25/01/2007

OCTOBRE 2004: LA BELLE CHARTE JOLY

Vous le savez probablement, le système des appellations contrôlées en France est actuellement remis en cause. C'est la crise en France pour les petits vignerons, et à Bordeaux par exemple, des océans de "vin" ne trouvent plus d'acheteurs. La raison? Peut-être commençons nous à comprendre que la qualité existe mais qu'elle a un prix. Ce n'est pas encore gagné, car je me suis laissé dire que la moyenne de prix des vins achetés en Belgique était encore inférieure à 4 euros, incroyable! A ce prix là, il ne faut pas trop epsérer avoir du raisin dans la bouteille!

Mais revenons à ce système d'appellation; plusieurs initiatives ont été prises dont celle du président des AOC, René Renou (par ailleurs vigneron dans les coteaux du Layon). Il propose en effet la création d'un nouvel échelon dans un système déjà pas évident à suivre: l'AOCE, l'appellation d'origine contrôlée d'excellence. Cela a le mérite de faire bouger les choses, mais se limite un peu à souligner les vins de meilleure qualité sans secouer ceux qui n'en font pas (de la qualité!). Les critères de sélection ne sont pas non plus très clair. Sur LPV (vous connaissez maintenant ce site super convivial), il a été proposé de créer un autre niveau, le VDM (Vin De M…) , c'est une boutade, mais c'est proche de la réalité, non? D'autres voient en l'étranger (comme souvent) le responsable de leurs maux, les vins chiliens peuvent utiliser les copeaux, les sud-africains des enzymes, et tous peuvent mettre le nom de cépage sur leur bouteille? Ah bon sang mais c'est bien sûr, un assouplissement des contraintes va tout résoudre ...

A mon avis, le constat est dur mais simple, il se produit trop de vin et de trop faible qualité. Cela risque d'être douloureux pour les vignerons les moins bien situés, les moins talentueux ou les plus paresseux, mais je ne vois pas d'autres issues qu'un "soutirage" par le bas pour préserver une assurance de qualité minimale. Cela ne dépend en fait que de nous, et quand Coluche dit « quand je pense qu’il suffirait d’arrêter d’acheter des cochonneries pour éviter d’en bouffer », c’est encore plus vrai pour le vin.En tout cas, pour l'instant, tout ce que peut garantir l'AOC, c'est ..... une origine, mais certainement pas ce minimum de qualité.

Enfin, il y a ceux qui croient au vin vrai, même si ce terme est tellement galvaudé (les yaourts aux vrais morceaux de fruits, à quand les vrais yaourts aux vrais morceaux de vrais fruits). Pour Nicolas Joly de la coulée de Serrant, il le répète, les appellations doivent faire du vrai vin (vous savez que moi je lui préfère le vrai grand vin ;-). Dès lors il a lancé cette bonne initiative : la renaissance des appellations, en rédigeant une charte de qualité à trois niveaux.

Que les plus rationnels d'entre nous se rassurent, la biodynamie n'est pas un critère, même si elle reste un moyen pour certains d'exacerber la vie d'un terroir et donc sa transparence dans le vin. Je n'ai pas d'expérience en biodynamie et je n'y crois pas a priori (je suis scientifique;-), les pratiques semblent parfois farfelues, mais les principes m'interpellent (les ondes, les fréquences, l'énergie, l'actuellement intangible...). Souvenons nous que la science n'explique pas encore tout. Souvent, pour la science, ou plutôt certains scientifiques ce qui ne se mesure pas n'existe pas (mesurer c'est savoir/meten is weten). Le "hic" (pas le "hips";-), c'est que la science mesure de plus en plus de choses et se contredit donc tous les jours!. Ce qui est sûr, c'est que je ne vois aucun inconvénient à l’ application de la biodynamie, cela permet même de faire avancer les connaissances et si c'est du temps perdu, tant pis pour le vigneron. Où cela me gêne un peu, c'est quand on profite de cet "aura" ou "mode" pour vendre plus cher, mais c’est un autre débat.

Revenons à la charte Joly. Pas de biodynamie visible donc, mais par contre, les critères bios y sont bien repris. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils vont plus loin, en incluant les pratiques de la cave (levurage, chaptalisation, acidification). Ce n'est pas encore une assurance de bon vin (je n'en ai à la limite pas besoin, j'aime être le seul juge de mon goût), mais une assurance de transparence.Lisez plutôt!

Préambule: Le système de cotation ci-dessous ne parle pas de bio ou de non bio mais donne simplement les actes qui permettent à une appellation de s'exprimer. On peut donc passer de 1 (*) à 3 étoiles (***) "vertes " et à ceci vient s'adjoindre la notation habituelle que font les guides des vins. Ce système incite le viticulteur a mieux agir et informe le client des incidences des gestes agricoles ou de cave sur l'expression des appellations.

