françaises).... Les Vins. Tous les chenins secs se déclinent en vin de table, Mark Angéli ayant renoncé à participer à la “mascarade” des dégustations d’agréments des AOC. Ils se présentent magnifiquement avec une précision aromatique que nous ne leur connaissions pas. ...

Angeli

17:20 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/01/2009

brouillon

Voilà le jour J est arrivé, petite catastrophe en Alsace ou après quelques orages, le vignoble de Bruno Schueller est partiellement grêlé. Malgré une dernière tentative d'Henri Milan pour le convaincre, c'est sérieux, il doit se désister, mais ce n'est que partie remise, c'est sûr!

Mais les autres sont bien là; Ghislaine, comme une vraie reine, est la première. Fanfan Ganevat, Tonton Casa et son vin préféré la suivent, Dominique Gruhier n'est pas loin, et Anne va cueillir Henri Milan à l'aéroport. Il fait beau, déjà très chaud, il est 15h45, et tout le monde crève de soif. Henri me demande une bière, une bonne me précise-t-il (il est marrant ;-) ; les autres approuvent avec enthousiasme. Tant mieux, j'ai prévu quelques hectos de Moinette, bio bien sûr. Elle nous rafraîchira tout au long de ce beau week end.

L'ambiance est excellente, mais il manque un petit quelque chose, mais quoi? Difificile à définir, mais il y a un manque c'est sûr et puis à 16h20 une figure inconnue arrive, et tilt, mais oui bon sang mais c'est bien sûr, c'est vous qu'on attend!! ;-). Allez, hop, on quitte la terrasse, tout le monde sur le pont, on largue les amarres. Voilà, la "boutique" ne désemplira pas du week-end, un très grand succès grâce à vous et je vous remercie sincèrement de votre présence et de vos encouragements. Egalement merci aux habitants de Pécrot qui ont osé venir jeter un oeil dans cette nouvelle "boutique". Pécrot et Grez-Doiceau méritent un peu plus d'animation et d'attraction, on espère bien y participer.

Le reste, en photos, prises lors des rares moments de répit que vous m'avez laissé;-).

Jean-François Ganevat, Jura

ouverturezabeth

Dominique Gruhier (Abbaye du Petit Quincy), Bourgogne

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Ghislaine Magnier (Casot des Mailloles), Roussillon

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Henri Milan, Provence

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Tonton Casa et Fanfan Ganevat

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Petit déjeuner entre vignerons

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Petit BBQ après l'ouverture entre amis

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Anne

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Laurent

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Vos Serviteurs!

07:35 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/01/2009

ET VOUS, PLUTÔT OXYDE OU OXYDATIF?

Commençons par la définition de ces termes. Oxydé, tout le monde comprend, c'est un vin qui a subit les affres de l'oxygène. C'est un défaut? Pour beaucoup, oui. Et pourtant, tout processus de vieillissement est le fruit de phénomènes d'oxydation, mais passons. Oxydatif, un vin oxydatif, cela n'existe évidemment pas, un vin n'oxyde rien du tout. C'est un abus de langage (comme vin sans soufre ou vin bio ;-), venant de la contraction de vin à l'élevage oxydatif, comme celui des vins jaunes et du Jerez sous voile, ou celui de certains portos et vins doux naturels. Oxydatif, a donc un caractère désiré, voulu par le vinificateur et le terme est donc pris comme un descriptif positif. Beaucoup parleront donc de notes oxydatives quand elles s'intègrent et sont appréciables, et de notes oxydées lorsqu'elles altèrent le vin.

L'oxydation est régulièrement sujette à débat entre les passionnés. Il y a l'affaire des bourgogne 1996 , mais cette réaction anti-oxydation est aussi de plus en plus souvent la conséquence d'un autre formatage de l'oenologie moderne. Attention, les vins oxydés existent, des morts nés, ou des morts après une longue vie en cave. Mais il ne faudrait pas réduire l'oxydation (c'est joli ça, non?;-) uniquement à un défaut du vin. Et pourtant, de plus en plus dégustateurs, professionnels ou amateurs font bêtement la chasse (la chasse c'est toujours bête non?;-) à ces notes, de pomme blette, de noix, de morille, de curry. Rien de bien repoussant à cette énumération, et pourtant, bon nombre de bouteilles finissent à l'évier pour ces raisons, dommage!

