01/07/2009

WEEK-END VIGNERONS: Quelques photos

Un soleil radieux nécessitant de jongler en permanence avec les températures de vins, des amis habitués, des nouveaux sympas, quelques curieux, notre troisième anniversaire en présence de quatre vignerons exceptionnels a, je crois, séduit tous les participants.

Au four et au moulin, ou plutôt au épices et au vin, ce sont mes enfants qui se sont chargés des photos. Ils se sont plutôt bien débrouillés, en voici quelques unes.

Fanfan Ganevat était en belle forme, mais ses vins l'était encore plus. Des blancs 2006 au top, des rouges 2007 qui s'affinent (du fruit plaisir en bouteille), et des échantillons blancs 2007 qui laissent augurer d'un millésime plus droit, salin et minéral. Alors que la qualité est là depuis le début, on a l'impression que, faisant fi de la celle du millésime, ses vins progressent d'années en années. 

Jérôme des Clapas faisait le déplacement pour la première fois en Belgique, et c'est bien sûr la boutique de l'Odyssée qu'il a choisi comme point de chute. La aussi, malgré les températures, les vins déployaient toute leur fraîcheur et fruit. Un "Java" comme un coulis de fraise légèrement acidulé, l'"En avant doute" comme une caresse, le "Pas à pas" appelant déjà le méchoui, et le blanc "Ivraie" d'ugni aux arômes de viognier, une petite friandise. Bravo Jérôme, qui nous a en plus séduit par ses talents de chanteur. Il connaît Brassens par coeur, accompagné de Claude Manesse à la guitare, nous avons eu droit à un "Gare au (poivre des) Gorilles" d'anthologie. 

 

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Que dire du "noune", Georges Descombes, si ce n'est que les compliments pleuvaient sur la qualité de ses Beaujolais. Certains croient encore que le Beaujolais se limite au Beaujolais nouveau de synthèse, mais notre travail de fond commence à porter ses fruits. Ouf! Au sommet ses deux Morgon, le 2007 et le Vieilles Vignes 2006, sans oublier, le petnat bien frappé Mandibulles. 

Petit mot sur le geste ci-dessous, qui a été répété 5833 fois si j'ai bien compté, mais j'étais parfois débordé il est vrai. Bon je dois encore faire les comptes mais quand je vois le nombre de cadavres, j'ai des craintes Clin d'oeil.

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Enfin, il y avait René Mosse, le vigneron au regard revolver, dont les vins sont de petites tueries! Une gamme impeccable avec de mon côté un grand faible pour le "moussamoussettes", le super "gros" à base de Grolleau 2007, l'Anjou rouge 2007, sans doute le meilleur de la région et puis les Bonnes Blanches 2007, une petit diamant qu'il faudra caché quelques années avant de le sertir de vos lèvres.

 

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Et puis il y avait aussi de la bière, de la Saison Dupont bio, de la Moinette bio, mais aussi, offerte par Andrea Calek, vigneron tchèque ardéchois (géniteur de Babiole notamment), un petit fût de Pilsener Urquell, qui nous a bien étanché la soif le vendredi soir, merci à lui d'avoir voulu être présent par ce biais à cet anniversaire.

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La dégustation des vins s'est déroulée pour la première fois en extérieur, dans le jardin, sous une tonnelle amicalement prêtée par le café du village le "Val Fleuri". Encore merci à Patrick et sa bande! Et puis tant qu'on est dans les remerciements, les tables venaient de l'autre café, le "Guet à Pintes" et les chaises de "Biosphère", merci à eux, voilà, vous savez tout Clin d'oeil

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Pour sustenter tout ce petit monde et quelques amis, nous avons fait le méchoui traditionnel (c'est la deuxième annéeClin d'oeil), arrosé de multiples cuvées apportées par les invités. Rassurez vous on a aussi beaucoup craché Innocent.

Impossible de tout citer, mais il y avait tellment de bonnes quilles, et pas mal m'ont bien marquées.

Tout d'abord, le sommet de la soirée, le Vin Jaune 1990 de Pierre Overnoy, un vin magique, d'une densité et d'une longueur extraordinaire, c'est lui qui m'avait fait dire il y a quelques années "J'ai bu le meilleur vin blanc de ma vie et c'est un vin Jaune". Et bien, à l'aveugle, il était largement à la hauteur de sa réputation, doté d'une minéralité exacerbée, moins curry que des vins jaunes classiques, superbe. Merci à PY et Philippe de l'avoir choisi dans ma caveClin d'oeil

Pas loin, il y avait un autre Overnoy, un savagnin ouillé 1996, entre oxydation et fruit, avec ces arômes de pierre humide, de gentiane, c'était du tout tout bon. Côte à côte, il y avait la cuvée "Marguerite" de melon à queue rouge de Fanfan Ganevat, riche mais qui a gagné en tension depuis un an, superbe; et puis Marie Besnard 2005 de Mosse, pas trop typée chenin (je ne l'ai pas reconnuClin d'oeil), plus complexe, avec des arômes d'ananas, de caillou, et une très belle longueur. Au moins à ce niveau, La Lune 2004 de Mark Angéli, à la fois tendue et digeste, et cette finale un peu saline, miam! Dans un style très mûr et épanoui, le superbe Riesling Muenchberg 2001 de Patric Meyer, a eu ses aficionados, dont je suis! Très beau Barral Blanc 2006 également, plus consensuel qu'avant peut-être, mais très très bon!