* Obtention d'une étoile *

Un vin d'AOC a un goût particulier lié à l'expression du terroir, d'un sol et d'un climat. L'agriculture doit donc renforcer la vie organique du sol et éviter tout produit chimique de synthèse. Aucun désherbant qui détruit la vie des sols. Aucun engrais chimique qui créé une croissance atypique. Ces engrais sont des sels. La plante doit boire plus, donc croître pour compenser la salinité qu'on lui impose. Aucun produit chimique de synthèse qui peut fausser la photosynthèse et donc le goût du vin. Aucun traitement systémique donc absorbé par la sève dans la demi-heure qui, outre un effet négatif sur le métabolisme de la plante, sur la photosynthèse et sur les champignons des racines (mycorhize), peut se retrouver sous forme de résidus dans le raisin. Aucune levure aromatique, puisqu'elle éloigne le vin du profil de goût et de son AOC.

* * Obtention de deux étoiles **

Dans les dernières années, la formidable poussée de la technologie a permis de recréer des goûts qu'une agriculture déficiente avait faussés. Un retour à de bonnes pratiques rend cette technologie inutile et laisse à chaque vin son goût d'origine sans tromper le consommateur.> Pas de vendange mécanique, afin d'obtenir une maturité optimale. Pas d'ajout de levures exogènes donc étrangères au lieu et au profil climatique de l'année. Interdiction d'enzymer les moûts. Une agriculture saine donne une couleur abondante. Pas de concentrateur par osmose inverse. Ce processus peut aboutir à des déséquilibres, notamment sur le vieillissement. Pas de cryoextraction qui fausse l'équilibre du vin. Pas de passage au froid jusqu'au point de solidification.

*** Obtention de trois étoiles ***

Pas de déacidification ni de réacidification qui changent l' équilibre des vins. Pas d'adjonction d'acide ascorbique, ni de sorbate de potassium. Pas de chaptalisation y compris par moûts concentrés.

Une initiative à suivre, qui correspond assez bien à ma démarche. Ce n’est probablement pas suffisant et pas encore une garantie de bons vins, mais c’est déjà la garantie d’une plus grande transparence. Environ 80 domaines ont déjà souscrit à cette charte ( venant aussi d'Allemagne, d'Amérique (Nord-Sud), d' Italie, de Slovénie, ...) dont bien sûr pas mal de ceux dont je distribue les vins: Larmandier-Bernier, Barral, Beau Thorey, Schaetzel, Frick, Tissot, Traginer et Saint Nicolas. Mais on y trouve aussi avec plaisir quelques pointures comme A. de Villaine, Zind-Humbrecht, Chapoutier, Gauby, Leflaive, Angéli ou Bossart, ... et d'autres sur ma liste d'attente comme Tempé, Ostertag, Romanin, Lafarge, Trapet ou Montirius.Après une présentation à New-York au mois de Juin, l'étape suivante se déroule à Bruxelles le 8/11, je compte bien y participer et y initier de nouvelles collaborations! N'hésitez pas à me faire part de vos réactions à ce sujet.

18:21 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

SEPTEMBRE 2004 : LA FÊTE DE BOSSUT

Les jours moroses, cela existe ! Couché à 5 heures du matin après avoir « animé » un repas de médecins autour du foie gras en compagnie de l’excellent Philippe Devos du domaine de Lahérie à Neufchâteau (expérience très réussie, à refaire !) ; levé à 7h30 et direction Bossut pour la fête du village voisin. Une bonne idée au départ, se faire mieux connaître dans la région toute proche. Mais le temps est maussade, l’emplacement est décalé par rapport au centre des activités de la fête, la population est peu nombreuse et visiblement peu intéressée par la dégustation de (vrais ;-) grands vins ! Au final, 9 heures debout pour quelques dégustations et quelques bouteilles vendues, ou comment être au mauvais endroit au mauvais moment et par mauvais temps. Merci aux quelques personnes (Marc, Manu, ..) qui m’ont soutenu ou sont passées me dire bonjour pendant ce calvaire. Un autre caviste, un peu plus loin avait l’air encore plus désolé que moi, ouf, on se sent mieux sur le Titanic que seul dans son canot de sauvetage! Mais quand on tombe de cheval, on remonte (« never say die » disait ma grand-mère!) ; l’année prochaine, je reviendrai et ferai bar à vins … de fruits !

17:30 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JUIN 04 : LA FOIRE de Rouffach ou LA FOIRE des Bordeaux ?

Deuxième escapade à la foire de Rouffach, celle de l’année passée m’avait permis de me conforter dans l’idée que les vins bios étaient plus que bios mais pouvaient aussi être bons (et oui, certains en doute encore ;-). L’objectif cette année était multiple, renouer les contacts avec Bruno et Gérard Schueller (leur table d’hôte à ne pas rater), redéguster les vins du domaine St-Nicolas en Fiefs Vendéens et concrétiser une collaboration, prendre livraison d’une deuxième (déjà !) commande de Jura (Tissot, Pinte) via Claude Charbonnier du Clos des Grives, sélectionner un bon Languedoc pour compléter ma dégustation de fin juin, et enfin, explorer Bordeaux sans a priori par la face bio de la montagne. Tout ce boulot quand même, non ?