Je me souviens de ce dégustateur au salon de la Dive , profitant de l'absence de Mark Angéli pour se servir un verre, il le hume et rapidement le redépose en disant tout haut: "Oxydé". Je le goûte discrètement après lui, et ce vin déploie des arômes de coing bien mûr, mais pas de trace d'oxydation. Et oui, les arômes de coing du chenin sont parfois proches de ceux de pomme de l'oxydation. J'ai d'ailleurs débuté cet atelier par un vin de coing de ma production;-).

Et bien les masos de l'odyssée, vont s'attaquer à ce monde parallèle qu'est celui des vins oxydés, volontairement ou pas. Je garde la théorie pour les participants aux ateliers, mais voici les descriptions des vins dégustés.

Glou Glou 2007, Sauvignon, VdP (Roussillon) (ouvert 4 jours à l’avance, carafé et agité régulièrement et ouvert 1 heure avant)

Petite évolution de couleur dans le vin ouvert à l’avance, mais le nez est très différent, avec des notes de fruit compoté, un peu de curry et des notes brûlées désagréables. Le deuxième a un nez plus neutre, légèrement fruité. En bouche, c’est aussi très différent, le premier vin est plutôt plat alors que le deuxième est doté d’une acidité rafraîchissante. Pas photo, l’oxydation affecte le nez, mais aussi la bouche.

Le même essai mais avec seulement 3 jours d’ouverture montre des résultats moins nets au niveau olfactif. Le vin a cependant perdu de la fraîcheur en bouche.

Bourgogne Epineuil, Chardonnay, 2005, Abbaye de Petit Quincy (ouvert 4 jours à l’avance, carafé et agité régulièrement et ouvert 1 heure avant)

Peu d’évolution de couleur. Le nez du vin ouvert juste avant la dégustation paraît déjà un peu oxydé, avec des notes de madère, mais aussi de serpillière, pas net. En bouche, c’est un peu mieux, pas mal équilibré, mais le vin semble sur la pente descendante. La bouteille ouverte 4 jours auparavant et goûtée à ce moment était bien plus fringante. Le vin ouvert 4 jours avant est sur des notes fruitées confites, très mûres, avec aussi ces notes brûlées. C’est en bouche que la différence est la plus flagrante, l’oxydation se traduit par un flagrant manque de vivacité.

Pour l’atelier suivant, 3 jours ont modifié le nez vers des fruits très mûrs, pas désagréables, sans notes brûlées.

Empreinte du temps 2001, VdP (Roussillon), Grenache blanc, 2001

Robe dorée, nez complexe tendant vers l’oxydation, quelques notes de sherry, mêlées aux herbes aromatiques et le fenouil. En bouche, c’est gras sans être lourd, avec juste ce qu’il faut d’acidité, longue finale réglissée, j’adore ! Ce vin n’est pas au départ vinifié pour être oxydatif, il ne l’était d’ailleurs pas lors de sa sortie (c’est un des premiers vins que j’ai vendu, à mes débuts en 2003) . Le grenache est un cépage qui a tendance à s’oxyder assez facilement (c’est pourquoi il est utilisé dans les vins doux naturels). Le vin a simplement suivi son évolution. À l’aveugle on le prend pour un bel oxydatif, et à étiquette décovrete un vin à défauts. Allez comprendre.

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Pinot Blanc Sans Soufre 2005, Alsace, Pierre Frick.

Jean-Pierre Frick fait régulièrement quelques cuvées sans SO2. Le sans sulfite ajouté sur les blancs, c’est différent que pour les rouges ; les vins empruntent une autre voie aromatique et gustative, qui les éloignent des canons habituels. C’est écrit en grand sur la bouteille, ceux qui sont surpris n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes ;-). Celui-ci à la robe dorée, légèrement trouble. Des arômes puissants de fruits mûrs (abricot), de calvados, d’agrumes confits, d’épices douces sont perçus tour à tour. Il perle un peu en bouche, et cela rajoute à sa fraîcheur intrinsèque. C’est gourmand, cela se boirait d’un trait à l’apéro, mais ce vin s’est également très bien comporté sur le poulet, risotto aux épices.

Pour le deuxième atelier, nous avons aussi goûté le vin suivant ;

Fiefs Vendéens, Maria 2002, Chardonnay ; Domaine St Nicolas

C’est presque une couleur ambrée qui nous accueille. Le nez est nettement oxydatif, mais sur la pmme cuite et le calvados. La bouche est encore vivante, équilibré et de belle longueur, mais un peu monomithique sur les notes d’oxydation. C’est avec le plat (également poulet, légumes et épices) que le vin va se révéler, avec un véritable effet rebond, le vin semble renaître de ses cendres, retrouvant du fruit dans ses entrailles. Superbe sursaut.