Il y avait aussi quelques rouges, mais bien moins que des blancs, étonnant. Mention plus que spéciale pour la superbe Mémé 99 de Gramenon, qui ne faisaient pas son âge, entre arômes tertiaires et épices diverses, suavité, équilibre, grand! Dans un style proche, je n'ai eu aucun problème à reconnaître le beau pinot noir Bildstocklé 2006 de Bruno Schueller, on peut encore garder, mais allier profondeur, naturel, complexité et buvabilité à ce niveau relève de l'exploit.

Pour terminer, après un excellent rosé "Ma terre" de notre ami Henri Milan, un Poulsard 2008 d'Overnoy a séduit les derniers survivants, qui se sont ensuite calmés pour déguster gentiment un superbe Champagne Beaufort, miam et remiam!

 

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Voilà, vivement l'année prochaine, même si d'ici là il y aura encore de nombreuses activités et dégustations. En tout cas, votre serviteur vous remercie pour vos encouragements à garder cette belle aventure vivante!

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23/06/2009

26-27 JUIN, WEEK-END VIGNERON!

 

afficheete2009

 

Le week-end prochain, les vendredi 26 et samedi 27 juin, à Pécrot (Grez-Doiceau), la boutique de l'Odyssée des arômes, fêtera, en présence de vignerons, son troisième millésime. Venez nombreux, parlez-en autour de vous, on vous attend! Des questions, un mail (laurent@truegreatwines.com) ou mon gsm, 0478 82 16 36. Il y aura aussi nos épices, nos poivres sauvages, nos huiles essentielles et de gastronomie, nos thés de Chine ou du japon, nos multiples curry, et quelques superbes nouveautés, comme cette fabuleuse poudre de feuilles de poivrier de Tasmanie. Venez!

Et oui, déjà trois ans écoulés depuis que nous avons transformé "temporairement" notre salon en boutique; et près de 6 ans que nous tentons de vous faire découvrir de petits producteurs, bios, talentueux et passionnés. Le temps s'écoulerait-il aussi vite qu'un vin sans soufre dans notre gosier? La aussi, ne devrait-on pas imposer la mention "avec modération"! Clin d'oeil

Quoi-qu'il en soit, nous y sommes, et j'en suis très heureux; très heureux aussi de vous faire découvrir Jérôme Jouret, du domaine des Clapas, en Ardèche, dans la vallée de l'Ibie, à Villeneuve de Berg. Il en est, lui aussi, à son troisième millésime, le 2008, que vous allez pouvoir déguster. En conversion bio, il travaille ses vins, issus pour la plupart de coteaux argilo-calcaire, dans un registre sans soufre, très pur! Des cuvées de rouge, aux arômes fruités, floraux, gouleyantes (Java), suaves (En Avant Doute, grenache) ou plus structurées (Pas à Pas, carignan-alicante). Il nous propose aussi un blanc très chouette, l'ivraie, qu'il a réussit à séparer du bon grain ;-). C'est un 100 % ugni blanc qu'il a mis en bouteilles sans SO2, attention, je n'en ai que 6 caisses. Les prix sont angéliques, tout en dessous de 10 €. J'étais le premier à l'avoir en Belgique (merci Gaëtan;-), et sa première visite est pour nous, ne la loupez pas!

 

clapas

 

Pour faire le poids face à ce jeune talent, j'ai fait appel à une équipe de choc. Dans les buts, je n'ai mis personne, car vu le profil de ces vignerons, c'est pas à du foot qu'il faut s'attendre, mais à du Rugby Langue tirée.  Comme piliers, il y aura à droite, René "cabernet" Mosse, de St Lambert du Lattay en Anjou. En bio depuis belle lurette, il nous proposera ses 2007 à la dégustation, je les ai goûté à Angers cet Hiver, c'était déjà bon! Si les blancs doivent encore se faire un peu (quoique les Bonnes Blanches sont déjà magiques...), les rouges sont d'un croquant extraordinaire. René "cabernet" assume encore une fois son surnom avec talent, pour proposer un vin, encore une fois en phase avec le meilleur du millésime. Après un 2005 baroque, très mûr, avec 2 sucres résiduels (je les ai comptés ;-) mais doté d'une superbe acidité, un 2006 qui entrera dans la légende dans quelques années, voici un 2007 bienvenu, dense, aux tannins déjà abordables, et au fruité adorable. A boire en attendant les 2006 et 2004, c'est un vrai coup de coeur. Et puis il y aura aussi le bien nommé "Gros", à base de grolleau, une friandise pour adulte! Un autre beau reportage sur le blog de la pipette!

divecigare

A gauche, vous trouvereGeorges "noune" Descombes, fer de lance du Beaujolais naturel. Troisième visite également pour le "noune", qui nous fera une petite verticale du Beaujolais, avec du Brouilly Vieilles Vignes 2005, du Morgon Vieiilles Vignes 2006 et du Chiroubles Vieilles Vignes 2007. Plus du petnat, du rosé et une ou deux cuvées de soif. Des Beaujolais de haute volée, on va se régaler!

