09/06/2007

PECROT, C'est la CHENILLE PROCESSIONNAIRE

qui redémarre;-)

En voyage pour quelques jours en Bourgogne et dans le Beaujolais, Anne m'informe que Pécrot est en ébullition, la cause, quelques foyers (des nids quoi!) de la fameuse chenille processionnaire ont été détectés, et notamment dans notre jardin... Et les équipes de télévision de se succéder, RTBF, RTL Telecom... mais hélas, pas un regard, sur un sujet bien plus intéressant pourtant, la construction de notre yourte;-).

Dans la voiture, sur la route du retour, les "flashes infos" se multiplient, 2 nouveaux foyers trouvés, d'autres détruits, j'ai comme l'impression que je vais retrouver mes chênes chéris, soit complètement recouverts de toiles, soit complètement cramés. Ni l'un ni l'autre, et oui les médias, avides d'infos accrochantes, n'ont-ils pas à nouveau monté en épingle cet épiphénomène. Car force est de constater que si la chenille est bien présente, il me faut quand même quelques minutes pour repérer le premier nid. Mais dans le village, on est pas loin chez certains de la psychose... comme cet individu dans une boutique qui explique en long et surtout en très large les risques liés à cette bébête et de repartir les bras chargés de multiples insecticides... On est pas très loin du syndrôme de la grippe aviaire...

chen

Et hier soir, alors que nous sommes tranquillement occupés avec des amis à siroter quelques échantillons de Georges "le noune" Descombes (qui sont, entre nous, de véritables friandises, et qui sera présent au premier anniversaire de notre boutique les 29-30 juin miam, miam;-), quand on nous prévient, les pompiers sont là, il faut détruire les nids de chenilles. De fait, un peu plus haut, on entend le bruit du lance-flamme... Nous y allons, une équipe de pompiers est occupée un peu plus haut, les camions sont là, les "riverains" sont sur le pas de la porte, palabres, discussions, que faire, ben manifestement, ce n'est pas clair...

chen2

chen3

Si on les brûle, on risque quand même d'avoir des poils urticants un peu partout sur le sol, et ceux qui sont au plus haut, on ne sait pas les atteindre. Après discussion, nous empruntons la voie de la raison...on laisse tout en place; on dit aux enfants de ne pas les déranger avec leurs bâtons, et on promet de ne pas faire la sieste en dessous. Ce sont les élections ce week-end, ce qui explique peut-être un peu ce balet de combat improvisé. Enfin pas très grave, et merci aux pompiers (très sympas au demeurant) d'avoir fait le déplacement. Et puis tant pis, ce n'est pas aujourd'hui que je vous proposerai ma recette de "crême de chenille brûlée aux glands", et heureusement, car j'ai lu par ailleurs que son coût pouvait aller jusqu'à 250 euros par arbre nettoyé, à notre charge bien sûr. Finalement, on l'a échappé belle;-).

Ceci dit, ce serait peut-être bien de prévoir un plan plus organisé pour l'année prochaine, de comprendre un peu mieux le pourquoi de cette "apparition" et d'en expliquer calmement, sans médiatisation excessive les causes et les moyens de lutte, si lutte nécessaire il y a. Il paraît que le fameux Bacillus Thuringiensis (oui la bibiche sur laquelle j'ai fait mon mémoire d'ingénieur agro il y a plus de 20 ans, souvenir, souvenir) permet de lutter efficacement et en bio. Mais quid aussi de son prédateur naturel, ou se cache-t-il et pourquoi. Et surtout qu'on ne vienne pas nous empester avec des phéromones, j'aime pas trop. Bon je vous laisse, c'est fou ce que d'écrire sur ce sujet va finir par m'irriter, je me gratte déjà ;-)

chen4

chen5