Avec Bruno la fin de journée et Gérard le reste de la nuit, c’est de la passion à l’état brut, on discute et on déguste, les oreilles et les papilles ouvertes, sujets de discussion en vrac, l’approche bio (quelques anecdotes savoureuses sur les études de Bruno), la certification ou non, les agréments, les nouvelles réformes des AOC, passionnant. Tout cela dans une générosité sans calcul et sans mal de tête le lendemain (ah l’avantage du peu de soufre). Questions vins, deux coups de cœur que l’on retrouvera immédiatement à la carte. Un Muscat ; je courais depuis un an après un bon muscat (enfin, un muscat que je trouve bon), le voilà, dense, aromatique et pourtant rafraîchissant. Et un riesling ; j’adore les rieslings, ceux de Frick ou de Schaetzel, mais je recherchais en complément quelque chose de structurellement différent, dense mais plus austère, sec et minéral ; le voilà, ce sera ce merveilleux Bildstocklé 2001 !

Au repas, à la table de Gérard Schueller, il m’offre à déguster des fonds de bouteilles de la grande fête de la veille, parmi lesquels de vieux millésimes. Vraiment, un conseil, garder un peu vos Alsaces ! Le moment est agréable et quand arrivent les premières heures de la nuit, nous sommes prêts à nous déglacer au crémant, un crémant refusé à l’agrément pour cause d’amertume; c'est le fameux Hic Sine Sulfure Spuma. Elle est présente c’est vrai, mais quel amplitude en bouche, quel caractère !

Au retour, j’ai dégusté le pinot noir sans soufre reçu en cadeau, gamme aromatique intéressante (fruits rouges macérés, légèrement compotés, cuir), l’exercice vaut la peine, mais cela reste un exercice, je ne suis pas encore convaincu. Le tout sans soufre dépend vraiment du cépage, du terroir et du vinificateur, pas de règle générale jusqu’à présent.

Par contre le soufre minimum est vraiment l’objectif à atteindre. Les vins du domaine St-Nicolas maintenant, c’est le père de Thierry qui tient le stand, sympa, mais quand même moins marrant que Thierry. Mais je suis aussi là pour les vins. Premier arrêt, le Gammes en May 03 (pur gamay), j’adore, d’habitude je prends 1 bouteille pour redéguster à mon aise chez moi, ici j’en prends 12 ! Et ce n’est pas tout, il y a le choix, la cuvée reflets rouge 2003 est encore meilleure, le pinot noir (80%) Jacques est concentré mais croquant à souhait, le Poiré 2002 (100 négrette) est un jus de mûres épatant, et les blancs sont parmi les meilleurs du coin (clous excellent Q/P et hauts de clous 02 à attendre). Pas un faux pas, peut-être la grande pièce est-elle un peu chère, je regoûterai à mon aise plus tard.

Visite chez Claude Charbonnier qui a manifestement eu du mal à se lever ;-), des caisses de crémant rosé, du macvin, du vin de paille tout cela pour un Q/P super, mais le temps presse, je charge, descends un verre de crémant et dois déjà passer à la suite.

La suite ce sera l’exploration de domaines inconnus, le Carité en main, mes souvenirs en tête, je déambule, déguste et recrache systématiquement tout ce que le Languedoc et le Bordelais présente à Rouffach. Au final, quelques bonnes choses en Languedoc (les nones du Monastère de Solan par exemple), mais surtout un coup de cœur, le domaine Beau-Thorey en Pic St Loup ; non seulement le gars cristallise tout ce que j’aime dans l’approche du vin, mais ceux-ci sont originaux, bons et pas cher. On en reparlera c’est sûr !

Et le bordelais me direz vous ? Quoi ? Et bien je l’ai dis au début : la Foire !Bon j’exagère car je suis un peu excédé, mais entre le bois, le poivron , le caramel et les robes délavées, je commence au mieux à croire que mon goût s’est vraiment modifié à force d’ingurgiter les élixirs du Casot des Mailloles ou de Leon Barral. Puis je me dis que j’adore les vins vifs de la Loire (quand il n’y a pas de poivron vert ;-), et que je ne recherche donc pas que des « bombes aromatiques ». Le problème serait-il ailleurs ? Probablement; mais en tout cas, les vins dégustés sur place étaient peu passionnants et Bordeaux n’est vraiment pas à la pointe de la qualité en bio ! A suivre et au plaisir de voir cette affirmation peut-être hâtive infirmée. Pour me consoler, un beau cahors tout simple, non chaptalisé, non trafiqué, presque tout nu du domaine de l’Antenet. Santé !

13:38 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

AVRIL 2004: LE JURA, en long, en large et en diagonale!

ganevatbarb

Le Jura, quelle idée ! Toujours pas de Bordeaux ou de Bourgogne à la carte alors pourquoi donner la priorité au Jura ?

Tout d’abord, pour les Bordeaux, il y a les foires CORA ;-) et les Bourgognes, c’est vrai que j’y plongerai un jour, mais les prix sont un peu rebutants, non ? Ensuite, il y a un concours de circonstances, si je fais ce nouveau "boulot", c’est pour la découverte et je l’avoue, je ne connaissais presque pas cette région. Juste un château chalon dégusté il y a quelques années mais qui avait déjà gravé dans mes papilles sa sotolone indélébile. Depuis, quelques tentatives ratées avec les vins facilement disponibles en grande surface ; mais le virus était apparemment latent.