Anjou Rouchefer 2003, Chenin, René Mosse

Ce vin qui fut bouteille de la semaine en 2006 sur LPV est issu du millésime 2003, pas particulièrement réputé pour sa fraîcheur. Lors de ma dernière rencontre avec ce vin, j’avais cru y détecter des notes oxydatives de pommes blettes, de noix. Rien de tout cela ici, la robe est d’un bel or, mais le nez plutôt sur le coing, l’orange, ainsi que quelques notes miellées. La bouche est dense, mais massive, tendue, sans gras inutile, et dotée d’une belle sensation de minéralité. La finale est longue, saline, c’est un très beau vin qui va s’accommoder à merveille avec les épices du poulet.

oxydatif2

Le Jambon Blanc 2006, VdT, Chardonnay, Beaujolais, Philippe Jambon

Si le jambon peut contenir des sulfites et même encore plein d’autres petites saloperies, le Jambon blanc de Philippe Jambon, n’en contient jamais, tout comme ses autres cuvées d’ailleurs, dont son fabuleux Roches Noires 2006, un de mes coups de cœur 2008. Le nez est très fruité, mais possède aussi clairement des notes d’oxydation rappelnat la frangipanne, quleques arômes de sherry également. Tout cela s’oublie en bouche pour laisser place à une matière d’exception, dotée d’une acidité nette, succulente. La longueur est remarquable, tout comme le vin , atypique, à défauts pour l’œnologie et les palais formatés. Ceux qui dégustent avec leurs tripes se régalent.

Chablis 1er cru 1996, Les Vaillons, Billaud Simon

Et bien en voilà, un exemple de 1996, ce millésime autant prometteur à l'époque que décrié maintenant en raison de nombreuses oxydations prématurées. La robe est encore très claire, le nez peu expressif malgré un carafage de quelques heures. Quelques notes minérales, d'autres de mousseron ou de champignon de Paris, d'iode aussi. la bouche est ferme, stricte, avec une acidité tranchante, juste enrobée d'un peu de gras pour ne pas se blesser. La longueur est là, mais le vin manque un peu d'expression, peut-être encore un peu meurtri par le sulfite... En tout cas, aucune trace d'oxydation sur ce 1996.

Arbois, Savagnin 2004, Jura, A&M Tissot.

oxydatif3

Nous passons aux vins au véritable oxydatif ; celui-ci est élevé sous voile plus de deux ans. La robe est jaune, avec peut-être quelques reflets verts. Le nez est explosif, sur le lichen, la noix verte, un peu de fruits jaunes. Il possède une belle matière transpercée par une acidité jurassienne qu’il faut calmer un peu avec le comté ou le Gruyère. L’accord est toujours aussi top ! Un vin à attendre ou à boire sur des plats (poulet au morilles)

La Fine Gueule du Loup 2003, Grenache Gris 50%, Terret 25%, muscat 25 %, Languedoc, Vignobles Du Loup Blanc

Il n’y a pas que dans le Jura que l’élevage sous voile peut se faire, mais c’est plutôt rare ailleurs. Celui-ci vient du Minervois et après près de 4 ans sous voile, est plutôt réussi. Robe bien dorée, nez très prenant, de morille, de curry, mais aussi nettement fruité, ananas, abricot. En bouche c’est très doux, pas sucré mais suave, et de belle longueur. Un vin qui pourrait plaire à ceux qui sont encore réfractaires au savagnin. Un tremplin vers les grands jaunes !

Vin jaune, Côte du Jura 1999, savagnin, Jean François Ganevat.

C’est un vin jaune tout en retenue que nous rencontrons à ce stade de la dégustation, un peu de fruit, un peu de curry, une impression de minéralité aussi. C’est vraiment très bon en bouche, avec un bel équilibre, beaucoup de douceur, mais avec une acidité qui se poursuit doucement dans la longue finale. Le 1998 dégusté lors de l’atelier suivant paraît plus vif, mais également de belle longueur.

Madère Marvilha, Medium Dry

On passera sous silence le nom du propriétaire, car ce n’était pas une grande réussite. Le nez est fruité, mais sur les fruits cuits, il est nettement madérisé (jusque là tout va bien). C’est en bouche que cela se dégrade, c’et sucré, mais sans vie, peu d’acidité peu de longueur, pas très bon en fait. Un second Madère sera testé lors du second atelier, sans plus de succès.