 

noune_fanfan

 

Enfin, aux autres postes, à l'avant, ou comme talonneur, au four comme au moulin, il y auraJean-François "talon" Ganevat, dit aussi Fanfan, en importation direct du profond Jura. Lui, c'est déjà sa onzième visite dans ce petit bled de Pécrot. Au programme, les 2007, en blanc comme en rouge, et sans doute encore des nouveautés dont il a le secret. Malgré sa renommée croissante, le pèlerinage de Pécrot lui est indispensable. Ses 2007 sont superbes, en rouge, tout en fruit (ah ce pinot noir à se damner!), les blancs sont rectilignes, cristallins, de toute beauté. Révélation 2009 chez Bettane et Gault et Millau, il truste encore les premières places dans le dernier N° de la RVf consacré au millésime 2008, où il est coup de coeur! Mais attendons patiemment ces 2008, et profitons des derniers 2006 et réservons d'abord les 2007, n'accélérons pas le temps inutilement Clin d'oeil

Allez, à la semaine prochaine!

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07:51 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : ganevat, mosse, descombes, clapas |  Facebook |

20/06/2009

26-27 JUIN, WEEK-END VIGNERON!

 

afficheete2009

 

Le week-end prochain, les vendredi 26 et samedi 27 juin, à Pécrot (Grez-Doiceau), la boutique de l'Odyssée des arômes, fêtera, en présence de vignerons, son troisième millésime. Venez nombreux, parlez-en autour de vous, on vous attend! Des questions, un mail (laurent@truegreatwines.com) ou mon gsm, 0478 82 16 36. Il y aura aussi nos épices, nos poivres sauvages, nos huiles essentielles et de gastronomie, nos thés de Chine ou du japon, nos multiples curry, et quelques superbes nouveautés, comme cette fabuleuse poudre de feuilles de poivrier de Tasmanie. Venez!

Et oui, déjà trois ans écoulés depuis que nous avons transformé "temporairement" notre salon en boutique; et près de 6 ans que nous tentons de vous faire découvrir de petits producteurs, bios, talentueux et passionnés. Le temps s'écoulerait-il aussi vite qu'un vin sans soufre dans notre gosier? La aussi, ne devrait-on pas imposer la mention "avec modération"! Clin d'oeil

Quoi-qu'il en soit, nous y sommes, et j'en suis très heureux; très heureux aussi de vous faire découvrir Jérôme Jouret, du domaine des Clapas, en Ardèche, dans la vallée de l'Ibie, à Villeneuve de Berg. Il en est, lui aussi, à son troisième millésime, le 2008, que vous allez pouvoir déguster. En conversion bio, il travaille ses vins, issus pour la plupart de coteaux argilo-calcaire, dans un registre sans soufre, très pur! Des cuvées de rouge, aux arômes fruités, floraux, gouleyantes (Java), suaves (En Avant Doute, grenache) ou plus structurées (Pas à Pas, carignan-alicante). Il nous propose aussi un blanc très chouette, l'ivraie, qu'il a réussit à séparer du bon grain ;-). C'est un 100 % ugni blanc qu'il a mis en bouteilles sans SO2, attention, je n'en ai que 6 caisses. Les prix sont angéliques, tout en dessous de 10 €. J'étais le premier à l'avoir en Belgique (merci Gaëtan;-), et sa première visite est pour nous, ne la loupez pas!

 

clapas

 

Pour faire le poids face à ce jeune talent, j'ai fait appel à une équipe de choc. Dans les buts, je n'ai mis personne, car vu le profil de ces vignerons, c'est pas à du foot qu'il faut s'attendre, mais à du Rugby Langue tirée.  Comme piliers, il y aura à droite, René "cabernet" Mosse, de St Lambert du Lattay en Anjou. En bio depuis belle lurette, il nous proposera ses 2007 à la dégustation, je les ai goûté à Angers cet Hiver, c'était déjà bon! Si les blancs doivent encore se faire un peu (quoique les Bonnes Blanches sont déjà magiques...), les rouges sont d'un croquant extraordinaire. René "cabernet" assume encore une fois son surnom avec talent, pour proposer un vin, encore une fois en phase avec le meilleur du millésime. Après un 2005 baroque, très mûr, avec 2 sucres résiduels (je les ai comptés ;-) mais doté d'une superbe acidité, un 2006 qui entrera dans la légende dans quelques années, voici un 2007 bienvenu, dense, aux tannins déjà abordables, et au fruité adorable. A boire en attendant les 2006 et 2004, c'est un vrai coup de coeur. Et puis il y aura aussi le bien nommé "Gros", à base de grolleau, une friandise pour adulte! Un autre beau reportage sur le blog de la pipette!

divecigare

A gauche, vous trouverez Georges "noune" Descombes, fer de lance du Beaujolais naturel. Troisième visite également pour le "noune", qui nous fera une petite verticale du Beaujolais, avec du Brouilly Vieilles Vignes 2005, du Morgon Vieiilles Vignes 2006 et du Chiroubles Vieilles Vignes 2007. Plus du petnat, du rosé et une ou deux cuvées de soif. Des Beaujolais de haute volée, on va se régaler!