Deux détonateurs allaient le libérer, un article ou l’autre de la RVF sur les autres grands blancs et sur la polémique du ouillage ou non ouillage, et surtout le travail de sape d’un Jurassien passionné sur la toile.

Bref, quelques jours de vacances à programmer en Avril, le choix est vite fait,une frustration d’avoir ratée la percée en Février et comme on dit que le printemps y est précoce, ce sera le Jura ! Le détail de ces pérégrinations est évoqué sur le site de ma Boutique, dans la rubrique "Domaines".

C'était du pur plaisir. Simplement ajouter que j’ai probablement maintenant la plus belle carte de vins du Jura de Belgique et sans rougir, que j’en suis assez fier. Avec votre aide, je vais tout faire pour la maintenir voire la développer.Une adresse à retenir, le Moulin de la Ferté, près d’Arbois, mais ils parlaient de remettre leur « gîte » fin d’année (cela nous a même donné des idées quelques minutes puis on s’est rendu compte qu’on était dans le Jura ;-), dommage les confitures de madame Puiseux étaient excellentes (et ses kiwis) et la conversation de son mari au petit déjeuner très agréable.

13:26 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

MARS 2004: DE LA TERRE AU VERRE en passant par le laboratoire de chimie...

Voici un petit article (désolé en anglais, mais nous sommes "truegreatwines" quand même ;-) sur les pratiques de plus en plus répandues dans le petit monde du vin. Sans Commentaires!

Pour lire cet article vous pouvez aussi aller sur Le Guardian

"Blanc check for wine purity"

Suspicions that characteristic hint of gooseberry and green peppers in sauvignon might be aided by chemicals Felicity Lawrence, consumer affairs correspondent Friday January 23 2004 The Guardian.It is the hints of gooseberry and green pepper that wine critics look for in a good bottle of sauvignon blanc. But the taste may no longer tell the whole story. British retailers are quietly testing wines amid suspicions that the characteristic flavours owe as much to chemical flavouring as to the natural taste of the grapes, the Guardian has learned.?A laboratory used by the drinks trade to test wine for authenticity has revealed that it has found suspicious results in several wines from South Africa on sale in this country.Corkwise, a company of analytical chemists based in Surrey, confirmed that it had been asked by many of the major retailers to test sauvignon blancs from South Africa and New Zealand to establish whether synthesised pyrazine flavourings had been used.Pyrazines are a group of chemicals which are found naturally in sauvignon blanc; the levels can vary according to climate and geography. Since synthesised flavourings may be "nature-identical", it is very hard to detect whether they have been used illegally to improve the taste of wine.But Geoff Taylor, director of Corkwise, said his laboratory's results showed unusually high levels in wines across the price range from South Africa.

Tests on wines from New Zealand did not show anything unusual. However, proving that unusually high levels of the flavouring compounds resulted from their being added by winemakers was difficult. "The problem is that these chemicals occur naturally," he said. "You are looking for higher levels than normal, but who can prove that something unusual didn't happen that year in that vineyard? Maybe there are some very unusual sites that produce these very high levels of pyrazines." Allegations that the use of industrial flavourings was widespread first surfaced in South Africa last November. Michael Fridjhon, a wine critic, wrote in the magazine Business Day that ranges of fake flavourings were being used to give the characteristic green pepper nose to cheap sauvignons, that blackcurrant flavouring was used in cabernet sauvignon, and butterscotch in chardonnay. The South African Wine and Spirit Board has admitted that it "had been aware of the global practice of adding flavourants to wine" and that it had been conducting research with Stellenbosch University to establish typical profiles of pyrazines in sauvignon blanc so that cheats could be detected. The profiles are due to be published next week, although the results will not pinpoint individual producers.

Meanwhile, the vintage from some wineries in South Africa will be tested randomly, with results being collected from the grape juice straight after harvest and again after the wine has been made. "We are not really sure what is happening," said Andre Morgenthal, spokesman for Wines of South Africa. "The research has been conducted with institutes from seven other countries because people in the trade have been suspicious about wines. It is a harmless food flavouring being used, so it is not a safety issue, it is more an ethical issue." He added that he thought only a few producers were involved. But Robert Joseph, editor of the Good Wine Guide, said that the practice was probably more widespread. "People in the trade talk about international flavouring companies offering plum for merlot as well as gooseberry for sauvignon at wine trade fairs." These may legitimately be used to make low-alcohol flavoured drinks but are not permitted in wine. Winemaking has been revolutionised in the past few decades. As well as making great advances in hygiene, producers have developed sophisticated laboratory techniques to blend wines and achieve consistent products.

