18/02/2010

RAID EN CHAMPAGNE!

Vous êtes plutôt nombreux à avoir apprécié les Champagne de Francis Boulard en décembre dernier, les Rachais 2004 n'ont fait qu'une apparition fugace, et j'ai dû vous rationner; j'ai moi craqué pour les cuvées nature, mais aussi et surtout pour sa "solera" Petraea, à se damner.

Mais j'ai profité de l'absence de mes pitchounets pour aller visiter les deux vignerons historiques de l'odyssée, le domaine André Beaufort grâce qui je suis revenu au champagne en y trouvant à sa première dégustation, pour une fois avec un Champagne, une parenté avec du vin, et même du raisin ;-). Grâce à Pierre Larmandier, et sa cuvée "Terre de Vertus", j'ai compris que le dosage (l'ajout de sucre quoi) était le plus souvent inutile et que en plus d'être un vin de raisin, le Champagne pouvait aussi exprimer le sol, la terre!

Las, un peu distrait sur l'autoroute, je loupe 2 sorties et me retrouve avec près de 100 bornes en plus dans les lattes. J'arrive à midi pile, les Larmandier doivent filer sur Paris, mais Sophie propose pourtant de me faire déguster. Je choisis évidemment de me plonger dans cette Terre de Vertus; celle dégustée en décembre dernier avait 2 ans de bouteille et m'a laissé un souvenir inoubliable d'arômes pralinés, d'onctuosité et de minéralité. Celle-ci me semble meilleure au même âge, à nouveau très minérale, mais avec une belle puissance, et pourtant toujours non dosée. Gros potentiel, j'en ai ramené quelques caisses ;-). L'étiquette a changé, pour plus de lisibilité, ce ne fut pas un choix facile, j'avais beaucoup de sympathie pour la précédente (des que j'ai le temps, je mets une photo des 2). 

Le Grand cru Cramant 2006 est plus dense, dosé à 2 grammes seulement, il offre une mâche crayeuse d'école, à garder aussi, de grâce!  On papote, on papote, mais il est temps de charger les caisses et de filer vers Ambonnay.

Au domaine je croise Madame Beaufort et Jacques, son jeune pensionné de mari; et puis je fais connaissance avec Amaury, l'un des 8 Beaufort ;-). 5 des 8 ont fondé une société qui regroupe maintenant les vignobles de Jacques, ce qui permettra de garder la même unité que précédemment, sous le nom du grand-père, André Beaufort. Amusant, le vignoble le plus "récoltant" de champagne, passe maintenant en négoce (les 5 enfants revendent donc leurs raisins à cette (leur) société). Je vais devoir adapter mes cours sur la qualité des vins de négoce en Champagne, enfin une exception qui confirme la règle ;-). 

La dégustation débute par le Champagne brut sans année, c'est bien dans le style Beaufort, vineux, mais avec une belle vivacité, les arômes de fruits blancs se mêlent à la "Beaufort touch", la mâche est là, c'est très bon, mais on peut le garder sans sourciller, j'en ai pris un bon paquet ;-).

Le brut Polisy réserve est en fait composé à majorité de 2006. Comme une autre cuvée que nous avions adorée il y a quelques années, la prise de bulles a été faible, pas de chipotage, c'est délicieux comme ça, surtout pour moi qui carafe souvent mes Champagne. Plus de complexité, quelques arômes d'agrumes typiques, belle longueur. J'aime beaucoup!

Le Brut Polisy 2002, je l'avais déjà à la carte, on le regoûte quand même. Plus dense, et beaucoup plus ouvert, avec de très nets arômes de miel, on rentre dans les champagnes de méditation, on ne va plus les quitter, mais il est tard, la suite demain, peut-être ....

 

 

 

 

 

Commentaires

Beaufort Bien aimé récemment le Beaufort Ambonnay 1999, très fruité (pomme au four), style presque demi-sec mais avec une belle tenue.

Écrit par : laurentg | 19/02/2010

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