 

noune_fanfan

 

Enfin, aux autres postes, à l'avant, ou comme talonneur, au four comme au moulin, il y aura Jean-François "talon" Ganevat, dit aussi Fanfan, en importation direct du profond Jura. Lui, c'est déjà sa onzième visite dans ce petit bled de Pécrot. Au programme, les 2007, en blanc comme en rouge, et sans doute encore des nouveautés dont il a le secret. Malgré sa renommée croissante, le pèlerinage de Pécrot lui est indispensable. Ses 2007 sont superbes, en rouge, tout en fruit (ah ce pinot noir à se damner!), les blancs sont rectilignes, cristallins, de toute beauté. Révélation 2009 chez Bettane et Gault et Millau, il truste encore les premières places dans le dernier N° de la RVf consacré au millésime 2008, où il est coup de coeur! Mais attendons patiemment ces 2008, et profitons des derniers 2006 et réservons d'abord les 2007, n'accélérons pas le temps inutilement Clin d'oeil

Allez, à la semaine prochaine!

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21:07 Écrit par Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ganevat, mosse, descombes, clapas |  Facebook |

07/06/2009

SANS SOUFRE, LA CONFIRMATION

Petit voyage express en Ardèche et dans le Rhône, de Cornas à Châteauneuf du Pape pour visiter mes vignerons préférés et remonter en Belgique leurs meilleurs cuvées. Un périple qui me mène du domaine des Clapas, à celui d'Andrea Calek; du domaine du Coulet de Matthieu Barret en Cornas (une révélation enfin mentionnée dans la RVF, les autres guides cherchent encore ;-), à celui d'Hervé Souhaut à Arlebosc ou au  domaine des Amphores à Saint Joseph, sans oublier Berthet Rayne à Châteauneuf du Pape. Je ne vais pas vous conter ce périple, mais simplement vous rapporter un petit test de dégustation effectué à l'aveugle en présence de Jérôme Jouret du domaine des Clapas et d'Andréa Calek. En fin de repas, Jérôme propose que nous comparions deux vins, même cuvée, une sans sulfite ajouté, et l'autre avec seulement 35 mg/l à la mise en bouteille. 

Jérôme et moi sommes confiants, ma petite expérience m'a déjà permis de comparer quelques cuvées avec et sans soufre, et la différence a toujours été nette; je suis même prêt à arrêter mon activité si je me trompe, Jérôme n'est pas loin de dire la même chose ;-).

Il s'agit de la cuvée En avant doute 2007; le premier verre offre un nez explosif, sur le fruit, des notes de fleur, très pur. Le deuxième est plus fermé, sans ces notes florales, plus sur le fruit. La bouche est également très différente, le premeir est délié, juteux, avec du volume; le deuxième parait un peu plus acide, tendu avec un peu de sécheresse. Ce sont deux bons vins, mais sans hésiter, nous désignons, de concert, le premier comme étant celui sans soufre, car meilleur! Bingo!, Une fois encore la démonstration de la qualité supéreure du vin sans sulfite "réussi" sur le même légèrement sulfité est faite. A bon entendeur ;-)!

 

09:35 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : clapas, sulfite |  Facebook |

11/10/2008

LIVE: Le VIN SANS SOUFRE (V) Dégustation sur 30 heures

Salut à tous, j’ai été heureux de voir votre enthousiasme le week-end passé, face à ces vins “hors norme”. Peu de grimaces, beaucoup de sourires, et des bouteilles vides en fin de week-end. J’aurais renouvelé, de toutes façons cette dégustation visant à montrer ce à quoi il est possible de tendre en matière de vinification; c’est à dire le minimum de sulfites, voire, pour ceux qui aiment emprunter de nouvelles voies gustatives, le zero sulfites. Mais là, c'est avec enthousiasme que nous repartons pour un Tour de France sans sulfites ni EPO, en visitant d’autres régions, telles que la Loire, le Roussillon, le Sud-Ouest, ou le Jura. Cette dégustation tombe à pic, car c'est justement le thème choisi par le président Olif pour les vendredis du vin . Je crois que vais y participer, et vous? C'est l'occasion, non? ;-). Bon, en tout cas, Santé, au propre, comme au figuré!

A nouveau, nous compléterons ce post avec nos impressions de dégustation, à l'ouverture (vendredi 14h), le vendredi soir à 20h et le samedi vers 19 heures. C'est ce week-end des 10 et 11 octobre, venez faire un tour à la boutique de l'Odyssée et remplissez votre cave de vins nature!

Voilà, déjà les commentaires des deux premières dégustations, ce vendredi à 14h et puis 6 heures plus tard, à 20h00.