Mr Morgenthal pointed out that sometimes the boundaries were blurred. "There is the assumption that wine is a natural product, that it is fermented juice with nothing added. But people add powdered tannin to fix colour. In the northern hemisphere they add sugar. Is that adulteration? I don't know." Linley Schultz, the Australian head of the South African wine group Distell, condemned the use of flavourings, but told Decanter magazine that sometimes the distinctions were fine. He described experimenting while working for the Australian wine giant Southcorp with removing pyrazines from a batch of unripe sauvignon blanc grapes and blending them with a batch of top wine that had been harvested fully ripe but had lost some of its trademark asparagus notes. "I regard that as natural," he said. Corkwise said it was unable to identify which retailers had asked for tests or which wines were involved on the grounds of commercial confidentiality" Copyright Guardian Newspapers Limited"

Quand on connaît mes difficultés avec la chaptalisation, l'acidification et les divers pesticides ou engrais, on déduira vite mes conclusions sur ces pratiques; "I do not regard that as natural!", et vous?

13:17 Écrit par Laurent dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JANVIER 2004: Le MEILLEUR VIN et le MEILLEUR DOMAINE de l'ANNEE 2003

Chaque année, certains passionnés aiment à se livrer à ce genre d'exercice, futile mais intéressant. Je ne vais pas y échapper. Intéressant de simplement observer le premier vin qui nous vient à l'esprit, et puis de se pencher sur l'année écoulée pour se remémorer ces grands moments de dégustation et de rencontres La vie s'écoule beaucoup trop vite que pour ne pas s'arrêter quelques minutes.

Pour le vin, c'est sans hésiter, le brut réserve grand cru Ambonnay du domaine A. Beaufort qui me vient à l'esprit. Il a été le premier à me réconcilier avec le champagne, l'odyssée aromatique est surprenante et le prix est encore tout à fait abordable. Même après quelques jours et seulement quelques bulles résiduelles, il est toujours étonnant et bon! Il m’a ouvert une porte sur un monde que je croyais éteint ou inabordable.

Mais j'ai donc aussi réfléchi au meilleur domaine ou vigneron de 2003 et là je serai un peu plus long.Mon domaine préféré de 2003 ? Difficile de choisir évidemment, je n'ai sélectionné que des coups de coeur et des domaines avec lesquelles les atomes étaient vraiment bien crochus! Ma première réaction consiste un peu à me demander quel est mon enfant préféré. Mais bon, pas de panique, passionné mais encore un peu raisonnable, je n’en suis quand même pas encore là. Je me suis donc livré à ce petit exercice et après une longue réflexion voici le résultat que je vais tenter de retranscrire ici.

En débutant ma petite activité de caviste, je me doutais que j’allais rencontrer des vignerons sympas et déguster de bons vins, et j’espérais bien sûr que certains d’entre eux seraient en plus en phase avec mes opinions concernant la manière de travailler et la qualité des vins. Mais je ne m’imaginais pas rencontrer autant de personnages vrais, avec souvent, des personnalités bien tranchées. Alors en isoler un, je me répète, très difficile!

Finalement, ce que je recherche en plus de vignerons qui partagent mes idées et qui font des vins que j’aime, ce sont des hommes ou des femmes qui vont au bout de leur réflexion avec un minimum de concession et un maximum de questions. Qui n’ont pas la conviction absolue d’être dans le vrai, qui sans cesse remettent en question leur manière de travailler et d’aborder les vinifications. Je suis un partisan de l’approche bio et nature de la culture de la vigne (et de l’agriculture) et de la vinification (et de la vie). Mais dans ce domaine, j’aime aussi remettre certaines idées reçues en question. J’adore en discuter avec les avocats du diables, les rationnels objectifs et cartésiens qui me rajeunissent à chaque fois (je suis scientifique) mais qui me permettent surtout d’affiner et d’étayer progressivement mes convictions (merci Robert Creus).

En outre, j’aime les gens passionnés mais qui ne se prennent pas trop la tête, ce n’est que du vin finalement, un produit alimentaire de luxe réservé à quelques privilégiés. Des passionnés, donc, mais avec un grain de folie de préférence, rafraîchissant dans notre monde centré principalement sur le fric et le business. Des vignerons qui prennent des risques, qui bousculent les idées reçues (des anarchiques ?), qui vous impressionnent par leur compétence, qui vous étonnent par leurs contradictions…si en plus il se trouve des atomes crochus ou tout au moins un bon contact, alors je suis comblé.

J’ai aussi une faiblesse pour les petits domaines, j’aime à croire que le propriétaire connaît tous ses ceps par cœur et avec cœur et qu’il accompagne ses raisins dans leur métamorphose en vin. Que sa priorité soit le vin, et sa qualité et non pas sa cote Parker et son cours économique. J’aime aussi que le vin que je bois me transporte dans un endroit idyllique, le soleil, les paysages vallonnés, les sols colorés, la transpiration et les chants des vendangeurs, un effet immédiat sur le stress quotidien de nos vies trop trépidantes. Que le vin est issu de cet endroit et qu’il serait différent quelques kilomètres plus loin. Le prix des vins doit aussi être abordable (critère à variation personnelle) et refléter la qualité du vin et du travail effectué.