Rivesaltes Ambré 1996, grenache blanc, grenache gris, Domaine Fontanel.

Ce rivesaltes est dans la même gamme de prix que le Madère, mais quel nez, du tabac blond, de la tarte tatin, des abricots secs, un peu de girofle, on passerait des heures à le décrire, mais derrière, c’est une fraîcheur étonnante qui nous attend, comme quoi oxydation et fraîcheur sont loin d’être incompatibles. Ce vin est évidemment en accord parfait avec la belle Fourme d’Ambert de la Casière. Pout l’autre atelier, j’ai choisi le , dans le même registre, mais avec un peu plus de tout et notamment de longueur. Un beau vin de méditation et des rapports Q/P exceptionnels.

oxydatif4

Voilà, une véritable odyssée aromatique, dont ma conclusion personnelle est la suivante. Peu me chaud que le vin ait été elevé dans un but d'oxydation ou non, ce qui compte, c'est le résultat dans le verre;-). Parmi les vins présentés, plusieurs n'auraient pas dû dévier vers cette gamme aromatique et pourtant, si l'on prend le vin comme une rencontre ou chacun fait un pas vers l'autre, quel bonheur. Car la différence entre un vin oxydé, ou oxydatif, c'est surtout sur la qualité de la bouche. Les vins vraiment oxydés sont simplement plats en bouche, sans vivacité, éventés, sans vie, tout simplement morts. Avec les autres, et notamment beaucoup de vins blancs tout à fait sans soufre, il faut simplement accepter de se laisser emener dans un monde parallèle. Et alors, vive l'oxydation.

06/01/2009

MARK ANGELI: Conférence-Débat-Dégustation

Samedi 7 Février 2009 à 14h30

MARK ANGELI, Conférence-Débat-Dégustation!

Viticulteur, les enjeux du bio et de la biodynamie et les mensonges de l'agriculture moderne!

Bonjour à tous, et pour ceux que j'aurais oublié, mes meilleurs voeux pour l’an 9, l’an 2009! Que cette année vous soit douce et riche, de partage et de rencontres; qu’elle vous apporte, non pas plus de tout, mais mieux de tout.

C’est aussi dans cette optique que nous allons débuter l’année à la boutique de l'Odyssée, avec la venue de Mark Angéli, le paysan polisson de la ferme de la Sansonnière.

Angeli

Mark a débuté dans la vigne il y a une petite 20aine d’années, après des études de chimie et une première expérience manuelle en temps que maçon. Ses vins ont depuis acquit la reconnaissance des meilleurs guides, mais surtout des amateurs de vins naturels, voire de grand vin tout court. Mark aurait pu profiter de cette notoriété pour augmenter sa surface de production, et s’enrichir un peu; que nenni! Mark est un adepte de la décroissance dans le bon sens du terme, faire moins pour faire mieux et différent. Il prend donc dorénavant de son temps pour aller expliquer son métier, sa démarche (bio et biodynamie) ainsi que les enjeux importants qui y sont liés.

Son parcours 2009 l’entraînera début février jusqu’à la boutique de l’Odyssée pour y proposer une conférence-dégustation. Ce sera le samedi 7 février à 14h30. Il sera probablement accompagné par Richard Leroy ou Didier Chaffardon, ceci en fonction du nombre de participants. Le lieu sera également choisi en fonction de ce critère (en Brabant Wallon).

Si vous êtes intéressés à participer à cette conférence, pour pouvoir décider de la salle, je dois vous demander de vous y inscrire. Cette inscription est gratuite, mais je compte sur vous pour l’honorer. Plusieurs cuvées seront proposées à la dégustation, et il sera sans doute possible d’en encaver un peu, mais sans obligation.

L’inscription se fait par e-mail à laurent@truegreatwines.com, en mentionnant simplement "Angeli" et le nombre de personnes vous accompagnant. J’attends de vos nouvelles rapidement, je ferai un premier point ce week-end.