Blancs

Alsace, Riesling Katzental Non Filtré 2004, Audrey et Christian Binner

L’absence de filtration permet de diminuer sensiblement les doses de SO2 dans les vins blancs. C’est le cas de celle-ci qui n’a donc reçu qu’une bonne dizaine de mg/l, soit ce que la levure peut, elle-même produire. Le vin est magnifique, la robe un peu dorée, le nez loin des caricatures pétrolées du riesling immature. Non, ici, vous avez de la minéralité, terpénique, mais pas seulement, un peu évolutive aussi. En bouche, il y a un peu d’ananas, du citron confit en finale, une acidité nette et une longueur qui vous fera saliver. Un vin qui arrive gentiment à maturité, et d’un rapport Q/P exemplaire. Vraiment impeccable à tout niveau. à 20h00, cela n'a pas vraiment bouger, un peu plus de fruit sans doute, au top!

Le lendemain 20 heures, le vin est toujours aussi bien, pas de traces dévolution, ni au nez, ni en bouche. Super!

Alsace, Gewurztraminer, Grand Cru Eichberg 2003, sans sulfite, Bruno et Gerard Schueller

. Tout d'abord, une petite video des vendanges 2008 chez Bruno. Mais revenons à notre cuvée. Très peu de récolte sur cette parcelle, Bruno le met dans un petit fût, et le garde sans ouillage, sans sulfite. Après la mise en bouteille, il le fait goûter dans un salon, et les bouteilles partent comme des petits pains. Je le goûte à mon tour, et j’adore. Les arômes plus classiques du gewurz se marient admirablement avec d'autres plus originaux, comme l'orange, le muscat, le safran, le gingembre. Le nez est simplement fantastique. La bouche, plus que perlante, est aussi étonnante. Complètement sèche, mais grasse et puis, ce qui est extra, c’est que l’on retrouve ce côté juteux du sans soufre, cette digestibilité, et qui plus est, sur un cépage qui n’est pas réputé pour ces qualités. Un vin de belle gastronomie. Ce fut un coup de coeur pour certains hier. 6 heures plus tard, le vin a pris un peu de couleur, le gaz est presque parti, je dois me retenir de ne pas me servir un petit verre, attendons demain!

24 heures plus loin, ce vin est toujours aussi magnifique, il n'a pas évolué, mais on y découvre d'autres arômes, encore d'agrumes, mais d'épices aussi, de fruits secs, que sais-je encore. Le gaz est complètement dissipé, et la bouche n'en est que plus agréable, suave, grasse, mais jamais lourde; à peine une pointe d'amertume qui se marie bien avec les arômes d'agrumes et structure encore mieux le tout. Bravo Bruno!

Rouges

Rhône, Pas à pas 2007, vdp Ardèche, Carignan, alicante, sans sulfite, Domaine des Clapas

Neo-vigneron, c’est son second millésime, Jérôme Jouret avance pas à pas, mais à grand pas! Les vignes viennent d’un terroir argilo-calcaire et le vin n’est ni filtré ni sulfité. Derrière quelques arômes animaux loin d’être dominants, c’est une explosion de fruit sureau, mûre sauvage. C’est, comme la cuvée “En avant doute”, d’une fraîcheur insolente. C’est une cuvée plus structurée, moins “glissante”, mais quelle bonheur! Après 6 heures, le vin est nettement plus en place, un peu plus rond, on attend avec impatience la petite côte d'agneau grillée au romarin qui se mariera avec cette cuvée.

Et ce vin tient sans problèmes 24 heures supplémentaires; il ne se bonifie plus, mais garde beaucoup de fraîcheur. A peine quelques notes animales supplémentaires peut-être, mais bien noyée dans le fruit et la garrigue. Belle réussite.

Jura, Pinot Noir, Cuvée Z 2006, sans sulfite, Fanfan Ganevat

Bruno et Fanfan se sont rencontrés pour la première fois chez moi, lors d’un de nos marché vignerons. Depuis, ils ne se quittent plus. Et que croyez vous qu’ils se racontent, des histoires sulfureuses sans aucun doute;-). Fanfan, comme Bruno, n’est pas le taliban du sans soufre, il l’utilise avec grande parcimonie, et sur quelques cuvées qui le permettent, il l’évite tout simplement, sans dogmatisme aucun. C’est le cas avec ce pinot noir issu de vignes plantées en 1977 sur terroir argilo-calcaire. Elevé 18 mois sans SO2 et embouteillé de même, d’où le Z! C’est très minéral au nez, très fumé, empyreumatique, mêlés aux arômes de cerise fraîche, une note boisée, florale et animale. Le vin est très tendu en bouche, les quelques tannins se fondent, doté d’une acidité jurassienne, un peu kriek, mais qui garde une belle gourmandise. La longueur est épatante, très minérale, très salivante. A nouveau, la buvabilité est superlative. Une cuvée qui divise, sans concession, loin des canons denses et sirupeux issus de l’osmose inverse, mais qui ravira les fans du Jura et du vin naturel. Le soir, pas beaucoup de changement, un peu plus de volume, un peu plus de fruit, mais les différences sont peu marquées. Là, on attend la saucisse de Morteau au Mont d'or!