Et les vins me direz vous ? Bien sûr, que je n’oublie pas les vins ! Comme la plupart j’imagine, j’aime les vins complexes aromatiquement, dont les parfums sont à eux seuls une invitation au voyage ou qui procurent une émotion. Si après avoir humé le vin, je redépose le verre, c’est déjà bon signe. La bouche; le corps, les tannins, l’acidité, … sont pour moi des éléments de la personnalité mais j’ai l’impression que mon appréciation dépend beaucoup de mon état personnel (physique ou d’esprit), des conditions de dégustation ou de la table, voire de la compagnie. Je ne veux pas dire que j’apprécie les vins secs, creux ou acides mais une pointe d’amertume ou des tannins un peu présents sont par exemple souvent une arme supplémentaire pour l’accord parfait des mets et des vins. La présence de sucres résiduels que je ne recherche généralement pas pourra également me convenir si j’ai besoin de douceur à l’apéritif ou en fin de repas, …

C’est une des (nombreuses) raisons pour lesquelles j’ai de plus en plus une sainte horreur des classements et des cotes.J’ai aussi un faible pour les vins moins consensuels (cela va souvent de pair avec la complexité). Rien ne m’énerve plus (je caricature) qu’un vin monolithique ou qu’un dégustateur qui repousse doctoralement un vin en proclamant un défaut d’oxydation. Je ne parle pas évidemment de vins plats complètement madérisés et passés voire trépassés, mais des oxydations ménagées (voulues ?) ou évolutives qui peuvent apporter une gamme aromatique toute différente et tout aussi passionnante (voir certains vins sans soufre, certains très vieux liquoreux, …) et participent ainsi à la complexité du vin et à l’odyssée aromatique. L’oxydation n’est qu’un exemple, je constate que les vins qui me plaisent le plus ont souvent une forte personnalité (comme leur géniteur ?), qu’ils ne font pas toujours l’unanimité et que l’on en débat souvent pendant les repas ou les dégustations où ils sont présentés.

En réfléchissant à ceci, mon choix s’est éclairci petit à petit et finalement il est devenu plus qu'évident. C’est le domaine Casot des Mailloles d’Alain Castex et Ghislaine Magnier à Banyuls et leurs vins (Soula, Clôt de Taillelauque, le blanc et leur vin antique) qui répondent le mieux à tout ces éléments. Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long.

13:13 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

DECEMBRE 2003 : LA FOLIE

Deux grandes dégustations qui me tenaient à coeur en Décembre, Alsace le 13, et Champagne/Casot des Mailloles le 20! A une semaine d’intervalle et alors que tout le monde pense plus aux fêtes et à leurs préparatifs qu’à déguster du vin. Anne me dit : c’est de la folie, elle ne sait pas encore qu’elle a ... 1000 fois raison.

Toutes les dégustations me tiennent à cœur bien sûr, je ne fais pas cela en plus de mon boulot principal par contrainte, au contraire c’est toujours un moment de grand plaisir. Alors pourquoi ces deux-là? Et bien j’estime que l’Alsace est finalement peu ou pas assez reconnue comme région de grands vins ; c’est une erreur et je voulais modestement le démontrer. Il y a en effet beaucoup à découvrir derrière l’océan d’insipidité largement distribué chez nous. De plus c’est une région tellement agréable et accueillante que le moindre prétexte entraîne chez moi une petite visite. Au vu du succès de mes « c’est fou ce que je m’approprie les vins que je distribue » vins d’Alsace à cette dégustation; comprenant pourtant de « petits » cépages comme le sylvaner, le pinot blanc ou le chasselas et des pinot gris ou gewurztraminer à moins de 10 euros, je crois déjà en avoir convaincu plus d’un que souvent sans débourser un euros en plus on peut engranger en cave de « vrais grands vins ».

Ensuite, la deuxième dégustation concernait principalement mon domaine préféré du moment : le Casot des Mailloles en Roussillon et une région que j’ai redécouverte récemment grâce aux domaines Larmandier-Bernier et A. Beaufort : La Champagne. Ils ne proposent pas toujours des vins consensuels mais le voyage aromatique (l’odyssée des arômes !) est à chaque fois garanti et l’émotion souvent présente. Vous êtes quelques uns de plus à partager cet avis et quelques uns de moins à dire « le champagne ne m’intéresse pas ! ». Ces domaines apportent également ce grain de folie particulièrement rafraîchissant en comparaison à d’autres principalement centrés sur le business!

Outre le fait que combiner 2 dégustations à une semaine d’intervalle était un peu fou, je devais me déplacer au Canada la semaine précédant la dégustation alsacienne (et pas pour déguster des ice-wine !). Bien sûr je rate mon avion du retour pour cause de tempête de neige et n’arrive finalement à Pécrot que deux heures avant la dégustation avec un jetlack de 6 heures et 2 nuits blanches derrière moi. La folie encore !

Merci à tout ceux qui ont proposé de me seconder et à mon beauf qui a préparé les vins en mon absence.Au final, deux belles dégustations réussies mais nous n’en resteront pas là. Nous continuerons à voyager en Alsace au gré des grands crus et des lieux dits début 2004, et je ne résisterai pas longtemps à faire redéguster rapidement mes domaines fétiches.