Comme introduction au personnage, vous pouvez visionner ces deux petites vidéo 1 vidéo 2

Comme introduction à ses vins (pour ceux qui ne les ont jamais dégustés à la boutique ;)): quelques notes extraites du guide vert de la RVF: Viticulteur biodynamiste zélé, idéaliste et sensible, Mark Angéli élabore essentiellement des vins secs artisanaux, de chenin. Qu’il s’agisse de la lune, dans un style mûr et riche, associé à une grande fraîcheur minérale, des Fouchardes, plus subtil, ou du Vignes Françaises (franc de pieds arrachés en 2007, ravagés par le phylloxera), dense et vivace, tous atteignant le niveau d’originalité des grands crus. En vinification, les doses de soufre sont faibles ou inexistantes (Vignes françaises).... Les Vins. Tous les chenins secs se déclinent en vin de table, Mark Angéli ayant renoncé à participer à la “mascarade” des dégustations d’agréments des AOC. Les 2006 se présentent magnifiquement avec une précision aromatique que nous ne leur connaissions pas. ...

Voilà, parlez en autour de vous, venez en groupe, je vous y attends nombreux, et d'ici là, prenez soin de vous!

04/01/2009

TOP 5 2008 (II): La ZIK!

On dit parfois des vins naturels qu'ils ont des arômes "rock 'n roll", pas étonnant que j'affectionne autant cette musique;-). Oh je ne crache pas sur du classique et supporte même un peu d'opéra. Mais désolé, j'ai pris un bain de métal dès mon plus jeune âge et je n'en suis pas sorti indemne. J'ai eu la chance en 2007 de joindre une équipe de chroniqueurs frappadingues des plus compétentes, celle de MusicWaves (anciennement ProgressiveWaves). Ce fut l'occasion d'étancher encore ma soif inextinguible de rock en tout genre, de l'extrême au prog en passant et repassant par le métal, et je ne me suis pas gêné!

Alors comme chaque fin d'année, nous avons jeté un oeil dans le rétroviseur et choisi un top 5 des meilleurs galettes sorties en 2008. Beaucoup d'excellents albums, prenez aussi le temps de parcourir le top 5 des autres chroniqueurs, vous ferez sans doute des découvertes.

1.Uriah Heep - Wake The Sleeper

Dans le metal prog/melo, j’aurais pu mettre Andromeda ou Seventh Wonder, mais il y a dans le choix d’Uriah Heep une part d’affectif que j'assume. Retrouver après près de 30 ans de semi-hibernation, un de ses groupes préférés dans une telle forme, cela donne envie de croire en l’immortalité !

2. Brother Firetribe - Heart Full Of Fire

J’y ai glissé une phalange et j’y ai laissé le bras, cet album renvoie Journey à ses études; des compositions accrocheuses à la Russ Ballard, un son parfait, de l’energie à revendre, du Hard mélo/AOR comme cela, on s'en gave. Je me suis du coup précipité sur leur CD précédent, un délice également.

3. Moongarden - Songs From The Lighthouse

Il y avait bien le retour agréable de VDGG, mais j'ai déjà été sentimental plus haut. Et puis, j'ai fait pas mal de découvertes en prog cette année. Simon Says a longtemps tenu la corde, mais il se fait coiffer sur le fil par Moongarden. Plus simple peut-être, mais plus chaud certainement. Une découverte, un son, une voix, du prog à la fois planant et émotionnel, il fallait faire un choix.

4. Septic Flesh - Communion

Dès les premières notes, un frisson me parcourt l’échine ; c’est beau mais ça fait mal. C'est d'une richesse extrême, mélodique, instrumentale et d'ambiance rare. Un album que j'écouterai encore en 2009, 2010, 2011, ...

5. StoneDrive - A Moment Of Weakness

Il y a eu quelques bons albums de hard rock en 2008, avce notamment les retours des Guns et de AC/DC. Mais c'est sans chauvinisme aucun (je suis belge ;-) que j'ai eu un moment de faiblesse pour ce combo parisien (peu devant les General Store). Quelque part entre les Spiritual Beggars et Nickelback, c'est moderne et chaud, il y du groove, du feeling, de la mélodie, du gras et du cambouis. J'aime!

Voilà, pas de panique, on revient au vin et à la cuisine pour le prochain Top 5;-).

18:23 Écrit par Laurent dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/01/2009

Les TOP 5 de 2008 (I) LES RECETTES

Quelques Top 5 en vrac, et c'est là je constate avec amertume le peu de temps que, moi qui adore écrire, j'ai consacré à la lecture de romans. Allez dans le top 5 des résolutions, lire au moins 5 romans en 2009;-).

TOP 5 Recettes

Frites de Poires Pochées au Sumac.