Le fruit s'est encore développé au cours du temps; les arômes fumés et grillés se sont dissipés pour laisser place à un fruit net, cerise groseille et de la minéralité. La bouche reste intransigeante, mais trsè gouleyante. Un vin que certains devront apprivoiser pendant que d'autres se régaleront/

Beaujolais, Régnié sur fût 2005, Gamay, sans sulfite, Christian Ducroux

Nous avons goûté la cuvée de base sans SO2 2006, la semaine passée, voyons cette fois le Régnié fût 2005. Rassurez vous, pas de fût neuf dans cette cuvée, même si le nom y fait souvent découvrir du boisé par certains dégustateurs. Par contre, comme pour la cuvée de base sans SO2, le premier nez est sur le fromage, le deuxième sur la choucroute. Il faut patauger dans tout cela pour dénicher le fruit. C'est en bouche qu'il faut le chercher. Et là, on y trouve de la mûre, de la myrtille, des notes plus originales, peut-être minérales, de graphite. A l'ouverture, la bouche parait cependant plus mince que dans mon souvenir, encore tannique, et plutôt dure. Pas beaucoup de succès pour ce vin. Les tannins, c’est normal, il s’agit en fait du vin de presse et c’est pour affiné ceux–ci que ce vin est élevé en vieux foudre. J'en ouvre une deuxième pour vérifier, elle est très semblable. A 20h00, les arômes de choucroute se sont un peu atténués, je fait goûter Anne, elle adore. La bouche s'est bien arrondie et l'on déguste avec avidité la deuxième bouteille sur une tranche de limousin aux cornes de gattes et champignons des bois récoltés la veille, chanterelles en tube, trompettes de la mort, pieds de mouton, bolets, ... Une alliance parfaite, quelle présence dans ce vin pour qui sait surmonter le premier nez. Jamais l'image du lait cru et du lait UHT n'aura été tant validée. Bon en attendant, je n'en ai pas encore vendu une seule...

Le lendemain soir, le côté "choucroute" s'est un peu atténué", mais ne laisse pas assez place au fruit. Ce n'est heureusement pas le cas en bouche, où il est bien présent. Comme les tannins se sont arrondis, il devient vraiment friand. Un vin à attendre encore.

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Sud-Ouest, vdt “Buzet”, le Pech abusé 2003, 1/4 CF, 1/4 CS, 1/2 Merlot, sans sulfite, Domaine du Pech

David contre Goliath, Ludovic et Magali contre la grande coopérative de Buzet qui dégueule, euh pardon, déverse, 95% de la production, le plus souvent insipide de cette appellation. Et David a perdu le combat de l’agrément; son vin est refusé à la dégustation, et n’a pas droit à l’AOC. Avec humour, il appellera cette cuvée, le Pech abusé ;-). Mais David prend déjà une première revanche aux Vinalies 2007, où son vin de table reçoit le prix des oenologues (amazing, isn’t it?). Mais le coup de grâce à Goliath, c’est vous qui allez l’asséner lors de notre marché vigneron de printemps. En effet, chez Ludovic, c’est toute la gamme qui sort du lot, et vous avez manifestement apprécié, tant le personnage, que ses vins. Revenons à ce 2003, année de la canicule, des rendements minimes (16hl/ha), il a été élevé pendant trois ans pour parvenir à l’équilibre voulu. Mais la patience est une vertu et le résultat en vaut la peine. Le nez est puissant, cassis, prune, noyau de cerise, graphite, très belle complexité. Bouche charnue, attaque moelleuse, mais les tannins sont encore très présents, pas trop secs pourtant, et l’équilibre est là, grâce au pH bas que peuvent donner des raisins bios. Je tiens aussi à souligner le rpt Q/P hallucinant quand on voit celui des “bonnes” bouteilles aux foires aux vins actuelles...

Sud-Ouest, vdt “Buzet”, le Pech abusé 2003, 1/4 CF, 1/4 CS, 1/2 Merlot, avec +/-15 mg/l de sulfite, Domaine du Pech

Attention, la même cuvée, mais avec un chouia de so2. En Avril, le tout sans soufre avait été plébiscité. Cette cuvée-ci était fermée au nez et les tannins féroces en bouche; Qu’en est-il quelques mois plus tard, nous allons le découvrir ensemble, suspense!!!