13:09 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16 NOVEMBRE 2003 : LE SOUFFLE

Pourquoi le souffle, tout d’abord pour pousser un grand ouf de soulagement ! Tout s’est bien passé hier, un bon nombre d’amateurs nous ont rejoints pour cette première dégustation. Des amis, des voisins, de la famille, des amis d’amis et des inconnus; nous ne pouvions espérer mieux pour une première. Tous semblent avoir apprécié ce contact avec les vrais grands vins. Un grand merci à tous ainsi qu’à ceux qui nous ont envoyé leurs encouragements. L’ambiance était conviviale, voire apéritive; le jeu des arômes (le True Great Nose ;-) a bien fonctionné, une bonne dizaine d’entre vous se sont pris au jeu, nous avons donc envie de recommencer.?Le souffle, aussi parce que nous avons un week-end plus calme avant la prochaine dégustation (le 29 Novembre) pour nous retrouver en famille et enfin car nous comptons sur ce souffle pour continuer longtemps et nous emporter vers de nouvelles aventures vinicoles, olfactives et relationnelles…

13:07 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

NOVEMBRE 2003 : L’ANGOISSE

La première dégustation est ce samedi 15, tout est prêt, croisons les doigts. Nous vous attendons !

13:06 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

OCTOBRE 2003 : L’ALSACE ALLER-RETOUR

Un vrai raid, trois domaines triés sur le volet. Stoeffler à Barr, un couple d’œnologues avec une gamme extra, à prix très doux dont un fameux grand cru, le Kirchberg de Barr. Martin Schaetzel à Ammerschwihr, une révélation, un vigneron professeur auprès de qui on apprend beaucoup (première expérience ici, la salinité d’un vin, étonnant, et les différences de terroirs granit et argilo-calcaires, passionnant). Et enfin le troisième, une confirmation de la dégustation de Rouffach, le domaine Frick à Pfaffenheim avec quelques heures passées à déguster avec Jean-Pierre Frick. Là aussi, passionnant, il fait déguster tout à l’aveugle et vous explique échantillons en main son combat contre le goût de bouchon, sans concession. Au total, 78 vins dégustés, tous recrachés. 20 vins sélectionnés et quelques fameux coups de cœur à tous les prix. Je vous conseille également de vous préparer à des pinots noirs 2003 d’anthologie, dégustés au fût, rien à voir avec le pinot noir d’alsace décoloré auquel trop de maisons nous habituent.

12:02 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

OCTOBRE 2003 : LE PREMIER PAS

Voilà, le matin d’un excellent souper avec Les Passionnés du Vin et un vigneron (Robert Creus, un cas du Languedoc), je reçois enfin mon numéro d’accises et peut donc enfin lancer ma première commande (voir compte rendu du souper sur le site LPV). Il me faut une palette complète pour limiter les frais de transports. Pas de problèmes, les 4 vignerons choisis réuniront leur vin en un seul endroit. La livraison est faite le 23 octobre, ouf tout s’est bien passé.

12:00 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

MAI 2003 : LA FOIRE

Il faut maintenant prospecter, le concept est déjà clair dans ma tête, je choisi les meilleures denrées alimentaires pour ma famille, sur base du goût, de la provenance, souvent en bio. Je cultive mon potager dans la même optique depuis 10 ans, j’ai fait mon mémoire d’agronomie en culture biologique (le Bacillus thuringiensis vous connaissez ?) pas question de commercialiser du vin uniquement pour commercialiser du vin. Il faut que ces vins et ceux qui les font répondent à ma sensibilité. Et ma sensibilité c’est du très bon vin et du bio !

Mais y a-t-il de bons vins bios ? Bien sûr je sais que les plus grands sont souvent en bio voire en biodynamie ; à commencer par les meilleurs bourgognes (Romanée Conti et Lalou Bize Leroy), la coulée de Serrant (un des 5 meilleurs vins blancs de France selon Curnonsky), ou encore Beaucastel en Châteauneuf du pape, et sans oublier les meilleurs Alsace (Zind-Humbrecht, Marcel Deiss et les sœurs Faller). Hélas ces vins sont aussi souvent hors de prix et pas toujours disponibles ! Il faut donc prospecter!

Et justement un de meilleurs vignerons alsaciens, Jean-Pierre Frick (un des pionniers du bio et de la biodynamie) organise à Rouffach une giga foire bio, le programme est colossal mais alléchant. Via le site LPV, décidément incontournable, on me renseigne chambre d’hôtes (chez G. Schueller) et restaurants (on ira à la Taverne Alsacienne). On y sera (merci Papy et Mamy !). Le temps est magnifique (ce n’est que le début de la canicule et on apprécie encore) et la foire est exceptionnelle par la diversité des ses produits, alimentaires ou non.

Mais on est là pour déguster des vins et le choix est immense. Un premier tri a été fait sur base de la littérature, et c’est bien car tout n’est pas bon. Il y a aussi de l’exceptionnel et le premier est Beaufort en champagne, des champagnes puissants, de longue garde et qui vous réconcilie avec les demi-secs. Le domaine St Nicolas en Fiefs Vendéens, des vins gras et très aromatiques, parfois loin de leur cépage, et Thierry Michon est en plus un fameux personnage. Le Clos des Grives en Jura, très bon et très sympa et bien sûr le domaine Frick en Alsace. J’y ai également dégusté des bourgognes très intéressants (Giboulot, Rateau, Guyot). Je suis rassuré, certains producteurs bios produisent également d’excellents vins et les prix ne sont pas toujours astronomiques; de vrais grands vins quoi!

