07/06/2009

SANS SOUFRE, LA CONFIRMATION

Petit voyage express en Ardèche et dans le Rhône, de Cornas à Châteauneuf du Pape pour visiter mes vignerons préférés et remonter en Belgique leurs meilleurs cuvées. Un périple qui me mène du domaine des Clapas, à celui d'Andrea Calek; du domaine du Coulet de Matthieu Barret en Cornas (une révélation enfin mentionnée dans la RVF, les autres guides cherchent encore ;-), à celui d'Hervé Souhaut à Arlebosc ou au  domaine des Amphores à Saint Joseph, sans oublier Berthet Rayne à Châteauneuf du Pape. Je ne vais pas vous conter ce périple, mais simplement vous rapporter un petit test de dégustation effectué à l'aveugle en présence de Jérôme Jouret du domaine des Clapas et d'Andréa Calek. En fin de repas, Jérôme propose que nous comparions deux vins, même cuvée, une sans sulfite ajouté, et l'autre avec seulement 35 mg/l à la mise en bouteille. 

Jérôme et moi sommes confiants, ma petite expérience m'a déjà permis de comparer quelques cuvées avec et sans soufre, et la différence a toujours été nette; je suis même prêt à arrêter mon activité si je me trompe, Jérôme n'est pas loin de dire la même chose ;-).

Il s'agit de la cuvée En avant doute 2007; le premier verre offre un nez explosif, sur le fruit, des notes de fleur, très pur. Le deuxième est plus fermé, sans ces notes florales, plus sur le fruit. La bouche est également très différente, le premeir est délié, juteux, avec du volume; le deuxième parait un peu plus acide, tendu avec un peu de sécheresse. Ce sont deux bons vins, mais sans hésiter, nous désignons, de concert, le premier comme étant celui sans soufre, car meilleur! Bingo!, Une fois encore la démonstration de la qualité supéreure du vin sans sulfite "réussi" sur le même légèrement sulfité est faite. A bon entendeur ;-)!

 

09:35 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : clapas, sulfite |  Facebook |

Commentaires

est-ce que tu as pu comparer des vins légèrement sulfités pendant l'élevage (à la fin de la malo, p.ex., pour tuer des bactéries indésirables et protéger contre une augmentation de la volatile pendant l'année ou deux en barrique, qui suivent...) et ceux, comme tu l'indique ici, "ajouté à la mise", procédé, qui me semble particulier (même si "tout le monde le fait pas sécurité"), parce que l'ajout intervient à un moment, où le vin n'aura que peu de possibilité, de le digérer...(bon, je ne suis pas chimiste, comme tu sais, donc tu pourras peut-être mieux m'expliquer les subtilités du processus:-).

Écrit par : Iris | 11/06/2009

Sur Lapierre 2003, j'ai confirmé que la version soufrée (à la mise) était meilleure, plus nette aromatiquement ET tactilement.

Sur des Cornas d'Allemand, en sa présence chez un caviste toulousain, la version sans soufre était meilleure, plus fruitée (plus vitale ?).
En revanche, dans une comparaison de sans soufre (Barral, Gramenon, Foulards rouges, Schueller, Peyra, Overnoy, Breton, Prieuré-Roch ...) , son 2001 était désagréable, trop boisé, acide, séchant.

Écrit par : laurentg | 11/06/2009

Les commentaires sont fermés.