A 14 heures, le vin est très conforme à la description ci-dessus. Les différences entre les deux cuvées sont beaucoup moins nettes qu'en avril. Toutefois, c'est encore la cuvée sans SO2 qui récolte les suffrages, moins serrée en bouche, un peu plus ouverte au nez. Mais les différences sont ténues. Pas de différence notable à 20 heures

Le samedi soir, après 30 heures, je demande à Anne de me les servir à l'aveugle. Je goûte le premier verre qu'elle me sert, et je crois reconnaître sans problème le sans sulfites. Le deuxième confirme mon impression, nez fermé, un peu réduit même, moins expressif, et puis ces tannins un peu durs qui ne bougent toujours pas, alors que le premier se fait déjà plus aimable. Ouf, Anne confirme! Les deux vins se sont donc rapprochés depuis Avril 2008 où ils étaient tellement différent alors que seuls quelques 15 mg/l de sulfites les sépare. Mais la différence reste cependant notable au point de vue fruit , tannins, et milieu de bouche. Rendez vous dans 5 ans! Le dimanche,soit 48 heures après ouverture, à peine un peu de fruits confit au nez dans le sans sulfites, mais surtout des tannins qui enfin s'amadouent et un vin qui prend de la longueur, avec des notes de chocolat au cassis. A garder encore quelques années en confiance.

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Loire, Saumur-Champigny, Le vin d’une oreille 2005, Cabernet Franc, sans SO2, Sébastien David

L’hurluberlu est de retour. Vous avez apprécié ses rouges et rosés friands du même nom, vous avez été charmé par l'alliance de fraîcheur et de suavité de sa cubée Orion, voici le petit joyau qu’il nous cachait jusqu’à présent, le vin d’une oreille, une merveilleuse partition jouée sans sulfite aucun. J’ai déjà dégusté ce vin par deux fois, et l’évolution entre les deux était incroyable. Gain de chair, gain de longueur, équilibre précis, ce vin s’orientait plus vers le pinot noir bien dense que vers le cabernet. Je ne vais pas me perdre en tâchant de le décrire plus ici, venez le goûter, mais attention, je n’ai que quelques bouteilles. Ah oui, le nom? Voici ce que j’ai trouvé à ce propos et confirmé par Sébastien. On dit figurativement et populairement d’un vin excellent, que “C’est un vin d’une oreille”, parce que ceux qui en boivent penchent une oreille en signe d’approbation ; et l’on dit au contraire d'un mauvais vin , que “C'est du vin de deux oreilles”, parce que ceux qui en boivent secouent la tête pour marquer qu'ils ne le trouvent pas bon. (Dictionnaire de l'Académie Française, 5e édition, Paris 1798). Le vin à l'ouverture est très proche de la description ci-dessus, vraiment un très beau vin, mais à attendre. Et déjà, une attente de 6 heures est heureusement bénéfique. Le vin prend de l'étoffe, de l'allonge avec de belles notes de chocolat en finale, un nez un peu plus cabernet sans doute. Mais toujours cette impression bourguignonne à l'attaque qui se métamorphose en puissance en finale. Une cuvée pas vraiment donnée, mais qui offre un plaisir bien plus naturel que ce que vous pouvez trouver en foires aux vins actuellement. Pour info, Giscours 2005 est à 51,99€, Branaire à 59,99 et Pontet Canet à 79,99€, foncez!;-).

C'est encore meilleur le lendemain, plus fondu, vraiment une très belle bouteille, à garder en confiance quelques années ou à ouvrir comme cela, sans raison, pour se faire plaisir. A carafer impérativement avant...

Roussillon, vdt, Vignoble de Trouillas, Grenache, Mourvèdre, Carignan, 2005, sans sulfites, Casot des Mailloles

Les masos du casot, les excités du chadic, sont de retour. Avant de rentrer leur nouveau millésime, je vous propose de terminer les quelques caisses de cette petite pépite. Il lui a fallu du temps, mais elle est en place depuis quelques mois maintenant. A l'ouverture, un petit pop, ah un peu de gaz, un vin vivant qui vit! Le nez est franchement sur la cerise, la mûre ou la framboise. I y a aussi des épices, et une petite note de volatile qui apporte à la matière une fraîcheur bienvenue à qui sait l'apprécier. Ici encore cela va diviser les amateurs (coup de coeur pour certains), même si tout le monde lui reconnaît un fruit superlatif en bouche. Les tannins grenus se fondent, on peut maintenant la savourer sur une pintade à la catalane. Le soir, le nez s'est un peu dégradé, avec une note lactique supplémentaire. La bouche est toujours aussi friande. J'ai un peu de craintes pour le lendemain, on verra les vins du casot savent se tenir sur plusieurs jours!

Le lendemain, le nez est toujours aussi génial, un peu d'arômes de légumes cuits (oxo), d'acidité volatile, mais beaucoup de fruit (framboise, fraise), de minéralité (graphite, pierre), d'arômes iodés, d'algue. En bouche, il y a toujours ce gaz qui perturbe certains dégustateurs, mais beaucoup de fruit. En fin de dégustation, je secoue vigoureusement le fond de la bouteille, le fruit ressort, et la bouche se fait plus gourmande. Hélas, en finale, les notes de cacahuètes grillées se font plus marquées, et je n'aime pas cela! Pour moi, il est nettement en dessous de la veille. Son optimum devrait se situer, à mon avis, après 1 ou deux heures de carafage (vigoureux;-).

Je prendrai comme première conclusion, celles d'un amateur passionné de vin, mais peu féru de vins naturels: "Plus de fruit, plus de raisin, plus de mâche" Je suis assez d'accord avec lui, ce sont des vins sans retenue!. A bientôt pour la conclusion générale de ces deux semaines de dégustation de vins sans sulfites!

30/08/2008

RETOUR AUX VACANCES: LES CLAPAS (I)

La rentrée est là, et elle nous promet sans doute le retour du stress! Oui, mais la vie, c'est, le stress. Alors profitons en pour prendre une dernière bouffée de vacances et pourquoi pas, une gorgée d'Ardèche. Nous étions reclus dans un petit village perdu dans les monts, dans une petite chaumière, au jardin parsemé de roses trémières, dévalant vers une petite rivière, la Gluyère, loin du stress, très loin!

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Au programme, randonnées, vélo, produits du terroir; vélo, randonnées et produits du terroir (la photo plus bas, c'est le Gerbier de Jonc qui abrite les sources de la Loire). Mais, chassez le naturel, il revient au triple galop (le vin naturel lui, revient au goulot, c'est bien connu;-), il était impossible pour un pro comme moi de rester 15 jours dans ce petit paradis sans travailler, au moins un jour. Jeudi dernier, j'ai donc décidé d'aller visiter mes vignerons préférés du coin ;-).

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En dernière minute, nombreux coups de fil sans fil, quoique la batterie du G étant à plat... Tout fini par se goupiller sans devoir sabrer dans mes envies. 4 vignerons à rencontrer. Comme souvent , ils seront 5, voire 6.

Départ à l'aube, direction Villeneuve de Berg et le DOMAINE DES CLAPAS de Jérôme Jouret. La découverte de ce domaine est une belle histoire de réseaux. Quand les réseaux d'amoureux du vin croisent ceux de vignerons solidaires. Un de mes "habitués", passant ses vacances 2007 en Ardèche, va chez Gilles Azonni, valeur sûre du coin. Gilles lui conseille d'aller voir un petit jeune qui débute. C'est Jérôme! Jérôme lui laisse deux échantillons pour me les faire découvrir. Il s'agit de Pas à Pas et d' En Avant Doute, en 2006, son premier millésime. Il me les ramène et me dit "Tiens goûte, ça pourrait te plaire". Il avait goûté juste, car quand je les ai dégusté, il y a juste un an, probablement avec certains d'entre vous, je les ai trouvé vraiment bien agréables, merci encore pour cette belle découverte. Et qui plus est, c'est sans SO2 ajouté! Mais attention, c'est très net, très frais, gouleyant, croquant, avec un très beau fruit épicé. J'ai surtout un petit faible pour "en avant doute", du grenache, à la manière de Gramenon ou de Souhaut (si celui-ci faisait du grenache). Belles références!

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A mon arrivée, Jérôme est à l'embouteillage de son Abri 2007, un cabernet sauvignon qu'il me fait immédiatement goûter. Autant le 2006 m'avait paru un peu convenu, belle matière, mais avec des tannins un peu durs et une note végétale typique qu'on apprécie ou pas (moi c'est non;-), autant celui-ci correspond tout à fait à ce que je recherche comme début de gamme. Sans SO2, du fruit explosif exacerbé par une vinification en grains entiers; une bouche suave, ronde et gourmande. Une petite bombe à faire exploser l'année prochaine, on en reparlera! J'étais déjà passé en juin dégusté les 2007, consciencieusement, je les regoûte donc;-). Même photographe, mêmes impressions! "En avant doute" et "Pas à Pas" 2007 sont superbes, nettement supérieurs aux 2006 déjà très bons. Je subtilise les toutes dernières caisses de la première et autant de la deuxième. J'y ajoute "Fesquier", également 100% grenache, vinifié avec un chouïa de SO2, mais qui me paraît très intéressant par sa structure.

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Il n'y a hélas plus de ce très bon blanc de sauvignon "La Chasse aux Papillons", dommage. Il fait aussi des viognier, la série des St Giraud, dont un passerillé. Dégustée en juin, elle déploiait des arômes très séduisants, mais souffrait, à mon goût, d'un petit manque de structure acide. Mais la matière et la pureté étaient bien là, à suivre en 2008! Je goûte par contre une nouvelle cuvée d'ugni blanc, très aromatique, de la pomme reinette, quelques notes d'abricot, et une bouche friande, juteuse comme un blanc sans sulfites doit l'être; je l'attends impatiemment en bouteilles. Le chardonnay dégusté également au fût possède une belle matière et un fruit remarquable, il doit cependant encore gentiment terminer sa fermentation.

Je vais vous proposer ces vins à la dégustation (et à la vente;-), très bientôt. Jetez de temps en temps un coup d'oeil au site TGW ou demandez à vous inscrire à la liste de distribution (un petit mail à laurent@truegreatwines.com suffit). Le temps de saluer Stéphanie et se deux petits bouts, et je m'en vais, l'esprit serein de celui qui a fait une bonne pioche (j'ai oublié de souligner le super rapport Q/P des vins de Jérôme Jouret) vers St Marcel d'Ardèche et ses vigneronnes;-))) A bientôt!

16:00 Écrit par Laurent dans Journal d'un Caviste | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : clapas, sulfites, ardeche |  Facebook |