Cette épice que j'ai rentrée pour la boutique cette année est incroyable. Elle s'adapte aussi bien aux plats salés que sucrés. Elle s'incorpore dans les tajines, adore l'agneau et les merguez, le riz et même le poisson. Ses arômes de tomates séchées et son acidité ouvrent des combinaisons insoupçonnées que seul notre manque d'imagination limite. Lors du week-end Yourte Ouverte, je vous avais proposé cette ces poires au sumac. Je ne sais pas vous, mais moi j'avais adoré;-). Je m'étais librement inspiré ce cette recette là.

sumac_poires

L' Hypocras de l' Odyssée

Encore toujours pour le week-end yourte ouverte (voyez la décoration de la yourte pour l'occasion, c'était magique!), j'avais préparé un Hypocras. Oui, ce vin du moyen âge, que l'on attribue aussi à Hippocrate, le précurseur de la médecine. J'avais décidé de le revisiter et de remettre au goût du jour, au gré des épices de la boutique! Et vous avez été nombreux à l'adorer. Patrick Ridremont, égaré à Pécrot (et que l'on peut voir à l'affiche de l'hurluberlu jusqu'au 9 janvier 2009; mais attention, pas celui de Sébastien David), en a même pris quelques bouteilles pour faire l'apéro maison de son resto, l'Un des Sens. Faudra que j'y aille pour le goûter et qui sait, y laisser quelques vins bien naturels;-).

Bon la recette devrait rester secrète, mais comme tout est dans les proportions, je peux vous en donner les ingrédients;-). Tout est aussi dans le choix du vin, mais là je vais vous aider. Si vous prenez un vin tchenobylé, n'espérez pas convaincre vos amis d'en boire, ou alors une fois, mais pas deux. Ne choisissez pas non plus un grand vin, ni même un très bon, ce serait du gâchis. Non, moi j'ai choisi le vin blanc le moins cher de ma carte, un vin assez neutre, mais frais, bio et avec très peu de sulfites. C'est la bien nommée cuvée de sauvignon Glou Glou du domaine de la Rourède dans le Roussillon. Elle convenait à merveille.

Voici ma combinaison préférée: gingembre (en poudre), cardamome, maniguette, coriandre, poivre de la Jamaïque, poivre de sichuan, un peu de tisane Plume ou de Zen, ou encore de la tisane oranger-bergamote. Le tout est de mettre suffisamment d'épices et de les faire macérer quelques heures pour extraire les arômes, mais pas les matières amères. Goûtez après 2 heures et puis décidez de prolonger ou non, l'extraction. Les épices sont broyées et s'ajoutent telles quelles, ou si vous êtes maniques, dans un petit linge à infusion. Ajoutez ensuite un peu de miel d'acacia, de sirop d'érable, ou de sirop d'agave, à votre goût, mais pas trop, cela doit rester apéritif. Pour la qualité des arômes, il vaut mieux augmenter les quantités d'épices et diminuer le temps de macération. De grâce variez les plaisir, par temps froid, vous pouvez rajouter quelques clous de girofle et un bâton de cannelle. Comme digestif, de la verveine et de la badiane. A vous de jouer!

yourte_ouverte

Canard Laqué

Là, c'est autant l'accord parfait avec le Rouchefer de René Mosse que la recette que j'ai adoré.

Moutarde boutique

Ben oui, c'est un peu comme une recette maison, mais faite avec les ingrédients de la boutique ;-). Deux essais et une grande réussite. Plus de graines de moutarde en stock, je vais en recommander. Passez à la boutique vous en procurer également, ça coûte deux fois rien!

Le Jazz Max

C'est vraiment une petite merveille ce Jazz Max acheté suite à une démo de Catherine de Trop Bon à la boutique. Pour les jus multiples (en ce moment, betterave rouge, carotte, celeri rave et radis noir;-). Mais aussi pour les hoummous, les tapenades, ... ayez le réflexe jazz max!

J'oublie aussi les graines de coriandre germées , découvertes chez Pol Grégoire , elles allient les notes florales de la graine et celles très particulières de la feuille, mais en plus fin. C'est tout bonnement divin.

Voilà, et vous c'était quoi vos révélations culinaires 2008?

A très bientôt pour un nouveau Top 5 2008, sur les vins, les vignerons, la musique, les résolutions, ...et puis surtout, je vous souhaite à tous, le meilleur pour cet an 9! ;-))).

Ah oui et si vous y pensez, et si vous voulez flatter un peu mon égo, c'est le blog award 2008, votez pour moi, c'est jusque mardi prochain le 6 au soir je crois.