11:55 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vin bio naturel |  Facebook |

JUILLET 2003 : LES VACANCES

Une chance extraordinaire, des amis nous prêtent leur appartement sur la côte vermeille pour 2 semaines! Pas d’hésitation, le programme des vacances est chamboulé et début juillet nous nous retrouvons au sein de cette entité viticole trop peu connue. Cela tombe bien le Roussillon m’attire, j’adore le banyuls, les anchois, et la montagne (le fameux Canigou !), mais il m'attire aussi car j’ai l’impression que cette région vit un peu dans l’ombre du Languedoc qui a connu un essor impressionnant ces dix dernières années (il suffit de voir le nombre de pages qui lui sont consacrée dans les différents guides et revues). Bien sûr, il y a quelques fameuses très bonnes locomotives de grande taille (Cazes) et de grande réputation (et donc de prix) (Gauby/muntada et Bizeul/petite sibérie). Je me suis aussi laissé dire que cette région était une des plus dynamique en vins natures et bios. On ira donc vérifier tout cela sur place.

Et voici donc le fruit sélectionné de ces 2 semaines de dégustation, de rencontres, de vacances quoi ! Le domaine Joliette, des vins puissants et aromatiques, souvent de garde. Le domaine de la Rourède, en bio bien sûr, des vins gorgés de raisins et un sublime mais très rare Misteri. Le domaine Fontanel, dans le village de l’homme de Tautavel, des vins de fruit et de garrigue à des prix vraiment très doux. Le domaine Ferrer-Ribiere, des vins un peu à part dans le sud, puissants mais élégants, complexes et avec des tannins de velours. Et enfin, le Casot des Mailloles, un des plus originaux mais aussi un des plus grands, tout simplement !

Des vacances comme celles là, tous les ans, je suis partant!

11:09 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JUIN 2003 : Le PARCOURS DU COMBATTANT

Bon, les démarches officielles ont commencé. Naïvement je pensais être prêt au moins pour notre visite en Roussillon. Que nenni, simplement pour signaler mon admiration aux indépendants et entrepreneurs, tout est lent, on ne peut même pas blâmer les gens de l’administration, ils travaillent et sont même souvent serviables, mais le système est vraiment trop compliqué, ampoulé, enflé d’écritures inutiles. Enfin c’est aussi là que l’on voit la motivation… On ne va pas entrer dans les détails, peu d’intérêt !

11:04 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JANVIER 2003: LE PARI

Je découvre sur un site de passionnés LaPassionduVIn des commentaires élogieux pour un vin de pays, le Limbardié, un pur merlot. Certains sont tellement dithyrambiques (aurait battu Pétrus en aveugle, un des meilleurs dans une dégustation de grands St-Emilion, …) que j’ai vraiment envie d’y goûter et de couper les ailes à ce petit canard. Je réussi à m’en procurer quelques bouteilles de 2 millésimes et le soir même, je goûte la première (un 1999). Au premier nez, envolées les appréhensions, ce vin a vraiment un plus et s’il ne peut nier son origine solaire, son fruit merlotte avec bonheur. La bouche est à l’avenant et le coup de cœur est bien là, il faut que je le fasse découvrir absolument à d’autres.Une petite dégustation est organisée avec quelques amis et une idée me vient, je glisserai dans la conversation qu’il est possible d’en acheter, si l’effet est positif, c’est que mes goûts ne sont pas si mauvais et je développerai cette activité. Le résultat est concluant, une 100aine de bouteilles sont commandées, je n’ai donc plus le choix, A ship in a harbour is safe but that is not what ships are built for…. Hissons les voiles.

10:43 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

NOVEMBRE 2002 : Le Choc

Comme souvent le midi, une balade dans les rues de Leuven, cela permet d’attaquer l’après midi l’esprit ressourcé et le cerveau oxygéné. Je suis parfois superstitieux, mais il m’arrive aussi de provoquer les mauvaises entités et les chats noirs en passant sous les échelles. Ici, pas du tout, des travaux dans une rue à grand passage, je suis les indications, passe sous un immeuble en rénovation et commence à traverser la route. Deux petits pas et un fracas sourd m’arrête au milieu du passage clouté, tous les gens en face de moi sont figés, je me retourne lentement, un gros bloc de pierre se trouve derrière moi. Là haut, personne ne semble se rendre compte de la chute. Je me remets en route, un peu choqué, bénissant le ciel de m’avoir évité cette mauvaise rencontre. Au retour, quand je raconte cette anecdote en vantant ma chance «tu sais à quoi j’ai échappé ?», deux commentaires me surprennent et ils vont dans le même sens «cela n’arrive pas à tout le monde», «il y a des gens qui changent de vie après de tels évènements». Je hausse les épaules, mais mine de rien cela a fini par trotter dans ma tête.

10:02 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |